‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 58 sur 299 · La lecture des prophéties de l'Ancien Testament · texte numérisé non relu

La lecture des prophéties de l'Ancien Testament

5. La bénédiction des fonls où l'on se sert du cierge pascal.

(>. La collation du baptême lorsqu'il y a des catéchumènes.

7. Le chant des LUanies pendant (juc le célébrant est prosterné par terre.

8. La messe du samedi saint à laquelle il n'y a pas d'Introït et où le triple Alléluia remplace les Vêpres.

9. Dans beaucoup d'endroits, on célèbre, le samedi soir, la solennité de la résurrection, mais celle-ci n'est pas conforme à la Liturgie romaine.

10. De même, le dimanche de Pâques, au matin, d'après certains usages locaux, ou relire le Crucifix du tombeau, on le porte en procession, on fait l'ouverture des portes et on entre solennellement dans l'église, où l'on dit l'Évangile de saint Marc (xvi, 17).

Xn moyen âge, il existait encore d'autres usages et solennités, tels que les processions publiques, les contes de Pâques et autres semblables.

A une époque relativement récente, alors que l'institution du catéclîuménat était déjà sur son déclin, des lois particulières édictèrent que Pâques serait le jour consacré au baptême des catéchumènes inscrits dans le courant de l'année et dont la préparation était jugée suffisante. Ainsi p.e. les synodes de Rome en402(can. 7). de Gérone (can. 4), d'Auxerre (can. 18) décidèrent qu'en dehors du temps de Pâques, le baptême ne serait conféré qu'à des malades. A l'époque du second synode de Mâcon (585) Tusage de baptiser en n'importe quel jour de l'année était déjà très répandu. Néanmoins ce synode s'efforça de rétablir l'ancien usage; il prescrivit également pour toute la semaine de Pâques le repos

sabbatique^. D'ailleurs, au vu*' et au vni® siècle, Pâques passe encore pour être le jour régulier du baptême, au moins à Rome, comme le prouvent les ordres appelés ordres de scrutin^ ; de même le synode de Neuching (772, can. 18) ne voulait autoriser que deux dates dans l'année pour le baptême ^.

La semaine sainte était déjà distinguée dans l'antiquité par un nom particulier: on l'appelait « la grande semaine» seplimana major, dénomination qu'on rencontre dès le ive siècle^ ; elle garda cette dénomination dans les livres liturgiques. Le nom allemand /iTarii^oc/ze dérive du vieil allemand chara ou kara^ mot qui veut dire deuil, lamentation, et qui convient bien au caractère du temps, lequel a toujours et partout été considéré et traité comme un temps de deuil ecclésiastique.

Pour décrire maintenant la célébration liturgique de la semaine sainte, le mieux est, sans doute, de commencer par la description qu'en a donnée au iv** siècle la pèlerine connue sous le nom de Sylvia. Dans la relation d'un voyage de trois ans, fait entre 384 et 394, elle a fait entrer un exposé complet de ce qui, à cette époque, se pratiquait à Jérusalem. Là, les lieux saints donnèrent comme tout naturellement naissance à des usages pleins de symbolisme, lesquels furent imités dans l'Église

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