De ord. fer. ; Migne, xc, col
date légale pour le baptême. A Pâques se terminait l'œuvre des catéchistes, la préparation était achevée, et on administrait aux catéchumènes les sacrements de Baptême, de la Confirmation et de TEucharistie. De ce chef, le caractère des fonctions liturgiques au temps pascal s'est ressenti également de cette influence et aujourd'hui encore, où la pratique de l'Eglise est devenue tout autre, il se trouve encore des rites dans le cérémonial de la fête de Pâques qui se rapportent au baptême. Rappelons avant tout la bénédiction des fonts le samedi saint. Il faut y rapporter aussi la consécration des saintes huiles le jeudi saint, puisqu'elles servaient ensuite à la collation du baptême et de la confirmation. Ces raisons et, en général, la haute dignité de la fête expliquent pourquoi la fête de Pâques, au point de vue liturgique, se distingue de toutes les autres et qu'en ce jour on observe un certain nombre de rites qu'on ne rencontre plus le reste de l'année.
Telles sont, par exemple, la lecture de la Passion le dimanche des Pxameaux, le mardi et le mercredi de la semaine sainte ; la consécration des saintes Huiles le jeudi saint; la messe des Présanctifiés le vendredi saint. Mais c'est surtout le samedi saint qui se distingue le plus par les rites suivants qui lui sont propres :
1. La bénédiction du feu avec lequel on allume les cierges de l'Église ; la bénédiction des cinq grains d'encens destinés au cierge pascal. Ces deux cérémonies se font en dehors de l'Église devant la porte principale.