Nat. Alex. Ilisl. eccl. viii, 23, éd. de Paris
2. Cf. IsiDOiu IIisp., Reg. mon. c 21, n. 2, Migne, lxxxiu, 894. D'après ces règles il devait y avoir une messe des morts solennelle pour tous, le lendemain de la Penlecùle.
(on l'appelle communément slaluliim s. Odilonis pro defiinclis *). Ilyesl sLaùué « que, dans tous les monastères de Gluny, le h'"^ novembre, après l'office des Vêpres, on fasse la sonnerie des morts, suivie de Toffice pour les défunts. Le lendemain, tous les prêtres de la Congrégation devront appliquer la messe pour le repos de l'âme de tous les fidèles défunts ».
Cette pratique trouva des imitateurs, sans qu'il y eut jamais de prescription à cet égard. Elle fut aussitôt imitée dans les couvents d'autres ordres tels que les Bénédictins, les Chartreux etc. 2. L'institution se fit attendre pins longtemps dans lesdiocèses et par le clergé séculier, et le temps de rintroduclion dans les différents diocèses varie beaucoup. Nous nous contentons d'en citer quelques-uns au sujet desquels nous sommesmieux informés et qui présentent un intérêt particulier.
Le premier diocèse qui ait reçu la commémoraison des fidèles trépassés semble avoir été Liège, où l'évêque Nother (f 1008) l'introduisit -^ Elle se trouve également dans le martyrologe de Besançon qui porte le nom de Protadius, évêque de cette ville et qui a été rédigé entre 1043 et 1066. Parmi les Ordines romani, le xiv*^ seulement, qui date du xiv^ siècle, marque cejour. Quant à Cologne, la fête n'est pas encore dans le calendrier de la même époque, encore moins se Irouve-t-elle dans le