BASSES-PYRÉNÉES
Pau. — La quinzième exposition annuelle de la Société 4esamis des arts de Pau a été ouverte le 3 février 1879. Elle ne comprenait pas moins de trois cent soixante numéros. Parmi les toiles qui ont le plus vivement attiré l'attention, il faut citer les Espagnols jouant aux cartes, la Gardeuse d'oies «t les deux portraits d'enfants exposés par un jeune peintre <les Basses-Pyrénées qui n'est pas un inconnu à Paris : M. L. Gapdevielle. Les Lilas blancs, de M^'*" Abbema, la Dame espagnole, de G. Colin, le Retour de l'abreuvoir, de Ch. Jacque, V Embarquement de chevaux à Honfleur, de Héreau, Avant la pluie, d'E. Yon, ont eu à Pau un très grand succès, partagé d'ailleurs par les œuvres de MM. Appian, Boudin, Defaux, Destrem, Français, Henner, Lapostolet, J.-P. Laurens, Lévy et Ribot.
Le musée de Pau, qui dispose d'une somme de 8,000 francs léguée par un amateur de la ville, a acquis les Espagnols, de M. Gapdevielle, une Tête d'étude, de Henner, le Légiste, de J.-P. Laurens, VIdylle, de E. Lévy. L'État lui a envoyé, d'autre part, le Chnst mort, de Perrault.
Pendant le courant de Tété, il y a eu une exposition après décès d'un artiste du pays, Victor Galos, paysagiste d'un certain talent, qui s'était consacré à la peinture des montagnes.