‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 249 sur 299 · Ahkulf, dans Adamnam s, de locis sanclis m, 3 ibid · texte numérisé non relu

Ahkulf, dans Adamnam s, de locis sanclis m, 3 ibid

FÊTES CHUÉTIKNNES. — 28.

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lui le bois de la Sainte Croix. Lui-même l'apporta de Tibériade à Jérusalem *, où il la remit au Patriarche Zacharie le 3 mai, si la date est exacte. La tradition ajoute que, lui-même, revêtu des insignes de sa dignité, la porta sur les épaules, mais que, arrivé au pied du calvaire, il ne put faire un pas en avant, jusqu'à ce que, averti par le Patriarche Zacharie, il eût déposé ses ornements royaux. On n'introduisit aucune fête en Orient à cette occasion, mais bien dans l'Occident.

Quant à la propagation de ces deux fêtes dans les différentes provinces ecclésiastiques, on se trouve en face d'un phénomène singulier. Le jour anniversaire de l'invention de la sainte croix par Hélène (le L4 septembre) était naturellement célébré à Jérusalem dès le principe, et la fêle se répandit de bonne heure dans toute la partie orientale de l'Église ancienne. Dans l'Occident, on connaissait dès le iv^ siècle l'invention, mais la fête qui y a rapport n'y fut pas adoptée, au moins pour le moment.

Les choses se passèrent en sens inverse dans le recouvrement de la croix par Héraclius. A la douleur éprouvée à la nouvelle de sa perte, répondait la grandeur de la joie ressentie par tout le monde chrétien à l'annonce de sa restitution. Mais tandis qu'en Orient on se contenta de la fête en usage jusqu'alors, en Occident on en marqua le jour anniversaire et on l'inséra de bonne heure dans le calendrier ecclésiastique et dans les martyrologes. Nous le trouvons déjà sousla dénomination de « jour de la sainte croix » {elles sanctae cruels)

t. MuHALT, Chronogr. Bys. I, 272, 286. Theopiiane, éd. Bonn, I, 504 ad ann. 6120. Chron. pasch. éd. Bonn, I, 704 ad ann. 6122 raconte renlèvement de la croix, et le texte s'arrête.

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dans le lectionnaire de Silos dont Torigine remonto à l'an 650. C'est là, pensons-nous, la première mention qui soit laite de ce jour. Les très anciennes liturgies gallicanes éditées par Mahillon, le lectionnaire aussi bien quelesacremenlaire, ont inséré la iele de la Sainte Croix qui tombait au printemps ; mais ils l'ont dénommée « invention de la Sainte Croix » iinventio sanctae cruels)^ ; aucun de ces livres liturgiques ne connaît la fête du 14 septembre. Le sacramenlaire grégorien aies deux fêtes; celui de (iélase dans l'édition de Tomasi les a également, mais la seconde n'y figure qu'en vertu d'une addition postérieure-.

La manière dont le marlyrologc liiéronymien se comporte à l'égard de ces deux fêtes, mérite une mention spéciale. La recension de Wissembourg quia été écrite vers l'an 750 a les deux fêtes; celle d'Echternacli qui représente le texte le plus ancien, n'en a aucune et celle de Berne, la plus jeune des trois recensions antiques n'en a qu'une, savoir le 3 mai, naturellement sous la dénomination d' «invention de la sainte croix » comme portent tous les manuscrits latins^. Le texte authentique du vénérable Bède a seulement le 3 mai ; de même le sacramenlaire de Padoue, qui remonte à la première moitié du ix" siècle*.

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