‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 168 sur 299 · LA FÊTK DE S. ETIENNE · texte numérisé non relu

LA FÊTK DE S. ETIENNE

traduisit eu lalin '. Avec cela, le ciillo du saint martyr se répandit, pour ainsi dii'e, j)ai-loul. Ou se rendait en pèlerinage à ses églises et chapelles, ou implorait son secours dans toutes sortes de maux. De nombreuses grAces spirituelles, des guérisons miraculeuses furent obtenues, ainsi (pieii lémoignenl les sermons de S. Auguslin et son ouvrage ((De la cité de Dieu » 2. A Rome, le pape Simplice(-f 483) bâtit une basilique en Thonneur de S. Etienne ; la lele de l'invenliou de sou corps fut fixée au 3 août.

Peu après la découverte du corps qui fut Irausporté d'abord à Jérusalem, ou eu doiuia des parties à d'autres églises. Ainsi, une main fut olferte à la ville de Constautinople ou à l'empereur Théodose II 3, des reliques de momdre importance furent données à d'autres endroits. En 439, l'impératrice Eudoxie transféra à Consiantinople les autres ossements et les fit déposer dans la basilique de Saint Laurent ^. Au-dessus du tombeau avait été bâtie une chapelle, la(iuelle était parfaitement connue des pèlerins du vi'' siècle comme étant le tombeau de saint Etienne^. Saint Augustin, dans les endroits cités, parle d'églises érigées en plusieurs endroits en l'honneur de notre Saint.

Cependant, le culte du premier martyr ne date pas seulement de l'époque indiquée ; il était bien plus ancien, aussi ancien, peut-on dire, que l'Eglise elle-même,

1. Gennadius, de scripl. eccl. 46, 47. Les écrits relatifs à linvenlion du corps de S. Etienne sont éditée, traduits en latin dans MiGNE, xli. Opéra S. Alg., vu, 805-854.

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