‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 52 sur 218 · Eug. Véron, dans VArt, n^ du 4 août, page · texte numérisé non relu

Eug. Véron, dans VArt, n^ du 4 août, page

LE SALON* — (ÏENRE. 135

de hardiesse et de franchise, est la vue d'une plaine où des travailleurs rustiques cultivent la betterave. « Je trouve, dit M. Paul Mantz, que l'auteur a noté avec énergie l'intensité que prennent,, dans là campagne, les figures en mouvement, que sa couleur a de la santé et de la force. »

Parmi quelques autres rustiques recommandables il faut citer M. Destrem, dont la Bénédiction de la Saint-Rock a paru d'une exécution a large et correcte * j), avec des détails bien disposés» M. Maquette a peint dans de grandes proportions une.Sdne au Pollet, terrible dispute entre deux marins, dans laquelle, en dépit de quelques brutalités de mauvais goût et des fautes de détails, on à trouvé l'indice « d'un tempérament énergique », de « l'entrain et la fougue d'une scène vue* ». Nous ne parlons pas des artistes, dont la réputation est depuis longtemps établie, et qui n'ont point donné, cette année, de note particulière de leur talent, comme M. Lhérmitte, qui a montré une scèn^r intéressante dans son Marché aux pommes, \A^ïi loin cependant de valoir son admirable desssin de la Halle aux poissons à Saint-Malo, ou comme M. Joseph Palizzi, dont la Pluie battante, avec ses trois âniers dont une ânière, a paru « la plus drôle et la plus trempée dés idylles »'».

Les scènes de la vie militaire n'étaient qu'en très petit nohibre au Salon, par suite de la mesure administrative qui avait exclu tout ce qui avait rapport à la guerre de 1870. C'est ailleurs qu'aux Champs-Elysées,

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