‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 31 sur 299 · Hartzheim, IV · texte numérisé non relu

Hartzheim, IV

2. Dans le diocèse de Lyon, par cxcnnplc,il y avait en 1377 09 de CCS jours, les dimanches compris. Pâques et la Pentecôte étaient chômés pendant trois jours. V. Migne, Manuel 347.

36 LES FÊTES DE l'ÉGLISE EN GÉNÉRAL

en usage dépassait celui que prescrivait le droit commun K Le statut de Baudouin, archevêque de Trêves, en date de 1338, renferme un plus petit nombre de fêtes. Ce sont les suivantes : Fêtes de Notre-Seigneur : Noël, Pâques avec les trois jours suivants, la Pentecôte et les deux jours qui suivent, la Fête-Dieu, la Circoncision, l'Epiphanie. Les fêtes de la Sainte Vierge sont : la Nativité de Marie, l'Annonciation, la Purification et l'Assomption. Quelques années plus tard on y ajouta encore la fête de la Conception de Marie. Puis, les fêtes des douze Apôtres, de saint Michel (8 mai), de l'Invention de la sainte Croix, de la Nativité de saint Jean-Baptiste, de saint Laurent, de saint Martin, de sainte Marie- Madeleine, de sainte Catherine, de la Toussaint, des saints Innocents, de la Dédicace et du saint Patron.

Dans l'empire byzantin le nombre des jours fériés au Palais (in foro) était plus considérable encore qu'en Occident. On distinguait entre jours complètement fériés et jours à demi fériés. L'empereur Manuel Commène en réduisit le nombre par sa Constitution du mois de mars 1166. Après cette réduction, il restait encore 66

1. BiNTERiM, Conc, VI, 118 et 5?4 ; Denkw., v, 1, 303 suiv. ; Binte- RiM-MooREN,D/e Erzdioezese Koeln im Miitelalter I, Koeln 1892, 526. — Hartzheim, Conc. Germ., v, 106 ; vi, 498. Ceux à qui cette statistique ne paraîtrait pas suffisante, trouveront d'autres indications dans les collections des Conciles. Nous renvoyons aux synodes de Szabolcs dans la Hongrie en 1092 (I cap. 37 et 38 ; Mansi, XX, 757) ; d'Oxford en 1222, can. 8 ; de Toulouse en 1229, chap.26; de Worcesteren 1240; aux Statuts du Mans (Mansi, xxiii, 764), aux synodes de Liège en 1287, de Wurzbourg en 1298, d'Utrecht en 1347, de Prague en 1355 (Hartzheim, m et iv) ;etde Bamberg en 1491 (tit. 36, Hartzheim, v, 619) lequel avec ses 54 fêtes chômées, non compris les dimanches, semble avoir atteint la limite qui n'a pas été dépassée.

jours complèteoient fériés sans compter les dimanches, et 27 à demi fériés.

Les jours de fêle observés au viii^ siècle par les chrétiens copies en Egyple sous la domination musulmane, nous ont été conservés par le calendrier de Galcasendi*. Ils distinguaient les fêtes en majeures et mineures et il y en avait sept de chaque espèce.

Les fêtes majeures étaient :

L Annuniiatio. Innuunt per eam, ajoute Calcasendi, annuntiationem consolatoris, qui ipse est secundum eorum disciplinam Gabriel, Mariae, super quam sil pax, de nativitale Jesu, super quem sit misericordia Dei. La fêle était fixée au 29 de Barchamoth, c'est-à-dire au 25 mars.

2. Olivarum s. feshim palmarum indiesolis postremo jejunii illorum^ alias festum Alschacaniu (corruption de Hosanna), dimanche des Rameaux.

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