‹ L'année de la peur à TulleChapitre 6 sur 12 · LA PERIODE RSVOLUTIONNAIRB A FAYARD · texte numérisé non relu

LA PERIODE RSVOLUTIONNAIRB A FAYARD

Nouvelles tentatiyes d'ouvertare des ëiAngs de la contrée* •— Le Directoire da département intervient. — Impossibilité de réunir les gardes nationales des communes avoisinant les étangs. — Toutes les gardes nationales du département prévenues d'être prêtes à marcher. — Les gardes nationales de Tulle et de Brive se rendent & Favars. — Un détachement assiste à la messe de Favars. — Prestation du serment. — Retour des troupes à Tulle et à Brive. — Les commissaires de la République envoyés à Ghameyrac, Favars, etc. — Proc^-verbaux des pillages. — Le donjon de Favars épargné. — Encore la gendarmerie & Favars.

Bien qae cela soite un peu du cadre que nous nouB étions tracé en pienant pour titre : V Année de la Peur, 4199^4790, nous ne pouvons résister à Tintérôt qui nous Bemble ôtre attaché à ce qui se passa pendant toute la période révolutionnaire à Favars. En effet, citer cet épisode seul de l'émeute de Favars» en 1790, semblerait être un fait isolé ou rare qui aurait été, comme on Ta préteadui commis à l'instigation de gens intéressés» ù ce

moment, à fomenter la discorde et à es citer \e^ paysans de Sainte-Féréole; Saint-Hilaire, Saint-Germain, etc., à détroire les étangs de leurs environs. D'autres causes, assurément, poussaient nos paysans à agir contre certains des anciens seigneurs. Ils n'avaient pas oublié les exactions de la veille, les méfaits des tyranneaux de village comme les L. D. de Cornil et autres des environs de Toile, aussi vit-on les biens et la famille de tel < soigner r > respectés alors que tel autre eût ses propriétés dévastées et sentit la nécessité de mettre & Kabri sa personne et celles dç tous les siens en quittant le pays. Nous ne voulons ici incriminer personne plus particulièrement, nous faisons une étude du moment ; les faits et les documents que nous citons, et qui sont absolument authentique©, permettront au lecleur de juger.

Le 22 août 1790, la municipalité de Favars fût requise par Jean Jacques Bouys (eï?ta.9 Dubois) de constater que Télang de Combroux, lui appartenant, avait été mis à sec, dans la nuit précédente, et que le poisson avait été voléw

Le procès-verbal constate que le a joug ou chevalet de rélang a été fendu à coups de hache et partagé en deux, les deux pièces ayant été jetées sur la chaussée ». Le sieur Bouys déclara ne pas connaître les auteurs de ces actes.

Une plainte fut adressée au ])rocureur-syndic.

Le 26 août 1790, le Directoire du District de T^lle écrivait au Directoire du département :

Diaprés la lettre que vous nous avez écrit, nous vous faisons passer le procès- verbal que la municipalité de Favars a fait concernant l'ouverture de Pétang qui a été faite dans cette paroisse.

Les officiers municipaux qui nous Vont remis nous ont dit avoir passé dans tous leurs villages pour découvrir quelques indices, mais ils n'ont pu en découvrir ; ils nous ont cependant dit que tout y était tranquille.

La municipalité de Marsillac nous a aussi écrit que le calme régnait dans cette paroisse.

Nous avons jugé nécessaire d'écrire à MM. les Curés voisins de Favars d'exhorter leurs paroissiens à rester dans la plus grande tranquillité^ nous vous ferons part de tout ce que nous apprendrons de relatif à ces troubles, soit par MM. les Curés, soit par les Municipalités.

Le procès verbal de la municipalité de Favars était signé par Boredon, maire, Fës, curé, ofBcier municipal, el BossoDTROT, officier municipal (1).

On rechercha les auteurs de cet acte* Furent-ils découverts ? Peut être. Mais nous n'avons pas trouvé trace de la suite donnée à cette affaire.

Six mois plus tard, le 18 février 1791, a Jean Baptiste Dubois de Saint- Hiiaire, officier à la suite de rartillerio, procureur fondé de pouvoirs de Joan-Jacques Dubois de Saint-Hilaire, capitaine au régiment des chasseurs à cheval de la Normandie, cy devant seigneur baron de Saint- Hilaire^ Chameyrac, Favars, Saint-Germain les- Vergues, SaiDt'Mexantet autres places», expose à MM. les Officiers municipaux de Favars qu'il avait été instruit la veille que son étang de Combroux avait été ouvert dans la nuit du 16 au 17 du même mois, et qu'on avait encore commis des dégradations à Tétang de Laschamps lui appartenant.

Aussitôt le maire, le procureur et le greffier de la corn-

(1) Extrait des Registres de la Municipalité de Favars, L. 581 des archi?es du département.

mune, accompagnés àe M. Dubois de Saint^Hilaire, se transportèrent à Combroux. Il fut constaté : 1^ que l'étang avait été ouvert depuis environ 36 heures ; 2^ que le palon, qui avait été brit^é en août dernier et remis en place, après consolidation, avait été de nouveau brisé à coups de hache, et que le mur du derrière de la cliaussée avait été démoli sur la longueur d'une toise ; 3"* que le râtelier de la chaussée avait été arraché de môme que celui de la queue de Tétang.

Continuant les constatations, ces messieurs se rendis rent à l'étang de Laschamps oîi il fut établi que divers barreaux du râtelier avaient été coupés & coups de hache et que l'on avait fait crouler quelques pierres de la chius* sée (1).

Le 15 mars 1791, M. J.-B. Dubois, frère du propriétaire du château de Favars, écrit au Directoire du département pour se plaindre que le dimanche, 13 du môme mois, à t environ 3 heures de Taprès-midi, 23 ou 30 paysans se sont transportés à ce dernier étang (de Lachamp) et l'auraient infailliblement ouvert si la bonde, ne se trouvant éloignée de la chaussée, n'eût randu Topéralion très difficile. Ils se sont contentis de faire de Aouveaux dégflts aux râteliers qu'ils ont presque entièrement brisés et ont ôté plusieurs pierros de la chaussée >. Il demande que le Directoire rappelle t aux officiers des municipalités nos voisines et surtout ceux de Pavars, Saint-Germain, Saint - Hilaire et Sainte-Féréolle, les devoirs qui sont attachés à leur charge et notamment les décrets sur la responsabilité >. Id. Dubois termine sa lettre en disant : € La chose

(1) Registres de la Municipalité de Favars. L. 58t. (Archives du département).

68t pressante, car j'ay été piévenu qae l'on faisait les mêmes complots que Tannée dernière au mois de janvier •.

Il ajoute en post-scriptum :

Je viens d'être assure que le comploi et le projet de rassemblement étoit formé pour la nuit de vendredi au samedi, ou du samedi an dimanche, ce n'est que de vous, Messieurs, que je dois attendre secours et justice.

Cette lettre porte la date de Favars, le 15 mars 1791 , et la signature J.-B. Dubois, ey^devant chevalier de SainU Bilaire.

Le Directoire ordonna qu'il serait aussitôt écrit aux municipalités de Favars^ Saint-Germain-les-Vergnes^ Saint-Mexant et Saint- Hilaire-le^Peyroux pour leur rap* peler le respect dii aux propriétés et les mesures qu'ils doivent prendre pour écarter les atteintes qu'on pourrait leur porter, de môcue que les peines que ces municipalités encourraieni en négligeant de prendre ces mesures.

Voici copie de cette lettre (1) :

Tulle, le 17 mars 1791.

Aux Municipalités de Favars^ SaifU-Germain-'les'Vergnes, Chameyrac^ Saint-Hilaire-du-Peyroux, Sainte-Ferreole ei SainUMexent.

Nous sommes informés, Messieurs, que dans la nuit du 16 au 17 février dernier on a ouvert un étang de M. Saint-Hilaire dont on a considérablement endommagé la chaussée, que le 13 de ce mois une trentaino de personnes s*etant réunies ont attaqué un

(i) Arch. de la Corrèze. L. 111.

autre de ses étangs appelé de Laschamps, dans la municipalité de Saint-Germain^ et qu'il j a un projet formé de Tattaquer dans le courant de cette semaine.

Ces attentats à la propriété particulière sont| Messieurs, contraires à la loi qui ordonne de respecter les propriétés et les personnes, les municipalités sont spécialement chargéeS| à peine de repondre en leur propre et privé nom des dommages, de prévenir et dissiper les attroupements et de faire respecter les propriété et les personnes. En vous rappelant vos obligations et la responsabilité A laquelle votre négligence pourroit vous exposer, nous nous empressons de vous faire part des dangers que courent les propriétés de M. Saint-Hilaire et uqus vous prions de prendre toutes les mesures et toutes les précautions convenables pour dissiper tout attroupement sMl en etoit fait et nous espérons que dan? cette circonstance nous nVurons qu'à louer le zèle et la vigueur que vous montrerés pour maintenir la tranquilité et le respect dû aux propriétés.

Nous vous prévenons en môme temps que nous adressons aux municipalités qui vous avoisinent copie de cette lettre en leur prescrivant de concourir au môme but par tous les moyens qui sont en leur pouvoir.

Le Diracloire du département décida en outre d'infor* mer M. de Saiot-Hilaire qu'en ce qui concernait les dé« gradations qu'il disait avoir été faites à sa propriété il devait s'adresser au tribunal du district dQ Tulle.

Cette lettre du Directoire était signée par MM. Joseph* Anne Vialle, procureur-syndiCi Duval et Ghadabbt.

Le renvoi au district de Tulle avait été signé par Marbot le 15 mars 1791 (1).

La municipalité de Saint-Germain-les^Vergnes répondit qu'elle ne saurait agir puisque l'étang^ en question n'étiût pas sur le territoire de sa commune.

(1) Registre du District n» 467, P 76 y^, et 2* registre ii» 13, f* 4 du District.

Cependant, ajoute-t-elle, vonlant autant qu^il est en nous maintenir le respect dû aux propriétés, il a été deUbér<S que nous ferions &ur le champ la proclamation suivante pour ôtre publiée et affichée demain, jour de dimanche, à Tissue de la messe paroissialle. Sn conséquence il est ordonné, vu le décret du 25 février 1790, à tous les citoyens de cette paroisse, de se conformer audit décret, de no porter aucune atteinte aux propriétés quelconques, directement ni indirectement, sous peine d*ôtre poursuivis comme perturbateurs du repos public et punis comme tels. Il a été délibéré en outre que le susdit décret serait publié^ avec la présente proclamation ; quMl serait écrit une lettre à M. Saint-Hilaire dans laquelle on le préviendrait qu'en cas de danger pour son étang, il doit s'adresser pour la sûreté de sa propriété & la municipalité de Favars sur le terrain de laquelle il est situe et qu*il en seroit écrit une au directoire du département en réponse à celle du 17 mars courant, dans laquelle il lui sera exposé qu'avec sa meilleure volonté la municipalité de Saint-Germain requerroit vainement la garde nationale du présent lieu, attendu qu'elle n'a point d'armes de munition et que la communauté ne peut disposer d'aucun fond pour lui en fournir.

Ce procès-verbal fut dressé le ;i9 mars 1791 et signé Lafagbrdie, maire, Duclos, officier municipal» Chade- BEC, procureur de la commune» Roche, notable, Mon- TBiL, notable, et Clauzade, secrétaire«greffier«

Les craintes de M. Dubois de Saiut-Hilaire étaient-elles fondées ? Peut-être, mais il n'y eut aucun désordre, aucun dégât à signaler; cependant ce calme dura peu, puisque le 26 mai 1791 M. Floucaud fils adresdait la lettre suivante à l'administration :

Favart, le 26 mai 1791.

A Monsieur d*U$sel, vice-président au Directoire du département de la Corrèze, à Tulle.

Monsieur,

Je vien d'apprandre que les paysants doivent venir ouvre letang

des Pradaux, puis après au château après quMls auront pèche celai de Lachamp, je vous prie de vouloir bien tacher d'y faire mettre de lordre, attandu qu'il n'y a aucun des messieurs de Saint- Hilaire, qu'ils sonts tous partis pour Paris ; ce sont le» pajsante de Saint*Germain et ceux de Saiiit-Hilaire qui font le plus de bruit/.a ce qu*on m*a dit ils fracassent et brûlent tous les bois de la maison pour se chauffer la nuit en attandant que letang soit a pèche, ils ont aussi coupé le palou et coupent toujours la chaussé pour le faire se vider à cause que la bonde est engorgé.

J'ai l'honneur d'être avec baucoup de respec, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Floucaud fils.

Au reçu de celte lettre, le Directoire du département dépêcha ses ordres à la municipalité deFavars qui, dès lo lendemain, au jour, dressa le procès-verbal suivant (1) :

Aujourd'hui vingt-sept mai 1791, à l'heure de six du matin, dans la maison curiale ; ayant fait assembler le Conseil général de notre commun^» de Favars à l'effet de prendre des renseignements sur le délit commis contre l'étang de Lachamp, notre Conseil a rapporté qu'il avoit entendu Sire que la chaussée dudit étang avoit été coupée, qu'une petite maison à côté de l'étang, située dans la commune de Saint^Germain, avoit été beaucoup endommagée, que le pâlou avoit été rompu et jette aa-dessoas de la chaussée ; on nous a rapporté qu'il y avoit sur la chaussée environ quatre ou cinq cents personnes de différentes paroisses^ et qu'il nous étoit impossible d'en approcher pour connoître les attroupés & moins d'exposer notro vie. Dimanche dernier, à la sortie de la messe paroissiale, vers une heure après midi, ou nous rapporta dans notre place qu'il y avoit un grand attroupement sur la chaussée dudit étang ; alors le maire, assisté des officiers municipaux, défendit à haute voix à tout le monde qui etoit présent d'aller attaquer ledit étang.

(l) Arch. de la Corrèze. Registre du département, n» 594, folio 92.

Le tout fait en présence dadit Conseil et ont signé ceux qui ont

sn et les autres ont déclaré ne le savoir, à Favars le susdit jour

et an que dessus.

BoREDOK, maire ; Riynibr, notable ; Bossutrb; Ricardb; Bruobille, procureur de la commune ; Brivâl; BACHÂiiBRis ; Marbot ; Sautt ; Borib.

Le même joar^ 27 mai 1 791, à quatre heures du soir, le maire, un officier manicipal et Ip procureur de la commune de Favars remettaient sur le bureau du Directoire du département le procàs*verbal que nous venons de citer. Un des membres du Directoire demanda à la mnnicipalité do Favars pourquoi elle n'avait pas requis sa garde nalio * nale et celle des communes voisines pour rétablir Tordre et dissiper cet attroupement ? Ces messieurs répondirent qu'après c avoir parlé à tous les paroîssieus présents le dimanche à la sortie de la messe, tons montrèrent la plus grande docilité, mais qu'ils ne purent rassembler leurs gardes nationaux, plusieurs étant absenta, et que dailleurs ils n'auraient pu en tirer aucun parti vu leur petit nombre *. •

Us alléguèrent encore qu'ils avaient tenté de les lassembler, mais inutilement^ et que c s'étant présentés individuellement sur les hauteurs do Tétang pour voir ce qui se passait, ils avaient été forcés de prendre la fuite parce que les gens qui étaient autour les avaient menacés. Que cette crainte los avaient même empêchés de venir à la ville pour rendre compte » des incidents survenus.

Le soir, à huit heures et demie, le Directoire du district, informé, prit la délibération suivante (1) :

(i) Arch. detla^Gorrèze. Registre du district, 2", u«3tl, folio 87 r>.

lo Lo Directoire da dëpartement doit requérir tout de suitte les gardes nationales de tout le département de se tenir prôtes a marcher sur la première réquisition qui leur sera faite, soit par les corps administratifs, soit par les tribunaux judiciaires, partout où les propriétés, où la vie des citoyens seroient en danger, et où Texécution des loix, des arrêtés du département et les opérations des corps judiciaires reclameroient leur secours.

2° Persistant dans son avis du 4 courant, le Directoire du district croit que le procureur général du département doit être autorisé par le Directoire à dénoncer à Taccnsateur public, près du tribunal du district de Tulle, les auteurs, moteurs et complices des attentats commis contre les propriétés du sieur Boujs Saint -Hilaire, pour les faire punir suivant la loi.

3<» Persistant encore aux principes qui ^ont la base de son avis du 20 mars dernier, le Directoire pense que le Directoire du département doit prendre les précautions les plus promptes et les mesures nécessaires auprès du ministre pour qu^il y ait dorénavant une force publique, rdsidente sur le territoire et aux frais du département. *

4P Pour donner la plus grande publicité à l'arrêté à intervenir, il doit être imprimé tout de suitte et renvoyé par des cavaliers d'ordonnance à toutes les municipalités du département.

Fait au Directoire du district de Tulle le 27 mai 1791.

Paujadis, vice-président, Monbrial, Ddval, Jos.-Anne Viallb, procureur syndic.

Dès !6 lendemain malin, 28 mai, le Directoire du département envoyait des estafettes dans toutes les communes environnantes.

. Voici le très intéressant procès-verbal d'un gendarme chargé d'une de ces missions. Nous allons voir comment les habitants do Saint- Hilaire et de Saint-Germain reçurent les ordres du département (1) :

(1) Arch. de la Corrèze, passim.

ÂQJourd'hay vingt-huit maj mil sept cent quatre vingt onze, nous Pierre Lafajardie, cavalier de la gen^ darmerie au département de la Correze, résidence de Tulle, ayant reçu ordre du sieur Eurand notre brigadier, d'aller porter deux lettres de la part du Directoire du département,* adressée Tune aux ofâciers municipaux de Saint-Germain-les-Vergnes, et l'autre à ceux de la municipalité de âaint-Hilaire du Pejroux, sommes partis environ l'heure de midy et sommes arrivés en la paroisse de Saint fiilaire où jay remis au sieur Dupeyroux, maire de la municipalité, la lettre à son adresse, et avant d'arriver audit lieu, nous avons trouvé une troupe de paisants qui se sont mis à nous crier : a Foutu aristocrate, foutu Jean-Foutre, bougre de gueu, où es-ce que tu vas, nous t'avons assez défendu de passer en ce pais d, cependant ces gens à nous inconnus, au nombre de cinq, armés de pelles à bêcher, et autres instruments, s'avançoient devers nous et paroissoiént être dans Tintention de vouloir nous assalir, ce qu'ayant bien compris nous avons fait prendre le galop à notre cheval jusque chez le sieur Dupeyroux où étant arrivé nous avons fait part de notre avanture audit sieur Dupeyroux qui nous a dit que nous étions en danger en passant ds^ns ce païi, et surtout de marcher seul, que nouis aurions bien fait de prendre un habit bourgeois.

Et sur ce qu'il nou« a ajouté de prendre garde à nous en allant à Saint-Germain, nous avons passé et fait route pour nous rendro en la dite paroisse par des chemins détournés et traversé les champs et. les bois. Arrivé dans un vallon où passe un ruisseau que nous avons traversé, nous y avons trouvé beaucoup de paisants qui attrapoient du poisson échappé de Tetang de Combroux ou Favard, ces gens se sont mis à nous crier des sottises et à nous faii*e des menaces et comme ils se disposoient à venir à nous et qu'ils se mettoient en même de nous poursuivre, nous avons tiré en Talr un coup de pistolet pour les intimider ; sur quoy nous avons piqué notre cheval et sommes arrivé au bourg de Saint-Germain où nous avons remarqué qu'il y avoit une assemblée à cause de la fête votive de la paroisse. Dans ce moment Ton donnoit la bénédiction, et à la sortie du peuple de

Teglise, nous avons vu la troupe de la garde nationale quia défilé de l'église et après avoir fait quelques figures d'exercice, plusieurs paisants se sont approchés de nous pour nous demander le sujet de notre transport, leur ajant reponâu que j^etais porteur d^une lettre du département pour remettre à Messieurs ies officiers municipaux, dès lors ces gens & nous inconnus nous ont dit et se sont mis à crier qu^ils n^avoient que faire de la lettre du département, et que nous n'avions qu'à Feu raporter, qull n^ avoit aucun des officiers municipaux ; le sieur Ghadebech de la Valâde, s'étant approché, nous l'avons requis de recevoir ladite lettre, comme membre de la municipalité. La crainte que luj inspinnent ces paisants attroupés Ta porté à nous repondre qu'il nepouvoit recevoir de lettre de qui que ce soit, sur quojoes mêmes gens Inj ont crié de ne point se hazarder de la toucher, qu'ils n'avoient que faire de lettre n j du département et qu'ils s'en fouttoient et qu'ils s'allassent faire foutre. Ensoite ils nous ont crié de decachetter cette lettre et de leur en faire la lecture, défaire attention qu'elle ne contienne rien 4e mauvais et que j'avois A faire à eux: Ces propos étoient suivis de vives menaces, plusieurs avoient môme le bâton levé sur nous et sans le sieur Glausade, nous aurions été maltraités par cet attroupement. Dans cet intervalle le sieur curé de Saint-Germain étant sorti de Teglise, nous l'avons requis de recevoir cette lettre et de nous fournir conjoin* tementavec le sieur Ghadebech un récépissé. Le sieur curé, ainsy que le sieur Ghadebech, nous ont répondu qu'ils ne pOuvoient s'en charger nj la prendre, que nous étions témoin de leur embarras, et que s'ils la recevoient ils seroient exposés A toutes les violences de cette populace, mais d'en dresser notre procèsverbal, et que tant eux que les sieurs Glauzade et le sieur curé de Saint^Maixant attesteroient que nous nous étions rendus à Saint^ermain, que nous leur avions présenté cette lettre et la manière avec laquelle nous avions été reçus. Sur. quoy la ^lopulace nous a crié à toute force de nous retirer au plus vite et d'en rapporter la dite lettre et que tant nous que le département étions des Jean-Foutros. Et après nous avoir accablé de plusieurs insultes et grossièretés nous nous sommes retirés et avons rap-

porté la dite lettre & Messieurs les membres du Directoire du département. Dont et de tout quoy avons dressé le présent procès-verbal pour servir et valoir ce que de raison.

Lafâjàrdib.

Le soir même, le Conseil général de la commune de Saint-Germain se réunissait et décidait d'envoyer une députalion au Directoire du département pour It^i /donner Tassurance de t la soumission qu'on porte aux loix et aux r^lements de nos sages administrateurs ». Cette députation avait mission de recevoir la lettre refusée dans la journéei mais t que s'il y avoit quelque ordre dans ce paquet pour se transporter sur les étangs de Fa* vars, la municipalité ne [peut] s'y transporter, qu'elle est sans force et qu'elle seroit immolée à la fureur des mutina attroupés^ et qu'elle ne peut y être cootraiote» attendu que le terrain de Tetang de Lacbamp n'est pas sur son territoire >•

Cette déclaration fut signée par Duclos, officier municipal; MoNTBiL, BossouTREi notables; Ghadbbbgh, procureur de la commune ; Clauzâde, secrétaire-greffier.

Le Directoire du déparlement prit immédiatement un nouvel arrêté ordonnant à son procureur-général-syndic de déférer à Taccusateur public les auteurs, fauteurs ou complices de Tatteutat commis contre la propriété de M. de Saint Hilaire.

Ordre fut envoyé aux commandants des gardes natio* nales de Tulle et de Brive de se trouver, avec leurs troupe*, le lendemain» 29 mai, à 9 heures du matin, au bourg de Favars. Le commandant de la garde nationale de Tulle avec 200 hommes et le commandant de Brive avec 100 hommes. Les municipalités de Favars, Saint-Germain

lea-Veignes, Sainte-Féréole et S^int-Hilaire-le-Peyroux, reçurent également l'ordre de réunir lenrs gardes nationales et de se rendre à Favars le même jour et à la même heure.

Le lieutenant de la gendarmerie de Tulle fut aussi requis de s'y transporter avec sa brigade, et d'irdonner que tous les gendarmes disponibles de la brigade de Brive y fussent aussi envoyés dès le lendemain matin.

MM. Sauly et Marbot, membres du Directoire du département, furent délégués pour se rendre à Favars et reçurent tous pouvoirs pour les ordres à donner et les précautions à prendre afin de t terminer toutes les difficultés qui pourraient s'élever pendant tout le temps que durera la présente commission ». Ils furent c munis d'un drapeau rouge, à l'effet de faire publier par les municipalités des lieux, la loi martiale si besoin est. »

Une proclamation faite par le Directoire rappelait aux citoyens leurs devoirs et aux municipalités leurs obligatiens sur la protection qu'elles doivent aux personnes et aux propriétés. Enfin des ordres furent donnés à un boulanger et à un cabaretier de Tulle de se transporter sur les lieux avec des provisions suffisantes pour 350 personnes. Il fut alloué 20 sous par jour et par chaque garde Lalional pour pourvoir à sa subsistance.

Telles furent les mesures prises par MM. Sauty, Marbot, Borie, Bachelerie, Chapelas, Villeneuve, membres du Directoire du département, et Brival, procureur- généralsyndic.

Le lendemain, 29 mai, à 9 heures du matin, la garde nationale et la brigade de gendarmerie de Tulle ayant à leur tôte les deux membres du Directoire, MM. Marbot et Sauly, étaient déjà à Favars.

Bientôt après arriva le détachement de Brive. Les

troupes furent rangées en bataille sur la roule de Tulle à Brive, hors du bourg. Un tambour et deux chasseurs furent envoyés à la municipalité de Favars pour la requérir de se rendre auprès dos comtnia'iaire^. Aussitôt arrivés les membres de cette municipalité déclarèrent ausc représentants du département qu'U n'es istait plus aucun attroupement sur leur territoire et qu'ils croyaient être assurés qu'il en était de même dans les communes voisiaos.

La garde nationale de Favars vint alors se joindre aux troupes de Tulle et de Briva.

Un juge du tribunal du district, raccusateur public et leur greffier, devant procéder aux constatations légales^ requièrent le commandant des troupes de leurtouroir une escorte pour se rendre sur la chaussée de l'étang. Un détachement de trente hommes las accompagne.

Pendant que les magistrats remplissent leur mission iudiciaire, les troupes, fatiguées par une marche relative* meot longue et rapide, restent patiemment Tarme au pied. Enfin, à dix heures du matin, ailes reçoivent Tordre de se rendre dans la cour du château ou des fournisseurs étaient venus s'installer avec des vivres. Chaque homme reçoit deux bons de dix sous pour le paiement de sa nourriture, et, aussitôt pourvus de ce viatique, les étala* ges de comestibles sont pris d'assaut. Les robinets des barriques pleines de vin clairet ne coulent pas assez rapidement pour satisfaire à la fois la soif de chacun. A cet instant arrivent les officiers municipaux des communes de Sainl-Hilaire-Peyroux et de Sainte Féréole, avec un détachement de leurs gardes nationales respectives. Il leur est fait une distribulion de bons et cas hommes se joignent à ceux rassemblés dans la cour du château. Tous ces soldats-citoyens fraternisent autour

des barriques qui se vident comme p^ir enchaûlemenU Mais toute fête g sa fin ; ua roulemeot des tambours rappelle les troupes sous les aruoes* Il est onze heures et M. le curé de Favars est venu prévenir les commissaires du déparlement qu'il va célébrer la messe paroissiale ; an détachement de la troupe est commandé pour j assister en ormes.

La cérémonie terminée, un des commissaires monte en chaire, et, dans un discours en patois^ afin d'être bien compris des campagoards, il expose quelques principes de la ConstitutioQ» il fait ressortir les avantages qu'elle procure à tous les Fraoçais et surtout aux cultivateurs, rapporte la disposition des décrets qui déclareut les

propriétés et les personnes sacrées et inviolabled Il

rappelle aux gardes oatioualos le serment qu'elles ont fait de maintenir la Conatitution et d* obéir k toutes les réquisitions des corps municipaux* Il demanda eoân que les gardes nationales de Favars, Saint-Hilaire et celle de Saint-Germain, qui viennent d'arjîverj renouvellent ce serment en présence des troupes qui étaient rangées sur la place du bourg,

Aussiôl après U cérémonie, a lieu la prestation de ser* ment, puis les gardes nationales sont rassemblées de nouveau dans la cour du château. Les officiers municipaux de Favaîs, Saint-Germain, Saiute-Féréole et Saint Hilaire^ forment le centre. Un des commissaires» placé à Tune des fenêtres du château, h&rraDgue ces troupes. Il offre aux municipalités de laisser un détacbemeat à Favars pour le cas où ils craindraient de nouvelles attaques contre la propriété. Cette proposition est repoussée, mais les municipalités de Saint-Germain et de Saint- Hilaire demandent que le département fournisse des armes à leurs gardes nationales qui n'eu ont pas, leurs communes ne pouvant leur en fournir^

Sar la demande des commissaires, chaque muaicipalité prit rengagement de requérir iears gardes munici pales respectives au cas de nouvelles attaques à la propriélé et, si besoin était» de faire appel aux munici pall tés voisines pour obtenir main-forte contre les délinquanLs. Bnfm elles s^engagèreat à informer, sans délai, le Directoire du district pour obienir les secours nécessaires-

A quatre heures du soir, toutes les troupes étaient de nouveau rangées eu bataille à l'entrée du bourg \ les deux commissaires à cheval les félicitèrent de leur zèle et de leur patriotisme. La dislocation de la force publique se fit aussitôt après.

Arrivées sur la place de la Fédération de Tulle, la garde nationale et la gendarmerie reçurent de nouveau les félicitations des commissaires.

Tout est bien qui finit bien 1 ainsi que récrivait rimmortel Shakspeare. Le mal était conjuré. Les craintes de M. de Shint-Hilaire et du Directoire du département ne s'étaient pas réalisées et les gardes nationales de Tulle et de Brive avaient fait une promenade militaire et déjeuné sur l'herbe I

Il n'en est pas moins vrai cependant que depuis 1749, Touverture des étangs de tout le département était décidée périodiquement et avec une certaine régularilé, par les gens avoisinant ces pièces d'eau. Il est utile de le répéter» Tappât du poisson à s'approprier n'était pas le mobile dominant dans ces diverses tentatives. Les paysans se plaignaient des étangs parce que, disaieat-ils^ ils nuisaient à leurs récoltes, et surtout parce que les propriétaires avaient jadis profité de leur autorité pour exhausser les chaussées malgré les plaintes des riverains. Ceci était

exact, le Directoire du département de la Corrèze en fit la constatation et publia une proclamation à ce sujet (1).

Il est certain que nos campagnards, outrés des procédés qu'âvaiêûl si durement employés contre eux leurs an* cIgûs seigneurs, voulurent user de représailles et c'est pourquoi à Favars comme ailleurs, on ne se borna pas à ouvrir quelques étangs^ on s'attaqua aussi aux châteaux comme nous allons le voir par ce qui se passait dix-huit mois après les événements que nous venons de raconter,

A la suite de plaintes adressées au Directoire du dépar« tementp deux commissaires furent envoyés à Chameyrac pour constater les dégâts commis dans diverses propriétés de la commune. Ils apprirent que c les menaces du peuple se portaient particulièrement sur les maisons ou châteaux du sieur Dumas, émigré; du sieur Pois:>ac; des sieurs Dubois, cy-devant Saint-Hilaire; du sieur Saint-Germain et du sieur Lagarde, Auberty, cadet ».

Ils se rendirent aux lieux indiqués et constatèrent de prime^abord que la maison du sieur Dumas était < dans son état primitif et n'avait éprouvé aucun dommage ».

Ils se transportèrent ensuite au château de Favars. Nous ne saurions mieux faire que de reproduire textuellement le procès-verbal qui fut dressé^ à cette occasion, par les commissaires-enquêteurs :

Noua avons troavé plasiears ouvriers occapés & démolir une tour considérable faisant partie de ce château et sar les interpeljation£< que nous avons faites à ces ouvriersi nous noas sonunes assurés qu'ils travailloient à cette démolition sous les ordres et à

Q\ BegMrQ des délibérations du Directoire, arch. de la Gorrèzei L. 61^

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la solde du sieur Lachaud, électeur de Saint-Hllaire qui ëtoit efléotivement à la tôte de ces ouYriers et qui ayoit Taîr de les commander.

Cette tour d'une épaisseur considérable et établie avec la plus grande solidité, nous a paru servir à une petite forteresse. Etant entrés dans Tintérienr du château , nous nous sommes aperçus que tous les meubles qu'il renfermoit avoient été pillés et but tes questions faites tant au sieur Lachaud qu'aux ouvriers occupés à la démolition de la dite toury ils nous ont déclaré qu^uo attron^ pâment très considérable 8*étoit formé auprès du château quelques jours auparavant, et qu'on avoit résolu de faire main basse sur tous les meubles et effets contenus dans le château ; ce qui avoit déterminé plusieurs personnes & ouvrir des enchères pour la vente de ces meubles et effets, dans l'intention d'en convertir le montant au payement des ouvriers qui travailloient k démolir la tour et à rendre compte du surplus à qui de droit. Et les ayant priés de déclarer quel étoit le receveur du produit des ventes qui ^voient été faites, le sieur Lachaud a convenu que c^étoit lui-^ môme.

Nous avons cru qu'il étoit important de connoître les personnes qui s'étoient présentées pour faire l'acquisition des meubles et effets tom^bés au pouvoir de l'attroupement formé dans des vues de pillage, il nous a été répondu que de ce nombre étoient plusieurs particuliers inconnus, mais notamment le sieur Ladoire^ curé de Saint-Mexant, qui avoit acquis plusieurs objets à vil prix, et entre autres un lit très précieux qui luy avoit été délî^ vré pour une fort modique somme.

Surpris du fait dont le sieur Ladoire étoit taxé, nous nous sommes particulièrement attachés à le vériûer ; et après avoir recueilli le témoignage de plusieurs personnalités dignes do foi, il en est résulté une certitude contre le sieur Ladoire^ curé.

Nous ne pouvons déterminer la consistance du mobilier renfermé dans le château appelé de Favars, mais la renommée et plusieurs particuliers qui ont dit la bien connaître, nous ont assuré qu'elle étoit très considérable. Cependant il ne reste dans

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ldait chateaa que les qaatre mars et on s*est porté mdme à briser des fenêtres et à casser des vitres.

Après avoir déclaré au siear Lacbaud et aux ouvriers démolissant la tour que Tinclination que le peuple montrait pour le pillage et la violation des loix les plus sacrées, excitoit Tindignation de tous les vrais patriotes et qu^ils se verroient forcés de prendre les armes pour ramener à leur devoir les mauvais citoyens qui continueroient d'attenter aussi indignement aux propriétés, ce qui nous conduiroit à la guerre civile, de laquelk résalteroit la chute de la Constitutioui la destruction de la France entière et le triomphe de nos ennemis.

Ce procès-verbal est signé par et Léonard Bussiârbs, notaire public, et Julien Dulag^ homme deloy, électeurs du canton de Tulle ».

Soit par Peffet de la persuasion, soit par la crainte des cbâliments qui pouvaient en résulter, on renonça à démolir ce vieux donjon de Favars que les ouvriers du XHie siècle avaient si solidement construit.

Notons en passant que c la tour considérable > de Favars existe encore, qu'elle a même été réédifiée dans sa partie supérieure, comme le montre le dessin que nous en donnons hors texte. Les traces de la pioche révolutionnaire sont effacées et le vieux donjon est même de nos jours flanqué d'une gracieuse tourelle qui sert de cage à Tescalier.

Mais revenons à notre historique révolutionoaire ; nous voici en avril 1794, et depuis mai 1791 (presque trois années) les étangs de Favars n'avaient été ouverts ni péchés. Aucune tentative nouvelle n'avait été faite contre lôs propriétés, mais il est à croire que les c maîtres pescheurs » avaient jugé carpes et tanches suffisamment grosses, car le 6 avril les officiers municipaux de la commune avisaient le piocureur-syndic de Tulle que de

DONJON et CHATEAU de FAYARS

nouveau Tétang des Prndaux avait été ouvert et que • vraisemblablement il serait à pêche le soir ».

Cette municipalité aunonçait en même temps avoir i invité les domestiquer de M, Haint-Hilaire k prendre les précautions nécessaires pour sauver le pois&ou. Ils nous ont répondu qu'ils ne voulaient pas s'en mêler. Ledomeatique [chef] même a défendu aux autres domestiques de s'eu occuper. Nous devons, meisieurs, faire loua nos efforts pour empêcher le vol de ce poisson, mais pour ceh jQOus avoua besoiu du secours de la gendarmerie nationale, aiteadu le peu de force do ûotre garde natio^ nale ».

Cette déclaration est signée par Bossoutrb, maire, et Brugeîlle, procureur de la commune.

Imm^^diatement le procureur du district douna ordre d'envoyer la gendarmerie. Cet ordre fut exécuté, suivant la lettre que nous reproduisons ci-après ;

Aa reçu de votre lettre ea datte da 6 da présent^ Monsieari j^al fait partir autant de gendarmes qu'il s'en est trouvé au quartior et «6 sont readus a Tetang de Favars pour y empêcher le desordre qu'on auroit eu deaaein de commettre.

Le lidutenant-coloDel de gendarmerie nationale au déparlemcDt de la Gorrèze,

PlLAULB DB UL FSKBAnDm&A*

Ce fut une fausse olerte, l'affaire n'eut pas de suites sérieuses et là se terminèrent les secousses révolutionnaires de Kavars.

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