Ibid., c
dans son calendrier le '27 mars comme le vrai jour de la Résurrection. La même date se trouve dans les actes supposés de Pilate. \ Tépoque carlovingienne, elle revient sans cesse dans les martyrologes, comme par exemple dans celui de (jlelles de 804, dans celui de Corbie de 826, dansWandelbert de Prûm et dans les diliérents textes du martyroloi^e dit Hiéronymien. Les textes ne disent pas si, en ce jour, il y avait une solennité liturgique, ou bien si on consignait simplement ce jour comme une date historique, mais il est vraisemblable qu'on faisait des fonctions sacrées.
Il n'est pas sans intérêt de faire remarquer comment, plusieurs siècles plus tard, on cherchait à s'expliquer pour quel motif la fête de Pâques, par opposition à d'autres fêtes, est une fête mobile. On comprend qu'avec le temps on ait oublié le vrai motif, c'est-à-dire la corrélation de la fêle de Pâques chrétienne avec la Pâque juive qui la rendait dépendante du calendrier juif et qu'on se soit mis en quête d'en donner une explication ditîérente, mystique ou autre.
Après que la fête de Noël fut devenue une institution stable dans l'Eglise universelle, il devait paraître surprenant que le jour de la mort du Seigneur, fût célébré différemment que le jour de sa naissance, savoir par une fête mobile. Au nombre des questions que Janvier soumettait à S. Augustin, il y en avait une qui se rapportait à ce fait. S. Augustin ^ répondit que la Nativité n'était qu'une fête commémorative, tandis que la fête de Pâques renfermait des relations mystérieuses avec la Pâque des Juifs, comme, en effet, le nom n'était pas