Ep. ad Januar, 55, c
d'origioe grecque mais hébraïque ; que la fête de Pâques constitue le complément de notre Rédemption, laquelle consisteen une rénovation intérieure. Or à celle-ci répond le premier mois de l'année (juive et romaine) dans lequel tombe la Pâque. Dans la suite, saint Augustin s'écarte de la vraie voie et se perd dans le symbolisme du nombre et dans d'ingénieuses combinaisons astronomiques.
Plus laconique et plus catégorique est la réponse donnée par Martin^ évèque de Dumio (de 561 à 572) qui mourut en 580, évèque de Braga. Dans sa petite dissertation de Paschale i, il fait remarquer que plusieurs, essayant inutilement d'expliquer pourquoi on détermine la date de la Pâque à la manière juive, suivant la lunaison, ne font qu'obscurcir la question davantage. De même, dit-il, les tentatives faites par plusieurs évêques de la Gaule à l'effet de célébrer la résurrection du Seigneur un jour fixe du mois, soit le 25 mars, ne doivent pas être approuvées. Selon lui, la Passion du Sauveur c'est la rédemption de la créature, et de même que la création du monde a eu lieu au printemps (c. 4), sa rénovation doit être célébrée également au printemps, donc au premier mois de Tannée. Dans la célébration on devra observer et retenir deux choses : le jour de la semaine et la phase de la lune. Pour satisfaire à chacune de ces deux conditions, l'antiquité chrétienne a établi que la fête de Pâques ne doit pas être célébrée avant le 23 mars ni après le 21 avril (c. 7).
Ce qui est particulièrement remarquable dans cet écrit pour l'histoire de la fête de Pâques, c'est la constatation que, jusqu'en 570 un grand nombre d'évêques