‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 42 sur 299 · Philos., vin · texte numérisé non relu

Philos., vin

Si les canons arabes qui portent ordinairement le nom d'HippoIyte, et en particulier le canon 22, avaient cet écrivain pour auteur, sa pensée par rapport à la date de la célébration eût été qu'on célébrât la Pâque dans la même semaine que les Juifs, mais le dimanche de cette semaine. Avant le dimanche on devait jeûner au pain et à Teau pendant une semaine entière ^. — La date, indiquée ici^ s'accorderait très bien avec le cycle pascal de seize années d'Hippolyte ; car celui-ci n'est pas autre chose sinon l'octaétéride (espace de huit ans), doublée des Juifs.

Les canons 7 et 69 des prétendus Canons Apostoliques font mention de la fête pascale et du jeûne qui la précède. Le canon 7 a de plus une importance particulière, parce qu'il en détermine le temps quand il dit : « Celui qui célèbre la Pâque avec les Juifs avant l'équinoxe du printemps, qu'il soit anathème ». Il ressort de ce passage, que la Pâque juive pouvait tomber avant Féquinoxe du printemps. Seulement le dernier jour de Nisaii ne pouvait jamais arriver avant ce jour. Conséquemment la Pâque juive devait tomber assez fréquemment avant le 21 mars, ce qui a pu ég-alement arriver dans l'année de la mort de Jésus-Christ.

Une partie seulement du traité d'Eusèbe ^ sur la fête de r*âques qu'il avait dédié à l'empereur, nous a été conservée. Le fragment ne renferme rien qui ait rapport ni à la célébratiou de la fête ni à sa date. Constantin remercie Eusèbe dans une lettre adressée à l'auteur. Celui-ci, vaniteux qu'il était, publia la lettre dans

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