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TERRES CUITES

Groupe de trois femmes dansant en rond : Chypre.

Enfant grotesque : Rhodes.

Déesse assise sur un trône, très ancien style : Tanagre.

Déesse assise, archaïque : Tégée.

Démèter debout : Eleusis.

Femme portant une petite fille sur son épaule, beau style : Tégée.

Femme s* appuyant sur une petite fille : fiéotie.

Oiseau à tête humaine.

Plaque de terre avec tête archaïque en relief : Tanagre.

Perséphono portant le petit laccho?, style très fin.

Enfant assis sur une oie : Tanagre.

Deux Amours dans un char : Tanagre.

Acteur comique : Grèce.

Bacchante drapée.

Deux danseuses.

Tête voilée : Kittion.

Diverses têtes de Chypre.

Id. de TAsie Mineure*.

Vase en forme de pied chaussé.

Lampe à inscription.

Casque en terre cuite orné de figures en relief.

En outre, un très curieux et intéressant travail, pour la sculpture antique, a été exécuté dans la cour dite du Sphinx. C'est Passemblage de vingt-trois énormes blocs de marbre formant le piédestal de la belle statue de la Victoire, placée dans la salle des Cariatides, et qui représentent l'avant d'une galère antique sur lequel la Victoire est posée. En 1863, M. Champoiseau, consul de France, chargé d'une

mission archéologique dans l'Ile de Samothrace, y décou- Trit la statue de la Victoire, Pun des chefs-d'œuvre de la sculpture grecque, et Teuvoya à Paris. On laissa sur place des blocs de marbre gris, disjoints, dont on ne put reconnaître la destination. Ce ne fut que plus tard que le savant consul, d'accord avec M. Gonze et avec quelques archéologues autrichiens, s'avisa que ces blocs devaient avoir servi de piédestal à la statue. Il ne se trompait pas.

Étant retourné dernièrement en Orient, M. Ghampoiseau informa, par une lettre d'Andrinople (écrite le 24 juin 1879), M. Turquet de l'existence de ce piédestal, et proposa de l'envoyer au Louvre. Getle offre fut acceptée avec empressement, et on vota aussitôt un crédit de 2,000 francs, à l'aide duquel M. Ghampoiseau a pu, grâce à l'assistance d'un de nos vapeurs de guerre, le Laiouche-Tréville, mis à sa disposition par le ministre de la marine, descendre au bord de la mer, retrouver et embarquer les vingt-trois blocs pesant de mille à deux mille cinq cents kilogrammes. Ge piédestal est précieux à tous égards, car il nous offre l'unique spécimen de vaisseau de guerre (2/iO ans environ avant l'ère chrétienne) que l'antiquité nous ait légué.

Déparument de la sculpture moderne el des objets d'art de la Renaissance. — Nous citerons d'abord parmi les dons, pour la sculpture moderne : Falconet : Amour, statue en marbre léguée par M. Rougevin. En outre, Lafrance : Saint Jean, statue en marbre, et Achille, statue en marbre; — Pigalle : l'Amour el l^Amitié ; ce groupe, vendu autrefois à l'État avec la portion des terrains du Palais-Bourbon sur laquelle a été bâti l'hôtel des Affaires étrangères, est resté dans les jardins du ministère depuis ce temps. Il en a été retiré sur la proposition de M. Waddinglon. Malheureusement, il se trouve en assez mauvais état et a été mis au magasin. Les objets

de la Renaissance entrés au musée sont les suivants : médailles de bronze, données par M. Gustave Dreyfus (sujet allégorique et sacrifice romain) ; terres cuites émaiilées, de Palissy, trouvées au printemps de 1878 dans la cour des Tuileries, à peu de profondeur, dans les terrassements faits pour l'installation du ballon captif, à peu de distance de la grille du Carrousel et de l'aile du palais qui regarde la Seiue. Ces terres cuites, qui proviennent des fours dePalissy, comprennent : 1<> morceau entier, tel qu'il a été disposé pour la cuisson dans un four et pour prendre place dans la construction d'une grotte artistique. (Le n» d'ordre 374 est gravé en creux en dessous). La partie antérieure, qui devait être la seule apparente, est rustiquée ; les reliefs simulent des rogoons, et les couleurs d'émaux sont de gris bleuté, de jaunes orangés et de tons bistrés; —2° Fragment d'un pied humain ; — 3» Fragment d'un carquois émaillé jaune; — 4« Fragments divers d'anguilles, de coquilles moulées sur nature; revêtements, pavages émaillés, etc.

Département des anliquités égyptiennes. — Des fouilleurs arabes, en explorant la province de Fagoum, ont récemment mis la main sur des archives byzantines. Le Louvre a été assez heureux pour profiter en grande partie de cette trouvaille. Le musée égyptien a pu acquérir, au prix incroyable de bon marché de 9,000 francs, treize cents papyrus en écriture grecque, copte, arabe,pehlvi, dont quelques-uns fournissent des. données d'un intérêt tout à fait imprévu. Dans cette acquisition se trouvent comprises de précieuses antiquités, parmi lesquelles il faut signaler une palette de scribe portant les noms et titres royaux de Ramsès IL et une centaine de scarabées dont quelques-uns donnent des noms de rois non encore classés. Un autre achat du musée égyptien est un papyrus en écriture hiératique, de la fin de la

viDgtième dynastie, qui est ud recueil de formules magiques destinées à préserver le corps d'une morte.

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