‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 49 sur 218 · Le Temps · texte numérisé non relu

Le Temps

nous citerons dans un autre ordre d'idées PAtelier de M. Meissonier, par M. Parrot-Lecomte, qui a été considéré comme un excellent début. « Il est facile, dit M. Castagnary S de reconnaître à cette exécution même de qui M. Parrot-Lecomte.est élève... Tout est charmant dans le tableautin qu'il expose, le divan rayé, les études collées au mur ; seuls, peut-être, les casques et les cuirasses disposées sur une étagère dans le haut sont trop finis. ».

La vie mondaine se réfugie durant L'été sur les plages, au bord delà mer. C'est là surtout que les artistes vont puiser des sujets. D'année en année s'accroît au Salon le nombre des scènes, demi-maritimes, qui mêlent aux vagues brutales de l'Océan les grâces eflféminées et languissantes, les chatoiements des toilettes, les pâleurs aimables des visages 'fatigués de Paris. De tous les peintres de la « haute vie » M. Duez serait te premier de tous « s'il dessinait les têtes avec plus de soin », car il a « l'élégance naturelle et le goût des colorations délicates *». Son Accouchée a montrera un rare degré ces diverses qualités ; aussi a-t-élle réuni un grand nombre de suffrages. Habillée de blanc, étendue sur des oreillers blancs et couverte à demi, d'une fourrure blanche, la jeune femipe sourit d'un air mélancolique au nouveau-né que porte une nourrice. Dans cette superposition de mêmes nuances, le peintre a su trouver une gamme nouvelle, harmonieuse et parfaitement appropriée aux sentiments exprimés. Mais les figures et certaines parties du tableau sont sacrifiées au morceau principal, ce qui

Page 1