‹ L'année d'expiation et de grâce, 1870-1871Chapitre 3 sur 48 · Mgr le cardinal archevêque de Besancon · texte numérisé non relu

Mgr le cardinal archevêque de Besancon

en faisant retentir à vos oreilles ces grandes et terribles leçons.

Nous avons donc entrepris de vous raconter les jugements de Dieu. Je viens Vous dire combien leur équité est profonde et combien leur miséricorde est merveilleuse. L'énormité du mal, la responsabilité particulière à la France, le vice capital et dominant qui se révèle dans les ruines de notre siècle, voilà de quoi expliquer toute la justice du Seigneur. Mais il ne tient qu'à nous de goûter la miséricorde dans la justice même. Il faut restaurer la patrie eu restaurant la famille; il faut lui assurer au ciel et sur la terre des alliés qui ne la trompent jamais ; il faut que chacun de nous apporte à cette œuvre tout son courage et toute sa persévérance. Voilà comment l'année de terreur deviendra l'année de grâce.

Parlons aujourd'hui de l'oubli de cette justice qui seule peut élever les nations ; parlons de ce péché qui suffit à les rendre malheureuses. L'oubli de Dieu et de sa justice, voilà le premier degré du mal ; la guerre faite à Dieu et à son Église, en voilà le comble et le dernier terme. Victimes du péché, il faut nous dénoncer nous-mêmes à nous-mêmes, et mesurer, du fond de l'abîme où nous sommes tombés, toute l'étendue et toute la hauteur du mal.

A vous, Marie, à vous, ma mère, ces larmes et ces gémissements. Qu'on s'en étonne, qu'on les accuse,

qu'on les juge inopportuns et propres à nous troubler plutôt qu'à nous rendre le courage, ce n'est pas ainsi que votre cœur maternel daignera les entendre. Nous nous confessons à vous, ô bienheureuse vierge Marie, parce que nous avons beaucoup péché. L'Église, qui met sur nos lèvres ces aveux redoutables, nous donne Tespérance qu'en les faisant à vos genoux, à vos oreilles, à votre cœur, nous obtiendrons, par votre intercession, grâce et miséricorde auprès de Dieu.

I. Dieu, en créant l'homme, la famille et la société, a conservé sur eux une autorité souveraine. Il s'en proclame l'auteur, il en demeure le maître, il en veut être la fin suprême. Ni dans le monde de la nature, ni dans celui de la conscience, rien ne saurait échapper à ses regards ni se soustraire à sa loi ; il juge les peuples selon l'équité : tantôt il les châtie, tantôt il les récompense, toujours il leur fait sentir qu'il est leur maître aussi bien que leur père. Il les frappe et il les guérit, il les perd et il les ressuscite, il les laisse aller à la mort et il les rappelle du tombeau. Il leur montre, en mille manières, qu'il tient du plus haut des cieux, comme parle Bossuet, les rênes des empires et qu'il garde tous les cœars dans sa main; enfin quand, au lieu de reconnaître et d'adorer cette main paternelle, les peuples, enivrés de leur vaine sagesse, s'adorent et se divinisent eux-

mêmes, un jour arrive où tout se trouble et se confond , ils chancellent, ils tombent, ils se brisent comme par morceaux; grandeurs, plaisirs, richesses, gloire humaine, tout s'écroule comme en un moment; les trônes, les dynasties, les lois, les institutions, tout s'engloutit dans le même abîme, ce n'est plus qu'une ombre et un souvenir : tout est évanoui, tout est échappé.

Telle est l'inévitable loi de ce gouvernement divin: « Adorez le Seigneur et observez ses commandements (1). » A cette condition, tout prospérera à vos légitimes désirs , car les peuples reçoivent en ce monde leur récompense. Mais si vous oubliez le Seigneur et si vous méprisez sa parole, cet oubli recevra dés ce monde son châtiment. Or, c'est la juste application de cette loi que toutes les nations subissent à leur tour et souvent toutes ensemble. Elle se fait à la France, à l'heure où nous sommes. La France î je la nomme hautement, je la cite, je ne songe qu'à elle, et je ne crois pas que Dieu nous frappe si visiblement pour nous permettre de nous borner à des généralités vagues, propres à endormir la peur ou à rassurer le péché. Dieu nous frappe pour nous rappeler qu'il existe, qu'il vit, qu'il nous voit, qu'il nous entend, qu'il nous faut lui rendre compte de toutes nos pré-

i. Joann.. xiv. 15.

varications secrètes et publiques. Dieu nous frappe parce que nous l'avons oublié.

L'oubli de Dieu se trahit partout dans notre siècle, et c'est ce triste et lamentable oubli qui caractérise la misérable civilisation dont nous nous vantions encore hier, et dont nous sommes aujourd'hui les victimes. Creusez cette piaie, sondez-la, pénétrez-en toute la laideur, vous serez pleins d'épouvante et de tremblement. Il faut là-dessus interroger les intelligences et les cœurs, les livres et les lois, les chefs des armées elles législateurs, il faut prendre à partie tout Israël, tout le siècle, et lui dire : « Qu'as-tu fait de ton Dieu ? »

Qu'avez- vous fait de Dieu dans votre intelligence ? Dieu vous gêne, vous l'avez banni, et votre esprit humilié s'est rétréci jusqu'à ne plus se connaître : il abdique, il doute de lui-même, il se distingue à peine de la chair. Qu'avez-vous fait de Dieu dans votre cœur? Cet amour de père, d'ami, d'époux, qu'il vous offrait, vous l'avez méprisé, vous vous êtes alliés avec la matière, vous avez rêvé d'indignes plaisirs, vous vous êtes consolés de l'avilissement par l'ivresse. C'est avec cet esprit constamment détourné des choses d'en haut, avec ce cœur profané par des amours si grossières, que vous avez déclaré la morale indépendante de la religion, que vous avez interdit à l'Église l'é-^ tude et la solution des questions sociales, que vous

avez mis Dieu en dehors de vos desseins, de vos espérances, de toute votre vie, et qu'il s'est formé une sorte de conspiration universelle pour exiler sans retour le Créateur loin de son ouvrage, le maître universel loin de son école, le père commun loin de ses enfants. « 0 Israël, qu'as-tu fait de ton Dieu? »

Qu'avez-vous fait de notre Dieu, philosophes et poètes du xix^ siècle ? Platon reconnaissait Dieu aussi bien qu'Aristote, Cicéron aussi bien que Sénèque ; Bossuet, Fénelon, Descartes, Malebranche, en avaient fait le thème de leurs plus beaux ouvrages; le xvin° siècle lui-même lui avait rendu hommage par les deux coryphées du jour : Voltaire doit à ce dogme ses meilleurs vers, Rousseau ses pages les plus émues. Ce n'est qu'à partir de notre siècle qu'il y a eu comme un mot d'ordre dans l'économie politique, dans la philosophie, dans la littérature, dans les écoles, pour substituer partout l'homme à Dieu et pour le proclamer à jamais affranchi et indépendant de toute puissance supérieure, parce que la science sulTisail à lui faire des destinées heureuses. La science, voilà l'idole commune de tous ceux qui faisaient métier de penser pour les autres et qui s'en vantaient. Et nos poètes, qu'adorent-ils? Homère et Hésiode avaient chanté leurs dieux à la Grèce naissante. Job avait glorifié le vrai Dieu parmi les palmes de l'Idumée et

sur les hauteurs du Sinaï ; nos forêts encore vierges l'avaient entendu bénir par la voix des druides ; l'Amérique, jusque-là inconnue au reste du monde, le saluait déjà dans sa langue sauvage; et quand la France égarée du dernier siècle n'avait plus ni lois, ni juges, ni mœurs, il lui resta du moins un poëte pour dire aux victimes : Dieu vous vengera I aux bourreaux : Dieu vous jugeraj Ce Dieu vivant et véritable, poètes, qu'en avez-vous fait? le dieu des bonnes gens qui excuse tout, comme dans Béranger; le dieu de la nature qui se mêle avec elle, comme dans Lamartine. La science et la nature ont fait oublier Dieu, et le nom divin répugne à nos lèvres trempées du venin de la mauvaise philosophie, à nos oreilles séduites par une poésie menteuse : « 0 Israël, qu'as-tu fait du Dieu de tes pères ? »

Il fut un temps où les soldats l'imploraient avant la bataille et où les vainqueurs lui rendaient grâces après la victoire. Le roi de Tyr le bénissait aussi bien que Salomon. Balthazar tremblait devant sa main, et Cyrus se faisait l'exécuteur de ses vengeances. Pharaon s'avouait vaincu par ses prodiges. Alexandre vénérait sa majesté empreinte sur le bandeau du grand prêtre. Les premiers héros francs se demandaient avec effroi, à leur dernier soupir: Quel est donc ce roi du ciel qui fait ainsi mourir les rois de la terre? Clovis, Gharlemagne, Philippe- Auguste, saint

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Louis, lui ont donné leur épée à bénir et leur couronne à porter. Louis XIV et Napoléon se sont humiliés sous sa main à l'heure de leur mort. Genséric et Attila, se sentant poussés par un souffle venu du ciel, se sont dits les fléaux de Dieu. Et puisqu'il nous faut recevoir des leçons d'un étranger, d'un ennemi, c'est à Dieu qu'il rend grâces, c'est à Dieu qu'il renvoie la gloire dont il est comblé, ce roi fameux qui parcourt nos provinces en vainqueur et qui dévore notre pays sous nos yeux. Et nous, avant la bataille, après la défaite, nous, malgré quatre mois d'épreuves, d'humiliations, de leçons réitérées, ce n'est pas le nom de Dieu que nous entendons implorer sur nos têtes. C'est le Destin, c'est la Fortune, c'est la Nécessité. Conducteurs d'Israël, ne soyez donc plus surpris que les rênes de l'État soient si lourdes à vos mains. Qu'avez- vous fait du Dieu de nos pères?

Citez-moi un peuple qui n'ait pas inscrit ce nom en tête de ses lois. Numa, Solon, Lycurgue, l'ont invoqué aussi bien que Moïse. Dieu est Dieu, disait Mahomet en commençant la lecture du Coran, et afin que rien ne manque à l'unanimité de ce témoignage, la Terreur effrayée de ses propres crimes s'est arrêtée un jour entre deux échafauds pour prendre le temps d'écrire sur les portes des temples qu'elle venait de fermer : Le peuple français reconnait Vexisiffiro dp DioH pt r immortalité de l'âme . Eh bien ! cette

déclaration des plus mauvais jours, on hésite à la faire, on veut se passer de Dieu. Les décrets pleuvent par milliers, ils décrètent tout, tout excepté la foi de l'ancienne France ; ils demandent tout, tout excepté le secours de Dieu. Magistrats d'un grand peuple, qu'avez-vous fait du Dieu de nos pères?

Ah ! cet oubli ne date pas d'hier, ce péché énorme est le résultat des mœurs publiques ; on le commet dans la famille, on le propage et on l'impose dans l'école, et l'indifférentisme le plus absolu est devenu, par une conséquence logique, mais affreuse, la religion de l'État. 0 France, ô ma patrie, ô fille aînée de l'Église, qu'ont-ils fait de toi ? Te voilà la seule qui n'invoque et qui ne prie pas Dieu publiquement, la seule qui n'implore plus le Dieu des batailles, le Dieu des nations, le Dieu de la justice. On a vu l'Allemagne luthérienne décréter la prière, l'Angleterre schismatique imposer le jeûne, l'Amérique aux mille sectes, cette terre si vantée pour sa liberté parfaite et sa parfaite indifférence, sortir de cette indifférence même à la veille des grandes batailles et invoquer dans ses congrès, par la bouche de ses représentants, Celui qui donne la victoire. Et nous, rien ne nous réveille de cet assoupissement, rien ne semble nous instruire, pas même les défaites et les revers. Je cherche le Dieu de la France, et je vois qu'on le chasse partout au lieu de le rétablir; C'était peu

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d'avoir banni de nos écoles les livres qui apprenaient à le bénir, on efface aujourd'hui, à Lyon, à Marseille, à Paris, jusqu'à limage de ce Christ, on impose aux maîtres de n'en plus prononcer le nom, on veut une éducation sans Dieu, et c'est ce peuple sans Dieu qu'on veut mener à la bataille 1 Mais si j'entre dans les foyers, qu'y vois-je encore, sinon la négligence de la prière commune, l'absence de tout signe religieux, l'oubli de Dieu parmi des parents qui ne commandent plus en son nom, l'oubli de Dieu parmi des enfants qui n'obéissent plus pour lui plaire, l'oubli de Dieu aussi coupable dans les maîtres que dans les domestiques, partout l'oubli de Dieu !

Dieu s'est réservé depuis le commencement du monde un jour pour sa gloire et pour son service ; c'est le jour du repos et de la prière. Les juifs, les musulmans, les païens de la Guinée et de la Chine, le vénèrent et l'observent. L'Angleterre, l'Allemagne, la Suède, ces victimes séculaires du schisme et de l'hérésie, ont conservé le dimanche avec une sainte obstination parmi leurs croyances en ruine et leurs pratiques abolies. Seule, la France l'a oublié, et chaque jour elle l'oublie davantage, malgré les avertissements qu^elle a reçus , malgré les fléaux qui sont venus de vingt ans en vingt ans fondre sur elle comme sur une proie. Il y avait dans nos lois une loi qui assurait le repos public du di-

manche, on l'a laissée avec une sanction dérisoire, à l'état de lettre morte , et comme pour attester l'impuissance des lois à réagir contre les mœurs, L'État, gardien des lois, devait du moins donner l'exemple de les observer, et c'est l'État qui a donné l'exemple de les enfreindre. Ils sont montés vers le ciel, au mépris de la loi du dimanche, ces tours, ces forteresses, ces murs, ces palais élevés au génie de la danse et de la musique, ces édifices rebâtis avec tant de luxe dans ce Paris transformé en si peu de jours. Les voilà aujourd'hui sous le feu du canon, et je tremble pour eux, je tremble pour ceux qui les habitent. 0 ville fameuse, de quel nom t'appellerai-je ? Babylone! non, c'est le langage de nos ennemis. Jérusalem ! ah I ce fat la ville des saints et des prophètes. Mais un jour le Seigneur se lassa de ses profanations et vengea sur elle son Christ oublié et méconnu. Jérusalem I Jérusalem I le jour suprême est-il donc arrivé pour toi?

Et dans ces campagnes qui l'enveloppent, quel oubli de la loi de Dieu et du dimanche, mais aussi quels ravages , quels désastres , quelles calamités sans mesure, sans nom et sans remède I Le temple, qui n'était plus fréquenté par les fidèles, est devenu la proie de l'ennemi. Ailleurs il a paru propre à tous les usages , parce qu'il était vide. Ailleurs les

chevaux triomphants de Tétranger sont venus y prendre leur demeure, après les animaux humiliés chassés de nos étahles. Leçon terrible que votre indifférence ne comprend pas encore. Remplissez les églises, célébrez-y le Seigneur, sanctifiez le dimanche, et c'est vous qui garderez cet asile sacré, c'est vous qui en démontrerez la nécessité et l'usage, c'est vous qui le fei'ez juger inviolable. C'est vous qui sauverez vos cloches et vos églises, vos cloches en répondant à leur appel, vos églises en les transformant en lieux de refuge, plus nécessaires que jamais au recueillement de la patrie, aux larmes des mères, aux prières et aux généreuses résolutions du soldat.

Il faut achever cette confession , il faut montrer jusqu'où vous aviez poussé l'oubli de Dieu et de son dimanche, jusqu'où Dieu a poussé le châtiment de sa justice. Vous aviez fait de ce jour sacré un jour de fête profane, un jour plein d'oubli et d'irréligion. Dieu en a fait un jour de deuil, un jour de triste et cruel souvenir. Vous n'avez pas voulu comprendre la bonne nouvelle du repos hebdomadaire, de la joie pure, chrétienne et sanctifiante. Eh bien ! Dieu vous a donné en échange la mauvaise nouvelle, la nouvelle de la défaite et de l'humiliation. C'est le jour à jamais néfaste où vous avez appris que nos armes venaient d'être en même temps battues à

Frœschwiller et à Forbach ; c'est le jour plus néfaste encore où la capitulation de Sedan a éclaté comme un coup de tonnerre; c'est le jour de honte et d'effroi où nous avons appris que Metz était tombé, avec toute une armée, au pouvoir de l'ennemi. 0 dimanches funèbres ! ô jour béni tant de fois profané ! ô glaive de mon Dieu, vous lèverez-vous encore pour nous frapper, ce jour-là, d'un nouveau coup de votre justice ?

Voyez ces embarcadères et ces gares, autrefois pleins de foule et de joie, versant à vingt lieues à la ronde tout un peuple las des affaires, mais affamé de distraction et de plaisir. C'étaient des lieux plus fréquentés que les églises , et les voilà devenus mornes, silencieux, déserts, comme si la foudre les avait frappés. Vos magasins s'ouvrent, mais les marchandises qu'ils étalent n'attirent même pas le regard du curieux. Vos théâtres se ferment; vos toilettes se réforment; vous peuplez d'une foule attristée, errante, fatiguée de loisirs, vos rues et vos places. C'est le spectacle d'un monde où il a fallu dire adieu aux fausses joies, aux voyages inutiles, aux plaisirs coûteux, et vous manquez de bonne foi, d'énergie, de courage, pour reprendre le chemin de l'église, le chemin de la messe, et pour venir humilier vos fronts dans nos temples en reconnaissant vos fautes. Cruel orgueil, qu'il t'en coûte d'être

humilié et confondu ! que vos mains sont lentes à frapper vos poitrines ! que vos lèvres sont lentes à s'ouvrir pour dire au Seigneur : « Mon père, je vous ai oublié , j'ai péché contre le ciel et contre vous (1). » Attendons-nous le dernier coup et le dernier désastre ?

IL Ce n'est pas seulement l'oubli de sa justice et de ses commandements que Dieu venge et punit d'une façon si exemplaire ; nous lui faisons la guerre, et à cette guerre impie il répond en déchaînant des fléaux vengeurs.

La guerre à Dieu, voilà le mot le plus propre à caractériser le grand péché des nations, le péché qui se commet aujourd'hui, sans voile et sans mystère, le péché qui lève la têle, qui parle haut, qui marche contre l'Église le blasphème à la bouche, le fer et la sape à la main, et qui n'a plus qu'un pas à faire pour mettre les pieds dans le sang.

Longtemps discrète et presque timide, l'impiété s'est voilée sous des formules scientifiques, sous des marques de respect ou du moins sous le nom d'une indifférence si profonde en apparence, si bien calculée en réalité, qu'elle a trompé le siècle tout entier. On se croyait encore au siècle de l'indifférence, on était déjà revenu au siècle de l'impiété.

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