EusEB. Vila Constant, m, 41-43. — Socrates, //. e. i
l'ascension 155
importance marijiie aujourd'hui lendroil, (lue déjà au iV siècle on nionlrail • comme ctanl le Ii(Mi de l'Ascension, cl où Ion croit apercevoir encore de nos jours un des pas du Sauveur.
Ouant à la solennité lilurgi([ue, une procession en l'ormail le point caractéristique jusipie vers la fin du moyen ûge. Celle procession se pratic^uait déjà d'une manière grandiose dans l'église de l'Ascension lorsque Tauleur de la Peregrinaiio Sijlviœ visitait Jérusalem. La communauté se rendait en cortège solennel, le mercredi après la sixième heure, c'est-à-dire vers midi, de Jérusalem à Helhléem pour y célébrer rol'fice de la Vigile dans l'église de la gi'olle, sur le lieu même où naquit Jésus-Christ. Le lendemain on y célébrait les saints mystères, avec sermon, en la manière accoutumée. Le soir on retournait processionnellement à Jérusalem 2. Mais pourquoi ne célébrait-on pas plutôt les saints mystères sur la montagne des Oliviers, comme cela se pratiquait au vil'' siècle 3? (blette question se présente d'ellemême à l'esprit, mais noire pèlerine n'y fait pas de réponse. Il faut encore remar([uer que, pour désigner la fêle, elle n'emploie pas le terme Ascensio, mais qu'elle dit simplement le quarantième jour après Pâques {(juadragesima).
Ailleurs encore, en Orienl, comme par exemple à Constantinople et à Anlioche, c'était l'usage de faire la solennité de l'Ascension en dehors de la ville. Ainsi la communauté d'Antiocbe se rendait dans le bourg de Jio-