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Chapitre xlvii. — Souscriptions aux ouvrages d^art

V Souscriptions aux ouvrages d*art 54,000 Ir.

Le gouvernement vous demande de ramener le crédit ouvert pour ce paragraphe, de 54,000 francs à 100,000 francs, chiffre qui était celui des budgets antérieurs à celui de 1878. La note préliminaire fait observer que sur les 54,000 francs portés pour Tannée 1878, une somme de 30,000 francs a été absorbée par la continuation de la souscription annuelle à des publications périodiques, tandis qu'une autre somme de 15,000 francs a été employée à faire face à des engagements antérieurs; que, par suite une somme de 9,000 francs seulement a pu être consacrée à des acquisitions nouvelles. La note ajoute que le même crédit de 54,000 francs, ouverl pour l'exercice 1879, ne laisse à la disposition du ministre qu'une somme minime et absolument insuffisante.

Il est très certain que le crédit de 54,000 francs est insuffisant pour encourager les ouvrages utiles aux bibliothèques et aux archives des établissements des beaux-arts. Mais votre Commission, frappée de l'abus i^ a été fait Jusqu'ici de ce crédit, en faveur de publications sans intérêt artistique et sans valeur typographique, D*a pas cru devoir rétablir le crédit de- 100,000 francs demandé par le gouvernement.

2* Publication des projets de restauration des monuments antiques de

la Grèce et de l'iulie 20,000 fr.

Même chiffre que pour 1879.

3* Publication de l'inventaire général des richesses d'art de la

France 16,000 fr.

Il n'est pas de publication plus utile que celle de l'inventaire génèFal des richesses d'art de la France.

Nous avons rappelé. Tannée dernière, dans quelles circonstances M. de Chennevières avait heureusement repris ce legs de la Convention. Nous avons constaté le zèle et Tactlvité avec lesquels M. Lafenestre, chef du bureiku de TEncouragement et secrétaire de la première commission de l'inventaire des richesses artistiques de la France, s'était acquitté de la tâche qui lui avait été confiée dans l'organisation de cet important service.

La Commission du budget de 1880, prenant à la publication de l'inventaire des richesses d'art de la France un intéi-èt non moins vif que la Commission du budget de 1879, demande à M. le ministre des beaux-arts de rechercher, si, au moyen de sacrifices consentis par les départements intéressés et sans imposer à l'État de nouvelles charges, il uq serait pas possible de porter la publication d'un à trois volumes par an, c'est-à-dire d'élever ses dépenses de 16,000 à 40,000 francs environ.

Dans un rapport*, adressé au sous-secrétaû*c d'État aux beaux-arts, par MM. de Laborde, Gruyer et Berger, rapport qui nous a été transmis à la dernière heure, ces honorables membi*es de la Commission de l'inventaire des richesses d'art de la France, demandent que l'on inscrive sans Caiire appel aux intéressés, une somme de 30,000 francs au budget de l'État pour la publication de l'inventaire et que l'on crée, conformément aux conclusions de la commission de réorganisation des services administratifs des beauxarts, un service spécial pour l'inventaire des richesses d'art de la France.

Votre Commission pense que la publication des projets de restauration des monuments antiques de la Grèce et de l'Italie, ne présentant pas le même caractère d'urgence que la publication de l'inventaire, il serait possible de retarder cette publication jusqu'à ce qu'on eût fait appel aux intéressés en Ikveur de l'inventaire.

Cette combinaison permettrait de ne pas chargef le budget d'une administration, qui appelle, surtout en matière d'enseignement, de nombreuses réformes, et, par suite, des inscriptions de crédits relativement considérables.

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