Adam.nan. De lacis sanclisA, 2'2 (Migne
manesia^ où saint Jean Chrysoslome prononça son discours sur celte fête ^.
Au moyen âge, c'élait également l'usage dans les Gaules et en Allemagne de faire des processions en ce jour ; cet usage montre à quel point on était dominé par la pensée d'imiter autant que possible les actions de Notre Seigneur dans l'organisation des actes liturgiques. Dans la circonstance présente, il s'agissait de représenter l'acte de Notre Seigneur conduisant ses apôtres de la ville au mont des Oliviers 2.
Un autre usage particulier à cette fête consiste à éteindre et à enlever, après le chant de l'Évangile de la Grand'Messe, le cierge pascal lequel, jusqu'à ce jour, s'allumait aux messes chantées. Dans des temps plus anciens on rendait sensible le mystère du jour, en élevant dans l'église une image du Christ et en la faisant disparaître par une ouverture pratiquée dans la voûte.
Depuis le xv« siècle la fête a une Octave et, pour cette raison, le dimanche suivant est appelé Dominica infra Octavam ; autrefois il s'appelait simplement Dominica post Ascensionem. La messe du jour présente un de ces cas rares, oij l'objet de la fête est exposé dans Tépître ; c'est le récit historique des Actes des Apôtres i, 1-11 ^. L'Évangile du jour est tiré de S. Marc xvi, 14-20, où l'Ascension de Jésus-Christ dans le ciel est rappelée en peu de mots dans le v. 19. Il est vrai que les versets 12-20 manquent dans les manuscrits alexandrins les