CCCLX] 25 DÉCEMBRE
Ced a été fait par TÉternel, et a été one chose merveilleuse devant nos yeux. C'est ici la journée que rÉteruet a faite; égayons-oous, et nous réjouissons en elie. (Ps. cxviii, 23, 24.)
L'union de Dieu avec la nature humaine, c'est-à-dire deux natures en une seule personne, est un mystère devant lequel la raison s'incline, mais recevez-le, et vous le comprendrez. Voilà TÉternel, Tlnfini, devenu un enfant du temps et de l'espace ! L'Invisible s'est fait visible pour que nous le voyions de nos yeux, que nous le contemplions et que nos mains le touchent. Le Roi dts rois, le Seigneur, des seigneurs est devenu notre frère et le compagnon de nos langueurs! Celui qui nourrit toutes les créatures a été nourri lui-même par une mère mortelle I Le Consolateur de tous les affligés a passé par les pleurs et les souffrances de Tenfance, s*associant à toutes nos misères ! Le Dieu Fort et terrible, dont la voix brise les cèdres et fait trembler le désert, a bégayé et tremblé lui-même sur le sein d'une vierge ! U Auteur de la vie, de la respiration et de Vétre, a emprunté lui-même une existence mortelle, pour être capable d^expirer sur une croix! Oui, ceci a été fait par TÊtemel, et c'est une chose merveilleuse devant nos yeux. C'est ici la journée de V Éternel, Cette incarnation du Dieu vivant n'est point un rêve, ce n'est point une vision, c'est une réalité, un événement historique! Et parce que le Sauveur appartenait à deux mondes, il a pu aussi réconcilier deux mondes. Christ, l'Homme- Dîeu, a rétabli dans sa double nature le lien qui unissait la créature et Je Créateur, et qy^MiMSi ^S^A. ^^s«v^nv,
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OHU; iv^m^Dce si petite, c'est Jés43&-Cbrist dans la crèr;he, Jéïo^hrist dans l'histoire de l*Église, Jésus- Christ DdisàdiU daDs les âmes, lotis h reammaitrez à €ecif avait dit l'ange aux bergers de Bethléem, cesi que vimn trouverez le petit enfant emmaillolé H couché doM une crèche, IJ Admirable, le Cwiseiller, le Dieu Fort, le PuiêHanl, le P^re de VéUrnité, le Prince de la paix Mi dam c<îtU; CVÎîcYie; ee \\^ç\^viv^w ^Ta\\>. dtmou-
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tarde^ mais lé royaume des eieum est dans ce grain ; laissez grandir cet enfant, et il n*y aura point de fin à V accroissement de l'empire et de la prospérité de son trône. Ouvrons les annales du monde et celles de TËglise, nous les trouverons remplies du développement de la naissance du Sauveur à travers les siècles subséquents. Jésus-Christ et son Église ne font qu'un. Le grain de moutarde j après que Dieu Vajelédans la terre, ne demeure point seul; il est destiné à porter beaucoup de fruit, du fimt qui soit permanent. Les empires du monde s'écroulent, et la pierre quecetix qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la principale de Vmigle, Les âmes inquiètes arrivent, le passereau va trouver sa maison, et Vhirondelle son nid; l'Église du Seigneur a pour devise : Venez à moi, vous tous qui êtes travaillés et chargés, et je vous soulagerai. Bien des orages grondent autour de l'arbre qui est sorti du grain de moutarde, mais que les rois de la terre s'assemblent et que les princes consultent ensemble contre V Éternel et son Oint, ils ne feront qu'avancer le temps où toute la terre sera concerte de la connaissance du Seigneur, et où il n'y aura qu'un berger et qu'un troupeau* Mais le développement figuré par le grain de moutarde a aussi un côté intérieur. Le Jésus-Christ de la crèche, le Jésus- Christ de l'histoire de l'Église, est aussi le Jésus-Christ qui veut naître dans notre &me. Je suis en eux, disait-il en parlant des siens; ce n'est plus moi qui vis, dit saint Paul, c'est Christ qui vit en moi. La Parole se fait de nouveau chair, quand elle enfante une vie nouvelle. Connaître Jésus-Christ, c'est naître de nouveau et prendre racine dans Je terrain de b îo\. Ç^^wvà \.^\Vi vîftft
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inpéravce., la justice et la piété, il faul être un vase de
f^h t \ i itu^ii'wiw il wwfc VrdU«\t>T\sN».>cysycL <i'^^clu II est
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triste de voir, non pas des gens du monde» mais tant de chrétiens qui n'avancent point dans la grâce, parce qu'ils renoncent aux secours de l'Esprit. On rencontre de ces chrétiens mous, usés, sans énergie pour» le combat, sans croissance spirilaelle. Ils continuent leurs cultes de famille, leurs pratiques religieuses, mais leur ime indolente n'a pas même le désir de sortir de ses langueurs. C'est qu'ils n'ôtent pas le tietix letain^ et leur itifidélité est cause que la grâce ne leur est pas saitUaire. Aux fruits^ on reconnail Varbre. La connaissance du Seigneur donne une vie qui contraste avec le siècle présent. Elle donne à l'âme une lemp^anee qui la rend toujours maîtresse d'elle-môme et qui donne à la vie une seule et même couleur. Elle met en possession d'une yu^(tce qui est plus grande que celle des scribes et desphartéiens, et qui transforme le croyant^ de gloire «n gloire^ en l'hnage du Seigneur ; elte produit enfin «ne piété qui, partout et toujours, est la soif du Dieu vivant et Voffrande de notre corps en sacrifice vivant, saint et agréable. La grftce de Dieu est toujours active. Quel usage en faisons-nous? Donnons-lui tout pouvoir sur nous, et nous serons pleins de Dieu pour nousmêmes et une grâce salutaire pour les autres,
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Et comme l'époux lardait à venir, elles s'assoupirent toutes et s'ea- * dormirent. (Mallh. xxv, 5.)
Toutes, sages et folles, s* endormirent, il y a donc un assoupissement qui peut gagner les Âmes converties, comme celles dont la conversion n'e&l <\M'w^^^^^\Vfe.
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el JémS'Chrùt crucifié; il ne veut pas deux intérêts saprômes^ il n'en veut qu'uo ; U veut une âme libre, il ne' veut p^§*une Ame liée ; les plus belles choses &e Im sont que des ordures^ si elles détournent de Christ, ne fût-ce que de la largeur d*un cheveu. Nous sommes bien vite captifs» si nous ne veillons; mais le Saint- Esprit est fidèle, laissons -nous remettre sur le vrai fondement; faisons-nous une règle de ne pas perdre notre indépendance, et donnons à Christ assez d'importance pour que le monde nous taxe d'exclusisme. Le salaire de cet exclusisme-là est la pureté de la vie et la plénitude des biens spirituels.
Ainsi a dit rÉternel : Dispose de la maison, car tu vas mourir et lu ne vivras plus. (Esaïe xxxviii, 1.)
Il est si banal d'entendre dire qu'il faut mourir, que celle pensée ne nous touche plus. On sait par cœur qu'on est poudre et qu'on retournera en poudre ; on suit un enterrement comme si l'on allait à une foire ; mais que la morts'approche de nous personnellement, ce sera du neuf, du terrible. Avez-vous pensé à cette décomposition des forces vitales, à cette agonie qui cache tant de choses qu'on n'a plus la possibilité de manifester, à ces souvenirs sans nombre, qui tout à coup revivent et accusent, à ce moment mystérieux où l'âme se sépare du corps el où vient enfin le formidable réveil vers lequel se précipite toute la vie? En faisant vos comptes de décembro , n'oubliez pas votre grand compte , disposez de vofre maison en vue àa \a twcvtv.^ %\w^\i Q,^\ue de votre
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caisse. Avez-vous du positif, sî vous deviez mourir celte nuitî Votre salut a été largement payé, mais il faut avoir votre quittance en main. Christ est-il eh vous comme l'espérance de la gloire? Êtes-vous converti jusqu'à la moelle des os, et êtes-vous au clair sur le pardon de vos péchés? Il est facile et difficile d'être sauvé, selon qu*on se donne ou qu'on ne se donne pas à Christ. Estil à vous et êtes-vous à lui? Il faut l'un et l'autre ; hors de Christ point de salut, mais Christ ne peut point vous sauver sans vous. Voyez cette année et toutes celles qui précèdent; mille choses feront parler votre conscience, et ces misères amoncelées vous crient : Fais ta paix avec Dieu, dispose de ta maison. Donnez-vous tel quel à ce Sauveur qui ne veut que vos péchés. Quand il aura votre misère, il aura aussi votre âme, et si votre âme est au Seigneur, la mort qui vous attend est vaincue. Sur la croix, tous vos ennemis sont tués; disposez votre âme sous la croix, et votre mort sera douce et votre salut assuré. Cherchez le Seigneur pendant qu'il se trouve; invoquez-le pendant qu'il est près ; tout vous sera donné quand vous vous serez donnée vous-même ; un homme qui se voit perdu est aussi un homme qui se voit sauvé.
Celui qui rend témoignage de ces choses, dit : Oui, je viens bientôt. Amen F Gai, Seignear Jésus, viens I (Âpoc. xxii, 90).
Le Seigneur rend témoignage à ses révélatioiis. Les temps sont à lui, et c'est lui qui est dans les temps. La vie n'est pas autre chose que le Seigneur qui arrive, et les années qui se précipitent ne sont que ses messagers.
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1^s ycut qui sont fermés ne voient ni l'aurore oi le plein jour, et une Ame qui pe connaît point ses besoins, ne peut avoir celui qoi dit : Ouif je nien$ bienlôL L'épouse de Christ, quand elle voit des tméest lèt$ k tête comme ters la délivrance qui approché. Que sont les temps, que sont les siècles, quand on se lance.à la rencontre de Celui qui est amour? Les ehoees vieMeê ne sont que pour un peu de iemps^ mais les inwibles .^ont étemelles. Et le problème de la vie est de changer ^ les choses invisibles en choses visibles, et les ténèbres du Seigneur en lumière. Cela est possible, œk est facile, si T&me croit à ce témoignage i Oui, je vieM bientôt. Àmen. II y a un Âmen dans le monde de la gloire ; il y a aussi un Amen dans une pauvre Âme qui pleure. Elle attend avec confiance ; Celui qui a fait les promesses est fidèle. Les fleuves vont à la mer, ei lamer n'en est point remplie; mais allons à la rencontre de Christ, et nous ne serons point confondus. Il a pourvu h tout, et toutes les promesses de Dieu sont oui en lui et amen en lui. Faisons route avec sa Parole, et VEs* prit qui nous soulage dans nos faiblesses fera naître en nous cet inexprimable soupir : Oui, Seigneur Jésus, viens! Le monde dit : Non; mais l'âme ne vit pas de négations ; quand on sent qu'on n'a rien et qu'on peut tout avoir gratuitement, on ne dit plus : Non ; on dit : Owt, Seigneur Jésus, viens! Les deux amen alors se rencontrent, et la Parole sainte et le cœur sont en possession du môme témoignage. On peut finir avec joie une année et une vie, quand on a un bien réel et que ce bien est le Dieu trois fois Saint. Chaque nouveau combat ejsl un pfts vers la victoire finale. Le tout est de
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tenir ferme ce qu*on a, car ce n'est pas à nous à vaincre! nous n'avons qu'à saisir le vainqueur. Meurtri, on se relève; séparé de tout ^cours visible; on a une espérance qui ne confond point. Celui ^irend témoignage de ces choses dit : Ouiy je viens bientôL L'afBigé du Seigneur répond par TEsprit : Oui, viens bientéi, et c'est ainsi que km deux églises/l'tme du sein de la gloire et l'autre du milieu du combat, partageant le 'mfime désir et la môme espérance, l'expriment toutes deux par le même : Amen.