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CARTE HYPSOMÉTRIQUE DE L’INDO-CHINE

Ce premier essai de l’hypsométrie de l’Indo-Chine a été dressé sur les données les plus sérieuses.

Nous avons, en effet, mis à contribution tous les documents connus pour en relever les altitudes et établir les bases d’après lesquelles nous avons pu tracer les courbes qui figurent sur cette carte.

Les nombreux itinéraires si précis des membres de la Mission Pavie au Tonkin, on Annam, au Laos, dans le Luang-Prabang et le Tranh-Niuh, ont été relevés un y un. Les caries du Service géographique île l’Indo- Chine ont été compulsées. Tons les documents rapportés par les explorateurs, aussi bien en In do-Chine qu’au Yun-iïan et en Birmanie, ont été examinés avec soin.

four U^Siam, outre les différents itinéraires de voyageurs, nous avons utilisé la nouvelle carte du royaume de Sïam au 3 000 909% publiée sous la direction du géographe anglais J. Mac-Carthy,

Un grand nombre d’altitudes en Birmanie et au Yun-Nan oriental nous ont été fournies par la carte du capitaine de farmée anglaise C. H. P. Ryder* Nous avons employé également la belle carte de la Chine méridionale du commandant Frïquegnon, les cartes de la Mission Lyonnaise, eu Chine, les tracés au 100000 e du projet de chemin de fer de Lao-Kai à Yun-Nan-Sen, les itinéraires de M. Bons d’Anly, du prince d’Orléans et de M. Houx, et tous les documents anglais et siamois.

E. Giffauu.

AFRIQUE

SAHARA

L'événcmrnl, géographique qui domine dans le bilan des explorations sahariennes de l’an née 1902 est la pénétration, presque sans aucune difficulté, dos immenses solitudes du grand désert par les raids des lieutenants Cottenest et Guillo-Lohan. Ces deux expéditions, qui ont été entreprises pour châtier quelques bandes pillardes de Touareg, se sont faites presque sans bruit et avec la plus grande rapidité, grâce à l'organisation des compagnies sahariennes de méhanstes. Kl les nous ont révélé pour la première fois le massif du Ahaggar qui n'était guère indiqué sur les cartes que par renseignements.

Ce massif montagneux, tourmenté et raviné, est connu des indigènes sons le nom de Koudia; il est dominé par une série de pics aigus, dont le plus élevé, le mont Jlamane, atteint au moins 5000 mètres. Les 1700 kilomètres d'fitinéraîrb parcourus par le lieutenant Cottenest, et les 2160, couverts par le lieutenant Guillo-Lohan ont fait connaître les deux routes du Soudan qui longent, l'une à l'est, l'autre à l'ouest, les deux lianes du massif montagneux de la Koudia. La première n'offre que de maigres ressources, mais la seconde est excellente sous le rapport de la viabilité et des ressources en eau, boîs et pâturages; d’après les renseignements recueillis, elle se continue ainsi jusqu'à In Àzaoua,

Les villes touareg indiquées sur les partes comme des centres importants ne sont que de misérables hameaux de boue et l'ensemble du pays traversé est des plus pauvres. Quant aux Touareg, leur nombre a été co n si d éra b leu i e u t ex âgé ré.

Le massif du Mouydir a également été étudié en 1002 par le commandant Laperiine qui y a reconnu d’assez grandes ressources en eau, bois et pâturages. Depuis, te commandant Laperriné a également poussé un raid d'Jn Salah à Jn Zizé avec retour par Akabli,

En attendant la publication des documents cartographiques recueillis par ces différentes missions, nous donnons ci-contre, un croquis approximatif des routes qu'elles ont suivies.

MAROC

Au Maroc, il faut signaler le IroisîènSjfe voyage exécuté dans ces régions par M. Edmond Doutté, de Mogador à Mazagan par Marrakech, Dcmàal et fiuerrando, i\ous donnons un petit croquis des routes suivies par oc voyageur en 1901 et 1902, ainsi qu’une réduction des itinéraires levés par M. de Segonzac pendant les beaux voyages qu'il a exécutés, en 1901, dans le Rif et le massif montagneux central et, en 1899, dans la région du Sous (voir Année cariog ., lasc. I l et 12 ).

Dans la région soudanaise, deux missions hydrographiques, la première sous les ordres du lieutenant de vaisseau Mszeran, l'autre sous ceux du lieutenant de vaisseau Leblerce, ont été envoyées, en 1902, pour étudier les moyens d'améliorer la navigabilité des fleuves Sénégal et Alger.

A ers la fin de 1902, les travaux pour la délimitation des Guinées française et portugaise, qui avaient été interrompus en 1900 par suite de la fièvre jaune, ont été repris sur le terrain par la commission mixte dirigée, pour la France, par M. le I) r Maclaud, <311 i succédait au capitaine Payn, et, pour le Portugal, par le lieu tenant de vaisseau Muzanty. Os se sont terminés, en mai 1905, après l'établissement d'une, carte de la région frontière au l/Ifl’OOOO*.

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