Martène, IV
2. D'après les Comueladines Farfenses, éd. Alhkhs, 73, on devait célébrer, dans la matinée, une messe pour les défunts; à midi les frères devaient reposer et puis, vers les deux heures, commencer les Petites Heures, suivies de la messe solennelle. Ensuite avait lieu le repas.
3. Consl. Ap. V, 20 , 7 : ty;/ 7:£VT£XoarT:T,v iopia^jazz (jifav e^ôoiJLaôa.
que très lard, et le dernier jour ne s'appelait point jouroctave, mais seulement premier dimanche après la Pentecôte et, plus tard, dimanche de la Trinité; les jours de la semaine ne s'appelaient que premier, deuxième etc. jour après la Pentecôte. Comme on peut le voir dans Berno de Reichenau ^, on discutait encore de son temps sur la question, à savoir si la Pentecôte devait avoir un jour-octave. Berno s'en référait à l'analogie avec Pâques, jour fixé pour le baptême ; or celte fête a une octave. De plus, la Pentecôte étant le jour où les Apôtres reçurent le baptême de feu, elle devait également avoir son octave. Berno invoquait encore d'autres raisons qui, de nos jours, ne feraient aucune impression sur l'esprit. Par tout cela on voit que la Pentecôte était primitivement sans octave, ce qui semble assez naturel quand on envisage l'organisme des fêtes auxquelles elle appartient. La Pentecôte étant le 50« jour après Pâques, elle terminait le cycle du temps appelé Trevxexoaxrj ; elle était par conséquent elle-même un jour de clôture.
La messe de la Pentecôte a une séquence qu'on récite tous les jours de la semaine. Dans des temps plus reculés, la tenue d'actions judiciaires était interdite pendant toute la semaine. Peu à peu les exigences allèrent jusqu'à défendre les œuvres serviles pendant la même semaine^. En 1094, un synode de Constance restreignit cette défense aux trois premiers jours. Aujourd'hui le second jour seul est chômé [in foro) ; à Rome on ne chôme même plus ce second jour.
Dans des temps plus anciens, c'était l'usage dans maints pays de faire descendre de la voûte de l'église
L Martène, IV, 28, 441-544.