ASIE CENTRALE
/O^mrM
ttdfÿ4 ÆslÔcjf
Eckelle
.,- Mt + 00 H].
Kouhc
’ouloGondore
E.Glfïàult
Dresse P 1
La visite des humbles bagages des bouddhistes mongols n’a évidemment pas éveillé la méfiance des soldats cl 1*appareil photographique de M. Tsybikolf est resté inaperçu.
Après quatre journées de marche, les pèlerins arrivent au couvent de Nam- Tchou, au nord-est du Tengri-Nor. Là, un des compagnons de voyage a cru devoir informer les autorités tibétaines que parmi les Mongols se trouvaient quelques Bouriates. L’entrée du Tibet n’étant pas interdite aux Bouriates, tout s’est arrangé, grâce à un petit cadeau en argent qui a ouvert à Tsybikoff les portes* de la capitale.
Quelques jours après, ta caravane passe an pied du mont Sarntan- Kansar 1 , traverse le col de Tchog-La et la vallée de Dam, habitée par des Mongols ayant quitté leur pays au xvu* siècle. De là, la route monte au col de Lani-La (« double coi ») et s'engage dans un défilé où Ton trouve les premiers habitants sédentaires du Tibet central. On y trouve déjà une certaine culture et sur le Pondo-Tchou (tchou, en tibétain, veut dire rivière) que Ton a à traverser, ou rencontre le premier pont tibétain en venant du nord. Sur la rive droite île la rivière, profonde et rapide, se trouve un château fort, le Pondo-Tson (est-ce le lieu-dit appelé Phondu sur la carte déjà citée de la Société de (Géographie de Londres?), A quelques kilomètres au sud, les voyageurs s’engagent dans le Tchag-La (n la » veut dire col), qui, sur la carte qui nous guide, s’appelle Chak-Pass (le lecteur ne doit pas oublier que la carte en question est rédigée en anglais et que par conséquent Chah se prononce Tchak), Passé le col, on arrive au village populeux de Penbou situé sur la rivière du même nom. De là, ou peut se rendre à Lhassa soit par une route plus longue, mais aussi plus facile en suivant le Penbou jusqu'à son cou Huent avec rOui-Tchou et ensuite la rive droite de ce dernier, soit en montant au Go-La dont le sommet n’est qu’à 15 kilomètres de la capitale fin Tibet, l’entrée dos pèlerins à Lhassa ent lieu le 15 août 1000.
Go n’est pas la place ici de donner une description du Tibet d’après le récit de M. Tsybikolf. Complétons seulement l’itinérafrê que nous venons d’indiquer par rénumération des principaux lieux habités visiLés par le voyageur. C’est tout d’abord Lhassa, située sur fUiü-Tchou (ou Ri-Tchou), bord ce au Nord par de majestueuses montagnes. Vue du haut de ces montagnes, la ville, en été, paraît noyée dans la verdure des jardins environnants ; les loits dorés des principaux temples et les murs blancs de nombreuses maisons à plusieurs étages produisent une impression imposante qui disparaît quand on s’engage dans les rues tortueuses et sordides de la capitale.
Une autre ville importante, visitée par Tsybikolf, est Ghigatsé avec le couvent de Tachil-gounba. Mentionnons aussi tes villes de Tchaug-Tsc, Sam-Y aï et Tsétan que nous ne pouvons pas identifier,
Tsybikolf est resté à Lhassa jusqu’au 35 septembre 1901, soit pendant plus d’un an. Il ne nous reste qu’à regretter qu'un si important voyage ne donne rien au point de vue cartographique. Espérons pourtant, que les 319 gros volumes rapportés par le voyageur et consacrés aux études de philosophie, d’astronomie, crhîstoire, de géographie, etc., pourront un jour, lorsqu’ils seront examinés par des spécialistes, jeter aussi un jour sur la structure du pays dont l’étude directe est interdite aux Européens,
Mentionnons aussi qu’un bouddhiste japonais a, à la même époque, visité Lhassa et qu'il se propose de publier Je récit de son voyage en japonais et en anglais.
VOYAGE DU D r A. STElN AU TURKESTAN ORIENTAL
Accompagné d’un topographe indigène fourni par le Bureau topographique de l’Inde, le D r Stem s’est rendu de Kachmir à Kaehgar eu passant par Ghïlghit et Hauza dans ïe Pamir. De Kaehgar il est. allé, par une roule bien connue, à Yarkend, à Khotan, à Keria et à Polou. Le résultat le plus important de ce voyage consiste en ce que le D r Stein, ou plutôt le topographe qui raccompagnait, a pu relier Khotan à la triangulation de l’Inde, ce qui permettra de fixer avec certitude les coordonnées géographiques de cette ville.
Ayant visité tes ruines découvertes par le ï) r Svcn lied in lors de son
1 fcimden Knnsa-Peak de la carie du Tibet publiée en 1S94 par la Société de Géographie de Londres.
avant-dernier voyage, ïe Stein a pu se convaincre de la précision des levés cxéciiLës dans cette partie de l’Asie par l’explorateur dont nous avons parlé au début de cette notice. ÿ
VOYAGE DU D r K. FUTTERER AU TIBET NQRD-QRÎENTAL
Un grand nombre d’explorateurs, Prjevaîsky, Roborovsky, Loczy, Sveh Hedin, Rockhill, Obroutchelï, Potanine, Grenard et tant d’autres avaient visité ïe Koukou Nor et les régions avoisinant cette vaste nappe d’eau; mais, comme chacun n’a fait des levés que Je long de son itinéraire, il reste encore beaucoup à faire pour que l’on puisse cartographier délinitivement celle contrée attenant à la Chine, à la Mongolie et au Tibet.
Les levés de M. Futterer qui viennent d’être publiés dans le Supplément n° 145 aux MiUeilungen de Petermann complètent dans une très large mesure nos connaissances géographiques d’une bande de terrain qui va des bords méridionaux du Koukou-Nor à la ville chinoise de Mîn- Tchéou. Une liste de près de 300 altitudes déterminées par l’explorateur complète le tracé.
Nous comptons revenir ïà-dessus dans le prochain numéro île l’Année Cartographique,