Greg. Nyss., vita Greg. Thaum. Migne, xlvi
ville un peu imporlanle, des catalogues locaux des martyrs, ce que Sozomène atteste pour Gaza et Constantia, deux villes situées à proximité l'une de l'autre. Chacune de ces deux villes, dit-il, a son propre évêque, comme aussi son propre clergé, ainsi que ses fêtes de martyrs et la liste des prêtres qui furent ses chefs ^.
A une époque beaucoup plus rapprochée, Maxime de Turin - nous donne une preuve intéressante de ces efiorts des communautés chrétiennes quand il dit dans un sermon : « De même que nous nous efforçons de célébrer la commémoration (générale) de tous les saints martyrs, ainsi, mes frères, nous devons nous efforcer d'honorer tout spécialement les fêtes de ceux qui ont répandu leur sang là où nous habitons. Car si tous les Saints, n'importe le pays où ils ont souffert, nous sonL utiles, ceux qui ont souffert près de nous intercèdent pour nous d'une manière spéciale. Le martyr, en effets ne pâtit pas pour lui seul, mais il souffre également pour le bien de ses concitoyens. Pour lui, la conséquence de ses souffrances c'est la récompense au ciel, pour ses concitoyens c'est le bon exemple ; pour lui c'est le repos, pour eux c'est le salut ».
Aussi, le culte ofticiel des Saints se bornait-il d'abord aux martyrs. Le premier exemple de culte public décerné à des Saints non martyrs, est celui du saint Pape Sylvestre et de S. Martin de Tours, auxquels le Pape Symmaque éleva à Rome une église en 500 et en fit la dédicace en leur honneur ; c'est la basilica Sylvestri el Martini 3.