DE MM. DE MAK5AY E T DE LAS CASES I
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les cartes de la Perse parues avant ou même depuis leur publication.
Le Journal delà Société de Géographie de Londres a lait paraître en 1892, une carte intitulée Perse t Afghanistan ti Baloutchistan* Dressée par \V, S. Turner sous la direction de lord G, Curzon, elle résumait tout ce qui avait été publié eu l'ait de documents cartographiques sur cette partie de l’Asie, y compris les cartes du Dépôt de la guerre russe qui ont servi de base au schéma de AL Stahl dont il a été question ci-dessus.
En examinant les deux cartes carreau par carreau, nous remarquons tout d'abord que certaines villes se trouvent sur la carte de AL Stahl plus à l'Ouest que sur celle de tordEurzon ; citons Tahriz, Ardabil, Maragha, Aliané, Ramadan* D'autres, plus à l'Est: Yezd, Kirman, etc*
Au point de vue hydrographique les divergences, en ce qui concerne le tracé des cours d r eau fort rares et pou importants dans celte région, ne dépassent pas les différences tout a lait naturelles entre deux caries d'un pays peu connu. Les plus dissemblantes sont ics tonnes dTm lac d'une grande étendue, le lac de Saveh qui s'est formé eu 1885, grâce au déplacement du cours du Kara-Tdiaï, ou rivière de Saveh, lequel s’est dé vers é dans une dépression marécageuse, Je Uaouzi-SouJLm Kévir, et l’a ira nsformée en lac d'eau salée* D'âjpreS les observations barométriques de Al. Stahl laites en 1894, TaUilude du Jlaoiizi-Soultàn Kévir est de 750 ni. au-dessuè du niveau de la mer, celle de Téhéran élant de 1152 métrés. Avant 1883 la dépression marécageuse en question était traversée par une route de poste, abandonnée depuis*
Nous avons appris l’existence de ce nouveau lac en 1888 par une note parue dans les Prucecditiys de ta Société de . Géographie de Lojidreê K Lotie note était une traduction faite par le général a. lloulum-Schindler d’un article du Ehah de Perse lui-même, inséré dans la Gazelle persane
l'Iran. La carte qui accompagne la version anglaise donne au ïlaouzî- Soullau kévir une forme tout à fait dïJlérènte de celle que lui prèle M, Stahl* Dans la carte anglaise Je lac se dirige duN*-N*-E au S.-S.-ü ; M. Siahl aucohtraire le représente corn me s'étendant de TE* à HL, sur une longueur d'environ 40 kilometresavec environ 1U kilomètres de largeur*
Ce qui distingue surtout les cartes de Al* Stahl c'est le figuré du terrain bien supérieur à celui des autres caries de Perse, mais là évidemment une partie de la valeur revient au dessinaleurde l'Institut Géographique de Gotha qui a su donner une bonne représentation d'uii pays en somme mal levé.
Les cartes qui ont paru en itMH sont les seules qui n'aient pas été utilisées par nous lors de la rédaction de notre carte de la Perse de l'Atlas- Universel. En les reproduisant dans VAnnée Cartographique nous fivans profité de l’occasion pour donner, à l’échelle des caries d'Asie de notre atlas, ia réduction de tout le travail de Al. Stahl*
Pour la région située au S.-O. des itinéraires de AL Stahl* entre Sa ldi et Souilanabad, nous avons utilisé une carte parue dans les Miiteitungen de 1905 et accompagnant le récit d'un voyage effectué en 1003 par AL T. Strauss *, habitant de Soulianabad en Perse* Ne pouvant pas retenir chez lui par la route ordinaire, à cause du choléra qui sévissait k Kermanchahan, AL Strauss a fait un voyage contourné à travers le Louristan peu connu. Il n’a pas fait de levés et la carte allemande qui porte ses itinéraires a du être dressée d’après des sources autres que les observa lions du* voyageur. Dans notre carte, ces itinéraires sont indiqués par un pointillé qui les distingue des itinéraires de AI, Stahl indiqués en trait plein*
ITINERAIRES DE MIVL DE MARSAY ET DE LAS-CASES DANS LA CHINE OCCIDENTALE
La première partie du voyage va de Yun-Nan-Senà Jloui-Li-TchéouL La route que les explorateurs ont parcourue suit le méridien de ïnn Nan- Seu, jusqu'à la rive droite du kin-Uha-Kiaiig* puis s'infléchit vers Je N.-U. La plus grande abiiude observée est de 2(KJU mètres, l’altitude moyenne étant d'environ iiüUD métrés* Le Pou-Tou-Ho, ou déversoir du lac de Uni-Nun-Scn, coule dans un ravin profond et encaissé, à l'altitude de 1700 mètres* Le fil du Kiu-Cha-Kiang que les explorateurs ont traversé un peu en amont de son confluent avec le Pou-Ton-ko n'est qu'à 12(19 mètres* Ses rives sonL extrêmement escarpées et s'élèvent à plus de IhOO mètres au-dessus du niveau des eaux; elles sont tellement encaissées qu'il n exisle de chemin côtier ni d’un côté ni de L'autre du fleuve.
La seconde partie du voyage avait pour but de reconnaître la boude du \ ang-Tsé-Ki a ng signalée pour la première Ibis par Bonin et reconnue depuis par le capitaine Ryder et AL Lourtellemont (voy. Année cartographique f HJI>3). Les explorateurs n'ont touché qu'au sommet de la boude de bondi, mais ils ont reconnu les deux extrémités de la boucle du AV Long-Ho, affluent gauche du Ïang-Tsé-Kiaugi AL de Marsay, qui fait accompagner sa carte d'une petite notice, dit avec raison que le tracé qu'il <loune du Ya-Long et de ses affluents dilibre sensiblement de celui qu’on leur donne sur les cartes actuelles, dressées seulement par renseignements et fort inexactes.