‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 284 sur 299 · Beda, Ilisl. eccL III, 21; Migne, xcv · texte numérisé non relu

Beda, Ilisl. eccL III, 21; Migne, xcv

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(20 août), etc. Ces claies sont généralement celles des ménologes grecs.

Bède a réuni des documents précieux en vue de son martyrologe el il a enrichi de notes puisées dans ses lectures privées, les originaux sur lesquels il travaillait. Nous en avons une preuve, entre autres, dans ce qui regarde les martyrs Gastus et Aemilius (22 mai). A leur sujet, il cite l'écrit de S. Cyprien de lapsis, auquel il a emprunté également les noms. Les autres sources dont il tira parti furent les Gesta ponlificiim, les écrits d'Eusèbe, les dialogues de Grégoire et surtout un bon nombre d'actes des martyrs [passiones martyrum). L'ouvrage de Bède est une œuvre originale et la forme indique un bon écrivain. Mais malgré le soin qu'il y a mis, il n'a trouvé de matériaux que pour environ 180jours,et la moitié de Tannée a dû rester en blanc ; d'autre part, il est plus riche que les martyrologes francs du vni^ siècle, et les notices consacrées aux diiïérenis Saints se distinguent par leur brièveté et leur précision.

Malgré son mérite incontestable, le travail de Bède ne put suffire longtemps. Il fut copié avec soin et mis à profit, mais il fut aussitôt augmenté d'additions de toute sorte, ainsi que le prouvent les variantes considérables dans les manuscrits que nous possédons. Peutêtre même a-t-il trouvé plus de faveur dans les pays étrangers que dans son propre pays. En effet, douze ans seulement après la mort de Bède, le canon 13 du second synode de Gloveshove, tenu en 747, ordonna l'usage du martyrologe romain sans môme mentionner celui de Bède.

Quant aux éditions du martyrologe de Bède, la première parut à Cologne en 1616, mais dans le texte de

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