LA COMMÉMORAISON DE TOUS LES FIDÈLES TRÉPASSÉS
Le devoir de charité qui nous porle à prier pour les morts (cf. II Macc/i. xu, 46) trouve son expression dans la vie ecclésiastique aussi bien par des prières privées que par des prières publiques ; celles-ci sont surloul fixées à certains jours délerminés, tels que : le jour du décès, le troisième, septième el Irentième jour après le décès el le jour anniversaire. Mais l'observance de ces usages fui laissée à l'appréciation des parents et des amis. De bonne heure les ordres religieux exerçaient ce devoir de charité à l'égard de leurs frères décédés -. De plus, depuis dix siècles, un jour particulier dans l'année est encore consacré à la commémoraison de tous les trépassés sans distinction ; c'est le jour qui suit la Toussainl, c'est-à-dire le 2 novembre ou bien, si le 2 tombe un dimanche, le 3 novembre. L'impulsion, pour l'inlroduire dans le rite ecclésiastique, partit du monastère de Cluny, où l'abbé saint Odilon fit, en 998, un décret qu'il imposa à tous les couvents de sa congrégation
lebrarelur, quam Romani ex insULulionc Bonifacii papac celobrant. Chron. ad ann. 835. Migne, ci.x, 159.