‹ L'année Chrétienne; ou, Une parole sainte; méditée pour chaque jourChapitre 26 sur 28 · CCCXXXV] 30 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

CCCXXXV] 30 NOVEMBRE

la solitude. Un cœur bien labouré est plus capable qu'un autre dç voir de nouveau le Seigneur et de grandir dans sa connaissance. Ce qui nous fait perdre le bénéfice de nos tristesses, c'est le tourbillon de nos pensées diverses, Thorreur profonde de la souffrance et le désir impétueux de sortir d'une Visitation avant d'y être véritablement entré. On entre dans les tristesses de Christ quand on les reçoit comme des messages et qu'on ne craint point de les laisser agir. Accueillies de cette manière, elles ont sur nous l'action du feu qui épure et qui dégage l'argent de son écume. La délivrance nous est assurée d'avance, ce n'est pas elle qui nous manquera, mais la vraie délivrance est le profit qui vient de la souffrance. C'est la force sanctifiante dont le Seigneur veut revêtir notre nouvel homme, pour que la joie qui nous attend ne nous soit plus ravie. Pour bien souffrir, il faut souffrir près du Seigneur et pour lui. Quand sa lumière rayonnera dans nos ténèbres, nous aurons la lumière de la vie. Plus forte que nos tristesses , elle nous donnera, avant la délivrance même, une joie que personne ne pourra nous ravir.

Rerétez-yoas, comme les élas de Dieu, ses saints et ses bien-aimés, . des eotrailles de miséricorde, de bonté, d!humilité, de douceur, de patience. (Col. m, 12.)

Dieu demande plus que des œuvres de miséricorde^ de bontés d'ftumtK/^ ou de quelque vertu que ce soit; il veut que nous nous revêtions de ces vertus, c'est-àdire que nous en ayons la disposition habituelle . Ce ^<^w^ de» tendances que Dieu demande, car âie^i X^TÀSiXi^^'s»

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viennent les actes. C'est dans notre propre intérêt qae Dieu veut nous élever ainsi. Quand nous ne pensons qu'à produire des œuvres , nous pouvons, à force de fatigues et de mortifications, en faire quelques-unes; mais quand nous sommes revétMS d'une nouvelle nature, les fruits viennent aussi naturellement qu'ils mûrissent tous ensemble sur l'arbre. Pour fructifier ainsi, ne commençons ni par des exercices de miséricorde^ ni par des essais de bontés d'humilité ou de quelque antre vertu , prise au choix. Allons h la racine de la vie, et revétons-notM du Seigneur Jésus-Chriit, Sacrifions au Sauveur notre vieil homme ou la recherche de nousmêmes, eiSiyecV affection nouvelle que nous recevrons, nous recevrons aussi le principe de la miséricorde et de tout le cortège des vertus divines. Quand les prémices sont saintes^ la masse Vest aussi; quumd la racine est sainte, les branches le sont aussi. Une conversion sincère délivre de l'esprit de contrainte. Les fruits qu'on porte alors ne sont plus des raisins cueillis sur les épinés, ni des figues cueillies sur des chardons. Les élm de Dieu, ses saints et ses biens-aimés sont tous ceux qui se sont revêtue après s'être dépouillés. Ils ont commencé par une réforme du cœur, et le dépouillement d'euxmêmes les a rendus capables d'entrer dans les dispositions du nouvel homme ; il ne s'agit que de fuir la corruption qui règne dans le monde par la convoitise. Notre salut est un acte accompli sur la croix de Christ; toutes choses sont à nous, du moment où nous rompons avec nous-mêmes. Lorsque V esprit de vie qui est en Jésus-Christ, notre Seigneur, nous est donné, nous recevoûs aussi les frvxils dç^ Y^-sçtSx ^\. \s^ ^^vêtement

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4 [CCCXXXn} 1 DÉCEMBRE. 407

'i dune nouyelle conduite. Tout est difficile et tout est ^4 facile, selon qu'on se dérobe ou qu'on se livre à Celui

pi nous a aimés et qui s* est donné lui-même pour

nous.

Mon peuple connattra mon nom : Il connaîtra, en ce jour-là, que c'est moi qui aurai dit : Me voici. (Ésaie ui, 6.)

Qu'est-ce que connaître Dieu? Quand pouvons-nous dire que nous connaissons son nom ? Il ne suffit pas d'avoir des idées justes pour avoir cette connaissance, car les notions les plus exactes peuvent laisser le cœur pauvre et stérile. Connaître Dieu ou avoir la connaissance du nom de Dieu, c'est avoir reçu la vie qui sort du sanctuaire de Dieu. Le nom de Dieu est la plénitude de Dieu, c'est cette divine puissance qui nous donne tout ee qui regarde la vie et la piété, La connaissance de la Parole sainte est l'expérience de celle promesse-ci : Cest moi qui aurai dit : Me voici. Nos vrais jours de lumière sont ceux où Dieu s'approche personnellement de notre âme, où nous pouvons le recevoir par la foi, où il y a correspondance intime et vivante entre nous et lui, et où la Parole que nous lisons devient une respiration de vie, soufflée dans nos narines, 'Ç'^^^fâwi^

40S 2 DÉCEHBEE. [cCCUXTII]

que Dieu lui-même ne peut nous dire : Me voici. A ce témoignage se rattachent aussi toutes les grâces de Dieu, car si Dieu arrive, il n'arrive point les mains vides, il se révèle à nous comme l'abondance des biens. Od n'est heureux sur la terre que dans les moments où Dieu dit : Me uotct, et où nous avons conscience qu'il est notre Dieu et notre Pire en Jésus-Christ. Le monde dit aussi : Me voici ; le péché sans qu'on l'appelle , dit aussi : Me voici ; mais la force du peuple de Dieu cousiste en ceci : c'est que le monde et le péché sontvaincus par la croix de Christ. Nous vivons de cette faveur, et plus Dieu nous la rappelle, plus la gr&ce de Dieu nous devient précieuse, fortifiante, et comme une souree d*eau vive qui jaillit jusqu'en vie éternelle.

Tout ce qni est dans le monde, savoir, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie, ne vient point duPèrC) mais vient du monde, (i Jean ii, 16.)

La mondanité agit sur nous par trois convoitises. Par celle de la chair d'abord, qui nous place entre un devoir et la satisfaction d'une passion, ou entre une souffrance et un besoin légitime. L'homme grossièrement charnel est dans le premier cas; le pauvre qui a faim, le chrétien qui est devant un sacrifice est dans l'autre cas. La convoitise des yeux est la tentation qui nous vient par les yeux, telle que la vanité, l'amour du faste, du luxe, l'avarice, l'envie et d'autres désirs; ce sont les choses du dehors qui excitent cette convoitise. La troisième enfin, qui est Y orgueil de la vie , n'a rien de commun avec les devxx iptfeç.^di^vv\fô^. Çl^'sxV^^^^^^vxe

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d'usurper la gloire de Dieu au profit de notre élévation personnelle. On peut triompher des deux premières convoitises, car elles n'agissent pas sur tous les hommes avec une force égale ; mais la racine de l'orgueil est partout, et plus une convoitise se spiritualise, plus elle devientdangereuse. La chute n'est entrée dans le monde que par l'introduction de la convoitise. La femme vit qw le fruit de V arbre était bon à manger — c'est la convoitise de la chair ; qu'il était agréable à la vue — c'est la convoitise des yeux ; qu'il donnait la science et rendait égal à Dieu — c'est V orgueil de la vie. Ces trois états d'âme ne viennent point du Père, ils viennent du monde, c'est-à-dire de l'inimitié contre Difeu. Quand l'Écriture dit : N'aimez point le monde, c'est comme si elle disait : N'aimez point vos convoitises. Pour arriver à la connaissance de nous-mêmes, il faut commencer par l'étude de nos convoitises. Quand nous les aurons discernées vivantes et agissant en nous comme un feu qui consume, nous apprendrons à prier, à soupirer après une délivrance, et Jésus-Christ, qui a résisté aux séductions du mal, pourra devenir notre justice et notre force dans l'œuvre de la conversion.

Cela ne vient point de vous, c'est un don de Dieo. (Éphés. n, 8.)

L'Évangile fait tout pour nous détacher de nousmêmes; et dans la vie chrétienne. Dieu nous conduit d'humiliation en humiliation, poumons découvrir notre néant et notre impuissance spirituelle. Le cœur déchu est séparé de la vie, nos efforts mêmes nous ioxiX s^^î&t ^^ns?^

410 S BÉcsMBRS. [cccxxxvm]

incapacité. La seule grandeur qui nous reste, c'est la codscience d e notre misère à la vue des débris qui attestent noire divine origine etqui nousfaitsoupirer après la possession d'une grâce qui est indépendante de nous, puisqu'elle est tin don de Dieu. Suivons avec attention les mouvements de la grâce, et quelque chose que nous fassions, à quelque progrès que nous arrivions, il nous sera toujours plus évident que cela ne vient point de nous ^ ([Vê cest un don de Dieu- Mais c'est à notre heure dernière surtout que nous verrons la grâce dans toute son étendue. L'anéantissement de nos forces sera aussi l'anéantissement de notre orgueil ; l'étalage de nos œuvres sera l'étalage de notre misère; tout nous échappera; notre bien ne sera plus notre bien, et si nous avons de la peine à croire aujourd'hui que cela ne vient point de nouSf que c'est un don de DieUy nous le croirons alors, et pleinement. Mais ce qui fait notre pauvreté fait aussi notre richesse. Le dénûment absolu dans lequel nous nous trouverons nous fera tomber, tels que nous serons, dans les bras de notre Dieu. Ses dons, répandus dans notre existence, se montreront tous réunis dans un don suprême, celui de notre salut. Cela ne vient point de vous y veut dire aussi : Vous êtes sauvés 'par grâce; et ce qui est grâce reste grâce jusqu'au dernier moment, c'est une richesse qui a été faite pour notre heure dernière. Il sera près de nous, il sera le dernier avec nous sur la terre, lui qui a tout accompli en lui même; il fera resplendir nos ténèbres, et, nous tendant les bras, il nous dira : Cest un don de DieUy viens, tout est prétl

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Jésus lui répondit et lui dit : Tu ne sais pas maintenant ce que je fais; mais tu le sauras dans la suite. (Jean xiii, 7.)

Celte parole est vraie tous les jours ; pour en sentir la force, il ne faut que croire et attendre. L'unité de notre vie est une intention du Seigneur à notre égard ; intention qu'il faut saisir et nous rappeler quand nos jours ne nous semblent guère qu'un amalgame de misères. Ce plan du Seigneur marche sans cesse ; son développement n'est jamais interrompu. Ce qui est confusion pour nous est harmonie pour lui. Ne nous laissons donc point abattre. La foi est comme l'aurore : quand 1 aurore se lève, le jour n'est pas loin. II y a des situations où l'on ne voit pas clair d'aujourd'hui à demain, et des abîmes spirituels dont on ne découvre point le fond. N'importe ; la route du Seigneur est ferme ; il a marché sur Teau, et sa main est propice à tous ceux qui enfoncent. Installons-nous sous la croix ; l'œuvre qui s'y est accomplie est notre victoire finale. Quand nous ne pouvons plus prier, soupirons; quand nous ne pouvons plus soupirer, attendons ; il est bon dC attendre en repos la délivrance de VÉternel. Le monde est, comme notre âme, dans un état de bouleversement; mais en nous appuyant sur notre très-sainte foi, nous dominerons le monde, et nous serons plus forts que notre âme. Le Seigneur veut nous laver comme il voulut laver Pierre, qui ne comprit point son intention. Soit qu'il se serve d'eau où qu'il emploie du nitre pour cette purification^ hissons-le faire, car s'il fie Yiws \a\)«^ v.^^%

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n'aurons point de part avec lui. Ses jugements sont tmpénélrables, et ses voies sont incompréhensibles^ mais elles se trouveront toutes n'être que bonté et que vérili quand nous serons au terme. Courage donc, et en avant ! Notre vie est cachée avec celle de Christ en Dieu; toutes les tempêtes que nous voyons, vous les voyez au fond d'une forteresse ; ce ne sont point les choses msibles qui sont la vérité, ce sont les choses qui sont en hautf où est Christ, notre lumière et notre tout. ^

Ainsi a dit l'EterDel : Maudit est l'homme qui se confie en rhonmê, et qui de la chair fait son bras, et duquel le cœur se relire de rEiernel. Car il sera comme la bruyère dans une lande, eliloe verra point venir le bien ; mais il demeurera an désert dans les lieux secs, dans une terre salée et inhabitable. (Jér. xvu> 5, 6.)

Cette parole est forte, mais elle est vraie ; elle coP^ damne l'idolâtrie de la créature. Ne nous rendons poin^^ esclaves des hommes en les plaçant plus haut que le Sei ^ gneur. Que ceux qui ont une femme soient comme s'il^ n'en avaient points car ceux qui aiment leurs fils ot^ leurs filles plus que Lui ne sont pas dignes de Lui. Tout^ chaîne est une malédiction, et la chaîne la plus forte es^ souvent Tidolatrie de la créature. Plus d'un chrétien fait dépendre sa paix du bon ou du mauvais visage qu'on lui fait; mais le vrai chrétien sait qu'aucune créature ne le peut séparer de V amour que Dieti lui a montré en Jésus-Christ notre Seigneur. S'il y a tant d'âmes malades, c'est qu'elles font de la chair leur bras ; leur cœur se retire de l'Éternel. Quand on veut vivre d'affections terrestres ou s^ ^ttî\fi.%^t ^xvNk^ \$vk^ s^^ l^^

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créatures, la foi devient stérile, c'est une lande où il ne crott rien. Nous ne verrons point le bien, si nous ne marchons avec le Seigneur, comme voyant Celui qui est invisible. Nous demeurerons dans un désert^ notre cœur deviendra un lieu sec^ une terre salée et inhabitable ; il sera accablé sous l'insupportable amertume d'une vie qui veut concilier deux choses inconciliables. Pourquoi nous exposer à tomber dans ces abtmes de tristesse, pleins de larmes qu'on verse pour la créature. Dieu n'est-il donc rien ? A-t-il été un désert à Israël ? A'Uil étéune terre ténébreuse pour ceux qui le cherchent ? S'il brise nos idoles, c'est qu'il veut briser nos chaînes. Il est lui-même l'appui qui nous manque, car lui seul est fidèle, et il se donne gratuitement à nous. L'homme qui se confie en l'Éternel est béni ; il jette ses racines comme le cèdre du Liban, et monte du désert appuyé sur le bras de son bien-aimé^ comme une épouse sur celui de son époux.

Ceux qui s'attendent à l'Éternel reprennent de nouvelles forces; les ailes leur reviennent comme aax aigles ; ils coarront et ne 86 fatigueront point; ils marcheront et ne se lasseront point. (Esaïe XL, 31.)

La puissance de la grâce est dans la force qu'elle a de renouveler le cœur. Ne regardons jamais à nousmêmes, quand nous sommes épuisés, abattus, ou spirituellement usés ; attendons-nous à V Éternel, et nous reprendrons de nouvelles forces. La gr&ce soutient tous ceux qui sont prêts à tomber ^ et redresse tom ceux qui sontabailus. En décembre la naXurô^sl\Àektk^\i%^\a^^'i

AU 7 DiCPMBRB. [ÇCgp]

mais il reste en terre bien des germes vivants que Diea fécondera par sa puissance ; les choses visibles ne sont que de rimage des invisibles Croyons à la gratuitéde Tamour de Dieu, que nous possédons en Jésus- Christ crmfi pournos péchés, et ressuscité pour notre justificatm. Cet amour est indépendant de nos forces, de nos œuvres, de tout ce qui part de nous. Quels que soient le délabrement de notre nature ou les reproches de notre conscience, Celui qui est en nous est plus fort que toutes nos plaies et que toutes nos craintes. La grâce du Seigneur Jésus-Christ rajeunit et renouvelle les plus abattus ; c'est une puissance qui va jusqu'à la moelle des os, et qoi fait sortir comme d'un bain ceux qui s'y confient. Restons tranquillement dans nos bas-fonds si le Seigneur veut nous y laisser, les ailes nous y reviendront comïïU aux aigles ; une fratcheur surnaturelle épanouira d^ nouveau notre âme, et notre carrière chrétienne, loii: d'être brisée, portera encore des fruits bénis. Quand U grâce opère, on court et Von ne se fatigue point, or* marche et Von ne se lasse point. N abandonnons donc point notre confiance, et il nous sera fait selon notre foi.

C'est en ceci qne consiste notre amour pour Dieu, que nous gardions ses commandements ; et ses commandements ne sont pas pénibles. (1 Jean v, 3.)

Il y a des jours où les commandements de Dieu paraissent impraticables, et où l'on est comme devant des montagnes que personne ne peut franchir. Il y a d'autres jours où ces monlague^ç^^mY^V^uV^^V^uvis^ et où

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Ton trouve, comme saint Jean, que les commandements de Dieu ne sont pas pénibles. L'homme est composé de contradictions ; aujourd'hui nous jetterions volontiers notre besogne chrétienne; demain c'est comme si nous volions par-dessus les hauts lieux de la terre. Cepen- . dant le Seigneur est toujours à égale distance de nous, f Pour lui rien n'est montagne et rien n'est vallée. Si j nous voulons de l'égalité chrétienne demeurons en Lui 'i et il demeurera en nous. Ne regardons pas les comman- .. déments de Dieu comme des ordonnances de police ; > considérons au contraire que c'est Dieu lui-même qui ^ vient à notre rencontre dans chaque commandement ; 5fc et si Dieu vient, c'est l'amour qui vient. Voulons-nous ^ résister à l'amour î Refuserons-nous d'être aimés quand 1 c'est le Tout-Puissant qui nous tend les bras et qui est jaloux d'être notre Dieu et notre bien suprême î L'amour amollit le cœur, et l'attachement aux commandements d« Dieu n'est pas autre chose que l'amour de Dieu, lorsqu'il a surmonté notre nature. Nous ne pouvons pas produire cet amour, et ce n'est point ce que Dieu nous demande. Il suffit que nous nous donnions à Dieu comme un enfant se donne à son père. Pleurons ^ nous en avons sujet, mais près de Dieu ; débattons- ^ous, mais près de Dieu. Dans l'atmosphère divine nos ^si$tances tomberont, et ces commandements ^ qui nous paraissaient des spectres, ne nous seront plus pénibles. Nous marcherons entre des cordeaux d'amour , et lïotre cœur touché de la grâce, dira comme Simon ï^iôrre : A qui irais-je^ Seigneur ? tu as les paroles de ^ txie éternelle.

416 8 DÉCEnEi. [Gcaunl

Il y en a plasiears qui ont une telle conduite que je tous ai ditMOvent, et maintenant je vous le dis encore en pleurant, qa'iU sont ennemis de la croix de Christ. (Phil. m, 18.)

C'est une bien noble douleur que celle qui nous arrache des larmes pour Tintérêt de la croix de Christ. Pleurer avec ceux qui pleurent est déjà beaucoup, mais pleurer à la place de ceux qui ne pleurent pas et qai devraient pleurer est une charité supérieure encore. Si nous haïssons les ennemis de Christ, nous ne les corrigeonspas; sanctifions plutôt cette haine, qu'elle devienne la haine du péché, mais aussi Tamour des âmes ; alors nos pleurs ne seront point perdus. C'est encore attaquer les consciences que de pleurer en silence pour elles; souvent c'est la seule arme dont on puisse se servir. Il J a des hommes à qui Ton ne peut rien**dire, et qui vous tueraient sur place si vous leur reprochiez leurs péchés. Cependant ce sont souvent des hommes avec qui l'on ne peut et l'on ne doit point rompre. Ces rapports sont très-pénibles, mais au point de vue divin, c'est le saint exercice de la charité, quand elle pleure sous la croix de Christ et pour l'amour de cette croix. Il répugne à la chair et au sang de rester en contact avec un ennemi de Christ ; le cœur se gonfle d'aversion, et l'on parle souvent à un tel homme avec une morgue magistrale qui ne fait que l'aigrir. Pensons à nous-mêmes dans ceî moments-là. Lorsque nous étions les ennemis de Dt^ nous avons été réconciliés avec lui par la mort de 5(H jFtli; cela nous a-t-i\ iaVl ^Xôuxet't ^'s^Vatk^ii^x^^^x^s?^^

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vie SOUS la croix de Christ, et bientôt nous intercéderons aussi pour les ennemis de la croix. Si le Seigneur les supporte, ne les supporterons-nous pas ? S*il se laisse conspuer et crucifier de nouveau» voudrions-nous fouler aux pieds ceux que la grâce peut briser comme elle nous a brisés ? Plus d'un ennemi de Christ fléchirait, si nous pouvions le montrer au Seigneur en pleurant. Faisons delà cause du Seigneur la nôtre, et rappelons-nous de quel esprit nous sommes animés ; arrivons ainsi comme un membre souffrant quand le chef souffre, et notre fin, opérante par V amour , fera des miracles.

Lève-toi devant les cheveux blancs et honore le vieillard, et crains ton Dieu : Je suis l'Ëterne]. (Lévit. xix, 32.)

Un beau yieillard est touchant à voir. Ses cheveux blancs seuls inspirent de la vénération. Eif présence d'un vieillard on est aussi en présence de la vieillesse. % J'aime, dit Socrate dans Platon, à converser avec des vieillards. Comme ils nous ont devancés dans une route que peut-être il nous faudra parcourir, je regarde comme un devoir de nous informer auprès d'eux si elle est rude et pénible, ou d'un trajet agréable et facile. » La vieillesse est l'âge de l'expérience , et un bon vieillard est une bénédiction dans une maison pour ceux qui en prennent soin. Il l'est non-seulement pour les gens du dedans, mais aussi pour ceux qui viennent du dehors. Quand on entre dans une maison et qu'on voit assis au coin du feu un bon vieillard ou une femme âgée, D'est'On pas édifié ? Approc\iôx-NO\xs, ^V €\ ^vssi&

41S 10 PÉCBlflEB. [CfXWf]

avez le bonheur de reocootrer eo eux oo ¥ieux SiméoD ou une vieille Anne , vous sentirez par vous-même quelque chose de la réalisation de cette promesse : Je me chargerai devousjusques à votre blanche vieillesse; je vous porterai^ je me chargerai de vous^ et je vous délivrerai. Honorer le vieillard c'est craindre Dieu, Donnons au Seigneur nos années, car demain nous serons vieux aussi, et nous marchons sur les tombeaux de ceux qui nous ont précédés. La vie s'envole, les infirmités arrivent, elles sont les messagères du Dieu . Fort qui réduit t homme mortel en poussière et lui dit : Fils des hommes , retournez en terre. Tenons-nous prêts ; tout ce qui se précipite vers la mort nous avertit de nous détacher du monde avant d'en être détaché. Le plus beau vieillard est celui sur la figure duquel rayonne le plus distinctement la joie que donne à l'âme la certitude d'avoir Christ pour vie et la mort pour gain. »

SaDClifie-les par ta vérité; ta parole est la vérité. (Jean xvii, i7.)

Le style, dit-on, c'est Vhomme ; l'homme et non son habit. Ce que nous transmettons, soit en. parlant, soit en écrivant, est ce que nous sommes nous-mêmes. Ayons une âme vivante, et nous aurons un style vivant. Selon Dieu, il n'y a d'âme vivante que celle qui s'ouvre à la vérité. Les vérités clairement senties donnent aux livres qui les transmettent un style qui vient de l'âme, ou pour mieux dire, elles n'ont plus besoin de style. Le style de Dieu et do son Christ c'est la vérité toute belle et toute nao ; recevons \a Nfeûv^ àl ^\x\isxiX> <6\. \i^vxQ. ^i\le

[CGCUY] 10 DÉCCIIBRE. f 419

sera d'en haut. La forme et le fond en seront inséparables. Dieu et sa Parole ne sont qu'un. Une âme qui s'est abreuvée à l'éternelle source est la seule qui soit éloquente. L'Écriture laisse aux rhéteurs la recherche des mots et des ornements ; elle s'orne d'elle-même, et c'est pour cela qu'elle sanctifie. Elle arrive aux âmes impétueuse ou calme, vibrante et faisant vibrer, burinant avecune pointe de diamant^ selon la volonté du maître : Sanctifie-les par ta vérité ; ta Parole est la vérité, La critique moderne, qui renverse tout et qui ne met rien à la place, à un style mort, un style bon pour des cadavres. Mais fort heureusement que l'Écriture reste, TÉ* criture, malgré les attaques de la critique. Quand l'homme vient, armé d'un scalpel et de mauvaises lunettes pour disséquer la vérité, Dieu continue à se donner, et où il se donne il parle, où il parle il se donne. Laissons au monde ses écrivains ; ne cherchons point d'autre éloquence que celle d'une âme pénétrée. Pendant que les autres raisonneront, nous ferons des conquêtes. Le style des sages de ce monde n'est que le cadre de leurs inepties, le style des pauvres en esprit est le temple du Dieu vivant. La pensée sera de Dieu, la forme sera de Dieu aussi, la simplicité sera du sublime, et la profondeur sera de la simplicité. Le style sera encore l'homme, l'homme de tous les pays, de tous les âges, mais sancti&épar Dieu, et nourri demoelle etdegraisse, dans les parvis de V Éternel.

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424 15 DÈCBMBR8. [cca]

est dans le don. Et ce don ouvre les yeux sur tous les autres, comme aussi tous les autres dons ne sont plus des dons^si le don ineffable manque à une âme. Gagner le monde entier, c'est marcher à sa perte si Christ n'est pour rien dans nos acquisitions. Tout est creux, tout est triste, tant que Jésus n'est pas au cœur de tout ce que nous possédons comme notre vie et notre abondance, Lazare, à la porte du riche, était plus riche que le maître de ce palais; Lazare avait le don ineffable^ le riche n'avait que des biens prêtés. Le bonheur de la vie, la j félicité du ciel est dans le sentiment que l'on possède un i donen qui tous les autres sont contenus dans leur jplenitude. On l'a reçu gratuitement et Ton ne peut le conserver que gratuitement,* mais ce don de Dieu on le possède, et c'est le seul dont on puisse dire : Il est à moi. Dès que cette assurance est formée dans le cœur par le Saint-Esprit, une vie de dons^ conséquences du premier, commence à se manifester. Les bienfaits sortent de terre, quand un cœur attendri est sur le sein de Christ. 5a lumière manifeste tout ; elle rayonnera dans nos joies et dans nos larmes ; ce que la nature n'a pu nous dire, ce que notre conscience n'aurait jamais deviné, le don ineffable de Dieu nous le dit ; c'est que Dieu est amour.

Je sais en qui j'ai cru, et je suis persuadé qu'il a la puissance de garder mon dépôt jusqu'à ce jour-là. (S Tim. i, 12.)

Les malaises de r&me viennent très^ouvent du vague des coovictioQS. On ne mv ito^ ^^ ^^ "^^^ ^^^>^\ ^

[cCCLJ 15 DÉCEMBRE. 425

comme les vraies convictions sont aussi les seuls véritables appuis, il est naturel que , lorsqu'on n'a pas de vraies convictions, on n'ait rien de ferme, et que la religion que Ton professe ne soit pas une religion. Il faut dire : Je sais en qui fat cru. Établissons-nous d'un pied ferme auprès de Jésus-Christ, et toutes nos convictions seront claires et vivantes en lui. La vie a été manifestée^ c'est un fait historique aussi bien qu'un acte de foi : qui a le Fils a la vie, qui n*a point le Fils ne sait lui-même ce qu'il a. Quelques idées d'une exactitude douteuse, quelques repentirs passagers, de bonnes dispositions perdues dans une quantité de mauvaises, et, avec cela, des pratiques qu'on continue machinalement, mais auxquelles on ne tient pas trop et qui, d'ailleurs, ne changent rien ni à la direction de la vie, ni aux sentiments de l'âme, — telle est la religion avec laquelle beaucoup d'hommes comptent faire leur salut. Le cœur, il est vrai, a un grand intérêt à rester dans le vague. U ne comprend pas les mystères, par exemple, et il conclut aussitôt qu'il n'est pas responsable de ce qu'il ne comprend pas. Mais il ne s'agitpas de mystères, puisque tout se réduit à ce seul et simple fait : donner son cœur à Christ. Christ n'est pas un système qu'il faille débrouiller, il n'est pas non plus une langue morte qu'il faille étudier; Christ est une personne qu'il faut aimer. Il donne f à ceux qui le reçoivent^ le droit d'être faits enfants de DieUy et il garde leur dépôt jusqu'au grand jour. Le vague de nos convictions n'est qu'un masque hypocrite. Nous retenons des deux mains le voile qui couvre notre conscience ; Jésus-Christ l'ôterait si nous le lui demandions, mais nous ne t}oulotu «iffovfyX mtvvt ^

430 19 DÉCEMBRE. kxXlVl]

sortent de temps en temps des faits inattendus que la pensée poursuivait en silence, et que la volonté a finalement réalisés à force de recherches et de persévérance. Mais la fermentation causée par llflsprit de Dieu, amène des résultats bien autrement féconds que ceux qui proviennent des labeurs de l'esprit humain. Il ne met sa puissance et sa lumière qu'au service de Christ, et par conséquent au service de ceux dont V exacte recherche et 4a profonde méditation tourne tout entière comme celle des prophètes autour de la grande œuvre de notre salut et de la personne de Celui qui devait l'accomplir. Si nous regardons à nous-mêmes et que nous suivions les impulsions de l'Esprit de Dieu, nous sentirons que toutes ces forces cachées et ces puissances du siècle à venir qui travaillent en nous, tendent k faire nattre le Sauveur dans nos âmes, ou à nous faire arriver à Vitat d'homme faity à la mesure de la stature parfaite de Christ. Cet enfantement spirituel ne se fait pas sans une recherche exacte de ce qui est écrit, mais cette recherche n'est point du tout semblable à la critique humaine ; c'est un goût croissant de la Parole sainte. Nous avons trouvé, disaît Philippe à Nathanaël, Celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et Celui dont les prophètes ont parlé. Cherchons comme Philippe et comme tous les saints hommes de Dieu, et nous trouverons. L'Écriture est le flambeau de l'Esprit : suivons celte sainte lumière et nous ferons une analyse pénétrante de notre propre âme, aussi bien que de l'âme humaine tou^chant la grâce qui nous était destinée.

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Et les ayant menés dehors, il leur dit : Seigneurs, qae fant-il que je fasse pour être sauvé? Ils lui dirent : Crois au Seigneur Jésus- Christ, et tu seras sauvé iSi et ta famille. (Actes ivi, 30, 31.)

La plus importante de toutes les recherches est de savoir ce qu'il faut faire pour être sauvé; et Tunique réponse à cette question est cette simple et courte parole : Crois nu Seigneur Jésus-Christ , et tu seras sauvé. Le monde a bien des théories qui conduisent, dit-il, au salut, mais tous ces philosophèmes laissent, en fin de compte, Yàxne sans paix. Rêvez seul dans votre cabinet, parcourez la foire où Ton étale des systèmes, vous q'aurez, en définitive, qu'un nuage d'idées, et vous ne serez pas plus avancé à la fin de vos recherches qu'à leur début. Le geôlier de Philippes, pressé par les angoisses de son âme, fit, en un moment, l'importante question et reçut la seule réponse satisfaisante. C'est qu'en effet une âme angoissée voit plus loin que les yeux de lynx de tous les philosophes. Elle jette le bagage des théorèmes et tombe vaincue aux pieds de Jésus-Christ. Elle trouve en lui ce qu'il lui faut ; (far depuis que le monde existe, et tant que le monde durera, il n*y aura sous le ciel aucun autre nom que celui-là qui ait été donné aux hommesy far lequel nous devions être sauvés. Recevons ce Sauveur, mettons-le dans la confidence de nos misères, et il sera notre médecin et notre médecine. La grande joie^ destinée à tout le peuple, c'est que le Fils de Dieu a voulu naître dans une crèche pour nous donner le salut, pour l'être lui-même. Changeons nos raisonnements en prières et nos s\ù>\Mfe^ ^tl^kkûs^^^ v\

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nous comprendrons que la bonne part que le vieux geôlier trouva pour ce monde et pour l'autre, doit nous exciter à croire comme lui. Les résultats de la foi lui firent saisir la foi. Les philosophes cherchent encore ef ils ne sont pas prêts à sortir de leurs chambres, mais Jésus-Christ est mort sur une croix : qui a raison?

Mais afin que cela ne se répande pas davantage parmi le peuple, défendons-leur, avec de grandes menaces, de parler à qui que ce soit en ce nom-là. (Actes iv, 17.)

Oui, défendez, faites de grandes menaces, vous ne pouvez pas mieux servir la cause de Christ. Opprimez les consciences, et elles se réveilleront ; mettez à l'index la Bible, et elle aura mille voix pour parler. Pauvres sanhédrins du monde, gens en robe et sans robe, vous ne savez pas quel bien vous faites à la vérité en la persécutant. Ce n'est point Jésus que vous assassinez, c'est l'indifférence ; vous donnez l'éveil en voulant bâillonner les bouches ; la foi n'aura conscience d'elle-même que quand elle sentira qu'elle peut souffrir. Quand les prisons se remplissent, quand les chaînes retentissent, Jésus devient enfin quelque chose pour ceux qui ne l'avaient point auparavant connu. La fête de Noël approche quand la persécution approche. C'est l'erreur qui ne se répandra pas davantage parmi le peuple. La vérité, la corde au cou, est plus libre que tous les Hérodes qui veulent l'étouffer. Elle se fera jour dans les âmes comme le saint pressentiment d'un éternel bonbeur. La crèche de Bethléem, malgré le fumier qui la courre f possède eucoxçile ipr\u(ie à^\axi\^ ^\\^\iV%\t<

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des nations. Faites-lui des viclîraes et vous lui donnerez une postérité produite, comme la rosée, du sein de Vcnh fore. Les doutes se dissiperont, les besoins parleront, la foi sortira de l'âme comme une puissance, et les fortes de Venfer ne prévaudront pas contre elle. Les accusés des tribunaux seront des colonnes de fer, des murailles d^ airain ; depuis le temps des apôtres, Jésus dit aux siens : Ils combattront contre toi, mais ils ne ^ont pas plus forts que toi, car je suis avec toi pour te ^livrer,

(hiefOQS semble-t-il de ceci? Un homme avait deai fils, et, «'adressant au premier, il lui dit : Mon ûls, va et travaille aujourd'hui dans ma vigne. Mais il répondit : Je n'y veux point aller ; cependant, s'étant repenti ensuite, il y alla. Puis il vint à l'antre, et lui dit la même chose. Celui-ci répondit : Ky vais, seigneur; mais il n'y alla pas. Lequel des deux fit la volonté de son père? (Matth. XXI, 28-31.)

L'acte qui fait la conversion est un changement de volonté. C'est un non qui devient un oui; mais souvent aussi nous croyons avoir dit om, quand nous persévérons à dire non. Le premier des deux fils qui refuse tout nettement à son père d'aller où il l'envoie, est une de ces volontés franchement brutales et qui se feraient tuer plutôt que de se rendre. Mais ce sont (îes volontés que la grâce de Dieu incline souvent plus vite que nous n'aurions espéré. Saul qui, aujourd'hui encore, ne respire que menace et que carnage, sera demain un instrument choisi du Seigneur, pour porter son nom jusqu'au bout du monde. Quand l'éruption du péché est arrivée à son comble, VaiDertame qui Tacconiç^^YX!^ ^^^t^>«i'»$«s^ '

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^eifonr n am. laiéons grâces a^ Mi^^if aalre léfatidoa chréùenne, 1101B SQafioos en sfleoce

&r>CB senâroi» que noCre md' a'«st chcotp qu'un mm,

plds notre fraie coQfi!rsûa ft^accera, et h grice nous eiklèrera nos fésistaiiccs.

IM Mît le SeigBCV. fe IMn rinêl. ^ ce ^iira a vÎRié et n^eté «w peuple, et ée ce 411II mm» a sasciié aa pat»aat Saniear dus la «aisoa ée Dafid, soa senitear. (Lue i, 68, €9.)

C*e5t le cominencemeot da cantique de Zachane. IHeu tiâiU son peuple^ et quand Dieu visiu quelqu'un, c'est pour le racheter, La présence de Dieu est aussi sa force^ cette force qui Teut rompre nos chaînes et nous êUêciUr un fuisêant Sauteur. Nous ouvrons notre porte \ visites, et quand ces visites sont parties^ elles Mt pas enie^è ua dXottv^ di^TL^Ns^^vsàLV^x&saA.

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Quand Dieu demande à son tour audience, ne le laissons pas dans Tanlichambre, ne réconduisons pas sous les prétextes les plus frivoles. Les visilations de Dieu nous font souvent peur, parce qu'elles sont toujours accompagnées des sentiments amers qui suivent les retours sur nous-mêmes. Dieu nous fait voir nos plaies, notre état de captivité, alors au lieu de nous laisser racheter^ nous faisons cause commune avec nos ennemis. Cependant, comme Dieu avait préparé les siècles à la venue du Sauveur, il peut aussi faire mûrir le besoin du salut dans une pauvre âme enchaînée au mal. Dieu suscite le Sauveur pour chacun de nous quand il lui fait prendre vie et commencer en nous une œuvre d'affranchissement. Et ce Sauveur esipuissant; ce qu'il a fait pour nous, il le fait aussi en nous ; comme il nous a rachetés sur la croix, il nous fait aussi avoir accès à cette grâcCy en fléchissant notre volonté. Dieu visite et rachète quand il attire une âme liée vers le Fils de sa dilection. Les mouvements de la grâce sont plus forts que les mouvements du péché. Confions notre cause à Jésus-Christ, il nous donnera la repentance et le détachement de nous-mêmes. Recevons-le avec foi ; dans le rachat qu'il a déjà accompli, se trouve, avec la force de croire, celle d'aimer et d'entrer dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu.

Et qaand ils virent l'étoile s'arrêter, ils eurent ane fort grande joie. (Mauh. n, iO.)

Les mages vinrent de loin; ils avaient vu une étoile en Orient, et cette étoile *'arr^ta sur Y è\a!fc\ft ôkfc^'îsîsferaaùw^

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On peut dire qu'ayec les mages vinrent quarante siècles, attirés vers la même crèche, et partageant la même joie. Le grand événement préparé par Dieu s'accomplit dans la nuit de Noël, et les mages mirent aux pieds d*un petit enfant leurs trésors et leur sagesse. Suivons Tétoile des mages, et nous aurons comme eux une fort grande joie. L'espérance est aussi une étoile, mais s'il y a des espérances qui trompent, il y en a une qui ne confond point. Quand Dieu nous attire, laissons-nous attirer; quand TÉcriture nous révèle nos besoins, suivons cette lampe qui luit à nos pieds^ cette lumière qui brille sur notre sentier. L'étoile s'arrête quand le cœur a trouvé ce qu'il cherche, et que tous les désirs, auparavant errants, se concentrent sur Christ. L'adoration des mages fut aussi le sacrifice de leur personne. Quand le Sauveur nous appelle de loin^ il nous donne aussi la joie de rompre avec notre vie propre, et quand nous nous serons donnés nous-mêmes, nous aurons aussi donné ce qui est à nous. Fortune, sagesse, considération, dons quelconques, tout sera aux pieds de Christ, quand nous y serons nous-mêmes. La grande joie des mages est de la môme nature que celle d'une âme qui n'est plus à elle-même, mais qui est à Celui qui noi« a aimés et qui s'est donné lui-même pour nous. On ne marchande plus quand V étoile s' arr^^ et que l'âme a compris son trésor. Avons-nous trouvé le Sauveur T Cherchons comme les mages; nous avons la même étoile, les mêmes besoins ; donnons h notre âme la direction d*en haut, et elle nous conàmvdik cette joie qui^tpour tout le peuple.

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