XVIII ET XIX] 18 ET 19 JANVIER. 2S
La mort agit en nous, et la vie en vous. (2 Cor. iv, 12.)
Saint Paul, pour agir sur les Corinthiens, meurt h lui-même. L'action de celte mort eut une force vivifiante. Quand nous voyons, en effet, un cœur qui se détache des choses visibles et qui se met humblement sous la croix, nous nous écrions : La vérité est là; car la vérité est une vie, une vie qui meurt et une autre qui paraît. Voulez-vous avoir de Taction spirituelle? Usez de peu de paroles; il y a assez de convertisseurs ennuyeux. Montrez, pour ce qui vous concerne, que vous êtes dominé par une puissance qui agit en vous, et qui étant allée au cœur de votre vieille vie, a fait de vous une nouvelle créature ; faites voir que tandis que vos pieds marchent encore ici-bas, votre comr est déjà ou w( son trésor. Cela fera réfléchir. Cette morty en agis- «ont en votÂS, sera un levain de vie pour votre maison, pour toute l'Église ; elle en convaincra d'autres que la Bible est quelque chose de vivant, que le Fils de Dieu est m don ineffable et qu'on peut arriver à ne plm «ouïoir savoir autre chose que Jésus-Christ, et Jésus- (Christ crucifié.
Heureux ceux qui sont intègres dans leurs voies, et qui marchent en la loi de l'Éternel. (Ps. cxix, 1.)
Un homme intègre, est un homme qui eç>\. \u\x\. ^wtieràsoi}I>;<?tf. Les victimes, sous VAiTideu T^?>\.^\si^^^>
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Et Jésus leur dit : Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n'aura point de faim ; et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. (Jean vi, 35.)
Les rapports journaliers de rame avec Jésus-Christ sont pour elle une alimentation spirituelle. Il nous communique la vie par le moyen de sa Parole, et cette communication avec TEsprit vivifiant produit la crois^sance de Thomme intérieur. Nos langueurs vienneni toutes de notre éloignement du Seigneur, ou de notre peu de goût à nous approcher de lui. Le cœur est plein de désirs, mais ils ne sont pas tous pour le Sdgneur. U y a des amorces qui viennent du monde, d'autres qui nous viennent de la chair; cette nourriture n'est pas<m patn dévie. Le jeune riche ^ malgré ses biens, avait en lui un fonds de tristesse'^ et le Seigneur dit à la Samaritaine , qui retournait tous les jours au puits de Jacob : QuiconqtAe boUde eetteeauavra encore$oif^ U n'en est pas de môme quand l'objet de nos recherches, est le Seigneur. Celui qui vient à lui n^aura point de faim; et celui qui croit en lui n'ama jamais soif. Le vide immense qui est au cceur de nôtre nature, n'est pas une déception. C'est lin besoin qui correspond en nous à ce pain de vie, destiné à le satisfaire. Ovous tous qui êtes altérés:, venez l\ Pourqim employez-vous V argent pour ce qui ne nourrit points et votre tra/oail pour ce qui ne rassasiepoint?Eco(utesymoi attentivement^ et vous mangerez ce qui est bon , et votre âme jouira 4goe6 plaisir de ce gu*il y a de meilleur. Une âme qui arrive
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est aussi une âme qui trouve , et une Ame qui croit est aussi une âme qui est nourrie.
Alors Jésas, prenaot la parole, dit : Tous les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils? (Luc X.Y1I, 17.)
Sur dix lépreux guéris, neuf sont ingrats; un seul retourne sur ses pas , glorifiant Dieu à haute voix. Les ingrats sont partout, les cœurs reconnaissants sont rares. Sur dix bienfaits, on en oublie aussitôt neuf; aussi n'est-ce pas sans raison que David s'excitait à la reconnaissance : Mon âme y disait-il, bénis V Éternel, et n* oublie pas un de ses bienfaits. Et nous sommes ingrats à nos propres dépens. L'ingratitude produit l'avarice, le mécontentement, l'envie et la jalousie. Ce péché en entraîne une foule d'autres à sa suite ; la reconnaissance y an contraire , est l'assaisonnement des grâces de Dieu; elle les vivifie, elle en prolonge la jouissance, elle est là source de l'humilité , du dévouement et de la charité universelle. Plus on sait rendre grâces, mieux on voit l'immensité des bienfaits qu'on avait reçus sans les voir; on devient capable d'être béni de nouveau. L'ingrat, en engraissant son cœur^ se prive d'avance de tout nouveau bienfait. Jésus-Christ avait nettoyé les dix lépreux, un seul y fut attentif. La souveraine ingratitude n'est-elle pas d'oublier la purification par le sang du Seigneur? Quand on finit par regarder le pardon des péchés comme une grâce tout ordinaire , quand on s'y habitue au lieu d'en être toujours plus touché, on ne peut bientôt plus se jeter aux pieds de Jésus, te Nm%^.
contre terre ; l'adoration s'en va, la joie, Tamour, t ce qu'il y a d'intime s'affaiblit et s'efface peu à peu.
En Jé8US*Chrisl sont renfermés tous les trésors de la sagesse e la science. [Col. ii, 3.)
Il y a , dans la vie chrétienne , bien des perplexi Souvent il faut s'écrier : Éternel 1 fais-moi conna tes voies, enseigne-moi tes sentiers. On obtiendrai! bien plus grandes lumières , si l'on exploitait mi les trésors de sagesse et de science qui sont en Je Christ. 11 est la lumière du monde, et il est venu p que ceux qui ne voient point , voient. Il révèle aux • fants les choses qui sont cachées atuc sages et aux intt gents. Mais un enfant qui vit avec son père finit deviner sa pensée. Notre lourdeur spirituelle vient ce que nous n'entourons pas habituellement le 1^ gneur, de ce que nous n'écoutons pas sa Parole, de que nous attristons à tout instant son Esprit. Si m redressions tous les jours notre christianisme aux pi de Jésus, nous croîtrions tous les jours dans saconn; sance et dans sa grâce. Les hommes, les meille directeurs spirituels même, ne sont pas la vraie lumiè aussi si vous vous accoutumez à trop consulter hommes, vous tomberez dans le paresse spirituelle . vous serez pris au dépourvu, lorsque vous serez réd à vous-même. Le vrai chrétien est enseigné de Dt< le Seigneur, V Étemel, Vexdie à T attention tous les n tins; il lui touche V oreille, afin quil écoute, comme ^aute les maîtres. Le ténotgnagedel'jÉeern^J^^e ass^