‹ L'année Chrétienne; ou, Une parole sainte; méditée pour chaque jourChapitre 6 sur 28 · XXIV] 24 JANVIER · texte numérisé non relu

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et donne la sagesse aux plus simples. Quand la Parole de Christ habitera abondamment en nom , les expériences chrétiennes abonderont aussi avec toute sorte de sagesse. Celui qui me suit, dit Jésus-Christ, aura la Itmière de la vie. Mais c'est précisément ce qu'on ne ^eut pas. Suivre le Seigneur, ce serait renoncer à soiw^me, c'est un chemin trop étroit, un conseil trop gênant.

^tant plantés dans la maison de l'Éternel, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu. (Ps. xcii, 13.)

Gardez-vous de la routine religieuse. 11 y a souvent tant de poussière sur l'orthodoxie I Soufflez-la tous les jours , et ne vous laissez pas gagner par le formalisme. fleurissez-vous dans les parvis de votre Dieu, ou vous y desséchez- vous? Êtes- vous un parfum de vie, ou une otfettr de mort ? L'arbre fleurit quand il est planté près <b ruisseaux d'eaux courantes ; de bonnes racines et ïme bonne sève , voilà ce qu'il faut aussi à la vie chrétienne. Avant de fleurir dans les parvis de votre Dieu ; il faut que yous soyez planté dans sa maison. Y a-t-il en vous un travail de la grâce, quelque chose de com- Qiencé? Il y a tant de christianismes vaporeux, sans fondement divin ; comment, dans un tel état, peut-on /l««rtr ? Mais il y a aussi tant de réveils surannés et décrépits, de vies sans croissance , si toutefois ce sont des vies. Pourquoi cela î C'est que la racine n'est point arrosée, la sève n'est point nourrie, T homme coàK^ Au c^Bur D'est point entretenu, il y a eu du Tdà.tiCL^\S!L^xvV ,

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des formes qui ont remplacé le fond , des paroles qui ont fait place à la discipline de l'Esprit. Demandez que la charrue de Dieu creuse plus avant dans votre âme , que le jardinier mette de Yengrais autour de votre arbre, que votre prière prenne un autre caractère, que les impressions delà Parole de Dieu deviennent plus vives, plus soutenues, qu'il vous vienne enfin quelques-unes de ces bonnes larmes qui vous remettront en communication avec Dieu, et qui referont de\ous un adorateur en esprit et en vérité.

TaLété avec les faibles, comme si j'easse été faible» afin de gagner les faibles; je me sais fait tout à tous, afin d'en sauver au moins quelques-uns. (i Cor, ix, 22.)

Cela ne veut pas dire que nous devons être mondains avec les mondains, et nous accommoder à toutes les erreurs pour faire un prosélyte. Il est ici question d'autre chose. L'Évangile demande seulement que nous prenions les hommes comme ils sont, que nous sa-

^chions nous mettre sur leur terrain, que nous ne demandions pas autant à un faible qu'à un fort, ni à un homme qui a été négligé dans son éducation, ce que nous demandons à celui qui a été entouré de secours et de ressources spirituelles. La qualité que saint Paul réclame et dont il nous a donné l'exemple, c'est la flexibilité chrétienne. Nous avons besoin de celte vertu dans le maniement des caractères. La délicatesse naturelle a déjà un grand charme ; combien plus un chrétien qui sait se faire tout à tom , afin d'en saufoer au moins

fuâ/çues'unsj iî'aura-t-il pas une action plus grande

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encore sur les âmes et sur les consciences? Il y a des chrétiens qui ne peuvent pas se plier à une autre direction que celle qu'ils ont adoptée. Ils trépignent d'impatience quand il leur vient une visite malencontreuse, ou quand ils sont obligés de sacrifier une heure à des hommes .dont le caractère ne leur convient pas. Voyez Jésus-Christ; on le trouve assis avec des Pharisiens aussi bien qu'avec des péagers. 11 avait du temps pour tous, de l'amour pour tous; il était avec les faibles comme s'il eût été faible. Ne le pourriez-vous pas aussi pour en sauver au moins quelques-uns?

Qae la charité soit sincère. (Rom. xii» 9.)

Il y a donc une charité qui n'est pas sincère^ autrement cette recommandation serait inutile. Il y a une charité qui n'est qu'un manteau sous lequel on cache toutes sortes d-hypocrisies et toutes sortes de passions. Votre charité est-elle autre chose que de la politesse et du savoir-vivre? Est-elle plus qu'une spéculation pour obtenir de la reconnaissance ou qu'une affaire de point d'honneur, quand, par exemple, on vous présente une liste de souscription? Est-elle plus qu'un engouement, qu'une charité de tempérament et qu'une bonté naturelle? Est-elle une affaire d'heures fixes, ou k sentiment dominant de votre vie? Est-il vrai que les préférences que vous donnez à l'un ne vous rendent pas capricieux, injuste peut-être, à l'égard d'un autre? Aimez-vous comme Jésus-Christ? Tout est là. Nous fltJoiw connu ce que cest que la charité en ce que i)i^ivi&-

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Christ a mis sa vie pour nous. Combien pouvez-vaus donner de votre vie? Quand mémey dit saint Paul, J^ distribuerais tout mon bien pour la nourriture d^s pauvres, et que même je livrerais mon corps pour étfe brûlé, si je n'ai point la charité, cela ne me sert derien^- La charité n'est pas un acte, c'est une vie. Crojre3C d'abord que vous êtes aimé de Dieu, qu'il n'a rien épargné pour vous; et en recevant un cœur selon Dieu^ vous aurez une vie nouvelle à donner.

Priez par le Saint-Esprit. (Jude, verset 20.)

On prie souvent sans avoir l'esprit de prière. Ce qui fait la prière, ce ne sont point les mots, c'est la disposition dans laquelle on s'approche de Dieu. Vous approcher de Dieu y est-ce tout votre bien? Votre âme a-telle soif de Dieu? le souhaitez- vous comme une terre desséchée appelle les eaux des cieux? Défiez- vous de votre esprit terrestre, esprit pesant et éloigné de Dieu. Ce n'est point dans cet esprit que vous pouvez prier. On ne prie véritablement que par le Saint-Esprit. Demandez Vaffection spirituelle, avant de demander des grâces particulières, et n'attendez pas pour cela le moment de la prière. Vous avez autant besoin du Saint-Esprit pour bien vivre que pour bien prier. Jugez d'abord votre cœur mondain. La prière doit sortir de l'ensemble de la vie et n'en pas être une œuvre détachée. Telle qu'est la vie, telle sera la prière. Tournez davantage votre cœur vers Dieu. Tenez vos pensées plus recueillies près de lui. Marchez avec lui et considérez-

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le dans toutes vos voies^ et vous serez bientôt alors un homme de prière. Vos moments de cabinet ne jureront plus avec vos heures de travail, votre vie aura de Tégalilé et. le même esprit animera toute cette vie ; vos yeux seront continuellement vers Éternel, comme vers le rocher de votre cceur. Il sera votre partage, votre partage à toujours.

Marthe était distraite par divers soins. (Luc x, 40.)

C'est une femme chrétienne qui est distraite quand 1« Seigneur voudrait lui parler. N*êtes-vous point souvent distrait dans vos prières, et ailleurs? Combien de moments pouvez-vous vous soutenir en prière devant Dieu? Rien ne prouve notre état de chute comme nos distractions. Tout ce que nous préférons au Seigneur, quoi que ce soit, c'est de la vanité. Ne vous détournez pint de V Éternel, car ce serait vous détourner après des choses de néanty qui ne vous apporteraient aucun profit, et qui ne vous délivreraient points parce que ce sont des choses de néant. Ces choses de néant sont ici appelées divers soins. Les divers soins de Marthe étaient des soins chrétiens. On a souvent tant de choses à faire pour le Seigneur, qu on le perd de vue. Mais que dit Jésus à Marthe? Une seule chose est nécessaire. Travaillez, mais sous le regard de Christ; ne vous égarez pas dans le vague; le vague, c'est la vanité, et Jésus- Christ a dit : Demeurez en moi^ et moi, je demeurerai en vous. Rangez tous ces intérêts divers sows YVc^fet^X suprême; et quand le Seigneur vous doTû\w«ï^, \C!>\is»

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dominerez à votre tour les divers soins de votre vie, sans tomber dans l'agitation et sans per(ire ce calme précieux qui est l'expression de la présence de Dieu.

Étant fortifiés en tontes manières par sa force glorieuse, pour soutenir tout avec patience, avec douceur et avec joie. (Col. i, ii.)

• La force glorieuse de Dieu , ce sont les travaux victorieux de Dieu dans le cœur des pécheurs. Plus votre propre force sera petite et humiliée à vos propres yeux , plus la force glorieme de Dieu pourra s'accomplir dans votre faiblesse. N'avez-vous pas la promesse d*étre fortifié en toutes manières, non-seulement en telle ou telle occasion, mais toujours? Il n'en coûte pas plus à Dieu de vous donner beaucoup et toujours que de vous donner peu et rarement. Le signe qu'on a été divinement fortifié, c'est de pouvoir tout soutenir avec patience, avec douceur et avec joie. Remarquez la gradation de ces trois mots. La douceur est plus que la patience j et la joie est plus que la douceur. La patience est une force intérieure ; la douceur est l'expression de cette force sur le visage et dans nos rapports avec les hommes ; la joie enfin ajoute à l'expression de cette force un sentiment de bonheur. Un homme qui soutient tout avec patience , nous apparaît comme un héros; un homme qui soutient tout avec douceur, nous parait être un ange ; mais celui qui soutient tout avec joie , nous fait l'effet d'un être idéal. De tels êtres se trouvent sur la terre ; il y en eut parmi les martyrs; n'ont-ils pas chanté des cantiques même au imWçiW dçiS da^mmes?

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Celui qui donne la patience , donne aussi la douceur ; et celui qui donne la douceur, donne aussi la joie. Commencez par la patience , il nous en faut tous les jours. La force glorieuse de Dieu est à votre disposition ; seulement soyez fidèle dans les petites choses , et vous irez de force en force ; ne demandez point : Comment m choses se peuvent-elles faire? Dieu n' est-il pas riche four tous ceux gwt Vinvoquent , et ceux ^i s'attendent à lui ont-ils jamais été confus ?

Quand j'attendais le bien, le mal m'est arrivé, et quand j'espérais la clarté, les ténèbres sont venues. (Job xxx, 26.)

Les choses semblent souvent aller à rebours , plus nous attendons et plus nous prions. Vous attendiez une délivrance, et c'est une nouvelle détresse qui nous vient ; vous gémissiez sur un péché dont vous ne pouviez être maître , et vous y retombez malgré vos prières. Les autres chrétiens vous semblent plus heureux que vous ; vos voies ne sont à vos yeux qu'un tissu de misères. Mais que dit le Seigneur? Hefureux ceux qui ne se scanâdiseront pas de moi. Quelle fut Tissue de la vie de Job? V Éternel bénit le dénier état de Job plus que le premier. Quelle promesse le peuple juif reçut-il quand toutes ses espérances semblaient tomber en ruines? Je vom ferai du bien plus qu>e vous n'avez même eu au commencement, et vous saurez que je suis ï Éternel. C'est pourquoi , pauvre âme , espère continuellement en ton Dieu. Tu marches dans des liens d'amour, laissetoi mener. Celai qui t'a créé te répète : Ne craxivs i^oml^

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car je t'ai racheté; je t'ai appelé par ton nom , tu es à moi. Des détresses prolongées valent mieux que des bonheurs prolongés^ et ces combats avec le péché, tout pénibles qu'ils sont, valent mieux que le calme plat de la vie ordinaire. Ne vous aigrissezpas, ne vous découragez pas ; celui qui acomptjévos cheveux, a aussi recueilli vos larmes et vos prières ; elles sont toutes dans son rcgistre. Quoi quHl en soit, vous avez un Père^ un Sauveur, un Consolateur; vous êtes le temple du Dieuvivant^ ùi ce qui vous oppresse aujourd'hui, sera surtout ce qui vous tournera à louange , à honneur et à gloire, lorsque Jésus-Christ paraîtra,

Éternel des armées, que tes tabernacles sont aimables I (Ps.

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