‹ L'année Chrétienne; ou, Une parole sainte; méditée pour chaque jourChapitre 7 sur 28 · LXXXIV · texte numérisé non relu

LXXXIV

Où sont les tabernacles de V Éternel? Partout où l'Éternel vous donne le sentiment de sa présence , partout

, où il est venu et revenu à vous , pour vous donner dos heures de rafraîchissement. Ce sont ces coins retirés où nous prions , où le monde ne nous voit pas ; ces lieux qui nous rappellent des bénédictions passées, mais qui ont eu des suites pendant toute notre vie. Les tabernacles de V Eternel peuvent être dans un désert, vous le voyez dans l'histoire d'Israël. Le lieu où vous vivez est aussi peut-être un désert. Vous n'avei^peutêtre près de vous ni pasteur, ni temple , ni frères. Il y a quelque chose qui peut vous tenir Heu de tout cela : ce sont les tabernacles de V Éternel. Recherchez V Éternel

ei sa ^orce; cherchez continudhvMXii sa face. Sa (ace

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est un rassasiement de joie; il y a des plaisirs à sa droite pour jamais. Vous n'êtes point seul, le Père esi (^ee vous. Si quelqu'un m* aime , dit Jésus-Christ, s*il garde ma Parole, mon Père Vaimera et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Qu'est-ce qui faille bonheur? Est-ce un certain lieu? de certains hommes ou les bancs d'un temple? Ohl non, c'est l'Èi&rhel quand il lève sur nous la clarté de sa face. Or, il est près de tous ceux qui l* invoquent , de tous ceux qui ^invoquent en vérité.

'^''enez-nous les renards et les petits renards qui gâtent les vignes, depuis que nos vignes ont des grappes. (Gant, des cant. ii, 15.)

Gespetits renards qui gâtaient les vignes de Salomon, ^e sont-ils pas une image des petits péchés qui rongent 1^ vie chrétienne? Pourquoi y a-t-il tant de langueurs • Panni les chrétiens? C'est qu'on ne juge pas tous ces petits péchés qui attaquent l'esprit général. Quel mal ^ïe se fait-on pas en se laissant aller à de petites négligences, à de petits mensonges, à de petits caprices, à de petites fraudes et à tant d'autres mauvais mouvements qui émoussent la conscience et affadissent le sel dô l*Esprit ! Toutes les misères spirituelles oxA ç.oiKCùfôûR.^

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par des riens, mais ce peu de levain a fait lever toute la pâte. Une mouche morte suffit pour faire puer le parfum du parfumeur. Le relâchement dans lequel on tombe en se laissant aller aux petits péchés se fait surtout sentir au moment delà prière. La prière est Vœuvre la plus spirituelle, et comment voulez- vous prier quand vous ^ détruisez vous-même votre spiritualité? Veillez sur Fonction de TEsprit. Ayez Toreille ouverte à tous les avertissements qu'il vous donne dans vos mauvais mo« ments. Faites-vous un cœur bien discipliné, et les grappes de vos vignes ne souffriront pas. Plus nous serons dociles à écouter celui qui nous parle , et plus sa voix deviendra claire , bienfaisante, victorieuse. Alors les choses qui occuperont nos pensées, seront des choses véritables, honnêtes, justes, pures, aimables, de bonne réputation, et dignes de lounnge.

Vous avez beaucoup semé, mais vous avez peu recueilli ; vous avez mangé, mais vous n'avez point été rassasiés : vous avez bu, mais non jusqu'à la joie ; vous avez été vêtus, mais vous n*avez point été réchauflés; et celui qui se loue, se loue pour mettre son salaire dans un sac percé. (Aggée l, 6.)

La vie du monde est une vie de déception. On espère beaucoup et l'on recueille peu. La mondanité est une sorte de fièvre. Plus un fiévreux boit, plus il aura soif. Que sera à Theure dernière la vie mondaine la plus remplie? Une déception finale, après des déceptions de tous les jours ! Un chrétien qui n'aurait pour lui que ses œuvres, risquerait bien aussi d'être un homme déçu. Supposons Je chrétien le plus actif , supposons-

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lui uo siècle de vie , que yerra-t-il quand il examinera son activité chrétienne, au moment d'être rappelé? Hélas! quels pauvres grains de semence à côté de l'immense moisson du Maître I Que de lacunes dans cette vie si pleine d'œuvres ; quel vide profond dans ce cœur en apparence si saint I Entouré de souvenirs qui Yaccusent, il n'aperçoit plus le bien qu*il a fait. À côté d une œuvre accomplie , il en voit dix qu'il a négligées et vingt qu'il a gâtées ! Pauvre mondain , pauvre chré- ^D, qu'étes-vousy réduits à vous-mêmes! Nous savons

par cœur que nous sommes sauvés par grâce ^ mais

attendons d'être sur notre lit de mort et ce sera bientôt.

-Alors la grâce nous paraîtra enfin la grâce , parce que

iiotre néant nous paraîtra enfin le néant.

Déchargez-Yoas sar lui de tous vos soucis, parce que lai-même a soin de vous. (1 Pierre v, 7.)

Avez- VOUS une place pour décharger vos soucis? Tout le monde a des soucis , mais tout le monde n'a pas une place où les mettre. On voit des hommes qui sont toujours mécontents et dont l'esprit est accablé un

*. jour comme l'autre. D'autres se déchargent mal. Ils espèrent du temps , ils comptent sur les hommes, mais le temps n'est pas à nous, et les hommes changent. L*énergie que nous nous faisons à nous-mêmes est fati-

^ gante et ingrate. Je ne parle pas de l'injure que nous bisons au Seigneur en l'estimant si peu, et en espérant si peu de ses soulagements. Il est mort pour nous swv la croix^ et nous n'osons nous fier à lui quand W xi^vx^

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