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Ce chapitre comprend tous les services de renseig:nement de Tart qui relèvent de la deuxième section du ministère de l'instruction publique, sauf le Conservatoire de musique et de déclamation, où se donne renseignement spécial de la musique et de la déclamation, les manufactures nationales que Ton a récemment dotées d*écoles de dessin et les musées nationaux, dont les précieuses collections sont utilisées dans une mesure, malheureusement très incomplète, au profit de Téducation artistique dans notre pays.
S ^"'- — * L'Académie de France à Rome.
L*Acadéraie de France à Rome figure on tète de ce chapitre. Cet établissement est toujours dans la situation où nous l'avons trouvé Tannée dernière. Il est régi et administré par un directeur nommé pour six ans par le chef . de l'État, sur la proposition du ministre des beaux-arts, qui fait choix du titulaire sur une liste de trois candidats dressée par l'Institut. C'est avec rinstitut et non pas avec l'administration que le directeur de Rome correspond pour tout ce qui touche aux travaux des pensionnaires et pour tout ce qui intéresse Tart et les études. Le ministre n'est consulté que lorsqu'il s'agit d'une question purement administrative.
M. le ministre des beaux-arts vous propose, conformément h une demande qui avait été adressée l'année dernière à votre commission du budget, par M. le vicomte Delaborde, secrétaire perpétuel de TAcadémie des beaux-arts, d'élever de 8,000 à lOyOOO fr. l'indemnité allouée à M. le directeur de France à Rome. Votre commission vous propose d'accorder cette augmentation, qui se justifie par la nécessité où M. le directeur de l'Académie de France se ti'ouve de recevoir les artistes français ou étrangers qui sont de passage à Rome.
Le total de ce paragraphe se trouve ainsi porté de 144,200 francs à 146;200 francs.
S 2. •— École nationale des beaux-arts.
Le crédit accordé h l'École nationale dos beaux-arts pour l'exercice 1879 éUit de 319,210 fr.
Le crédit qui vous est demandé pour l'exercice 1880 en faveur de la même école est de 333,210 fr.
La note préliminaire justifie ainsi Taugmentation demandée :
M Augmentation du traitement du commis à la bibliothèque, 200 fr.
« Cetteraugmentation, Justifiée par les anciens services de cet employé, à qui Taccroissement continu de la bibliothèque et du nombre de ses lecteurs impose chaque année un travail plus considérable, porterait son traitement de 2,300 francs à 2,500 francs.
« Augmentation du chauffage, 2,000 francs.
« La création du musée du moyen âge et de la Renaissance, et Touverture prochaine de plusieurs salles nouvelles du Musée des études rendent nécessaire cette augmentation, qui porterait à 19,000 fr. le crédit affecté au chauffage de Técole.
« Entretien et réparation des bâtiments, 9,000 fr.
« Le crédit de 9,000 fr. affecté Jusqu'ici à cet entretien et à ces réparations a été manifestement insuffisant, comme l'établissent les dépenses, qui, en 1876, se sont élevées à 17,925 fr., et, en 1877, à 16,669 fr. 55 c; l'augmentation demandée porterait à 18,000 fr. le fonds de cet article.
« Bibliothèque, 2,800 fr.
« La reliure, à elle seule, absorbe la presque totalité des 3,200 francs alloués à la bibliothèque, aux dépenses de laquelle il était subvenu précédemment chaque année, dans une large mesure par le crédit des souscriptions des beaux-arts. Le crédit ayant été réduit considérablement, et Tadministration des beaux-arts ne pouvant plus faire d^acquisitions spécialement destinées à TÉcoIe des beaux-arts, la somme de 2,800 fr., qui porterait à 6.000 fr. le budget de la bibliothèque, permettrait du moins d'acheter chaque année les suites des ouvrages non terminés et d'attribuer régulièi*ement une petite somme aux publications nouvelles. »
Votre commission vous propose : 1^ de retrancher une somme de 3,000 francs, reliquat du traitement alloué au précédent bibliothécaire et qui était de 6,000 francs, tandis que le traitement du bibliothécaire actuel n'est que de 3,000 francs.
2^ De ne pas accorder les 2,000 francs pour les frais de chauffage qui s'élèvent déjà à 17,000 fr.
3° De supprimer les 18,000 fr. qui constituent le crédit affecté à l'entretien et aux réparations de l'École des beaux-arts qui dépend des bâtiments civils. "
4*> De ne pas accepter les 2,800 fr. pour achat de livres, le crédit des souscriptions devant pourvoir la bibliothèque de l'École des beaux-arts, qui ne pourrait d'ailleurs souscrire à aucun ouvrage important avec une semblable somme.
Votre commission vous propose d'accorder les 200 fr. demandés pour
le traitement du commis à la bibliothèque, soit sur ce paragraphe une réduction de 22,800 fr.