Episl., XII
4. Dolletino délia conini. archeol. communale di Roma 1894, 240.
nauté de Lyon-Vienne a dressée au sujet des martyres arrivés sous Marc-Aurèle. Comme ce document fut envoyé en Asie, il devint possible à Eusèbe de se le procurer et de Tinsérer, quant à la substance, dans son histoire ecclésiastique.
On procéda plus ou moins de la même manière partout. On insérait dans les calendriers ecclésiastiques des diflerentes communautés les noms des martyrs qui lui appartenaient et on en célébrait solennellement l'anniversaire. C'étaient là les martyrs qu'on appelait martyres recogniti, ou martyrs reconnus par la communauté. Chacune des grandes communautés, en tête les églises patriarcales^ eurent ainsi leur calendrier de Saints lequel, avec le temps, se remplissait de noms. Des fragments authentiques de ces sortes de calendriers nous sont conservés dans la depositio martyrum romaine, laquelle fut réunie à la depositio episcoporum au plus tard sous Libère (352-354).
Le calendrier de Carthage de la fin du v« ou du commencement du VI*' siècle est plus riche encore, étant d'une date plus récente. lia été édité par Mabillon dans ses Anatecta vetera^ et annoté au tome III, 398 de ce même ouvrage *.
Au in« siècle, S. Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée dans le Pont, s'employait avec autant de zèle que S. Cyprien à conserver les renseignements relatifs aux martyrs. Il parcourait tout le pays, confirmant partout les fidèles dans l'ardeur de célébrer les jours commémoratifs de ceux qui avaient souffert et combattu pour la foi 2. Il y eut par suite, dans chaque