‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 101 sur 204 · PREMIÈREMENT · texte numérisé non relu

PREMIÈREMENT

Ceux qui ne se convertissent et ne fuient le péché, que par la crainte de l'enfer, n’ont nulle crainte du péché véniel—nul repentir... Ils sont sans courage pour lapénitence—sans ferveur pour acquérir la vertu. Ils sont sans amour,—comme des esclaves au service de Dieu, avec toute sorte de défauts : immortifications, aigreurs, chagrins... Gais lorsque tout va bien, tristes,

troublés, à la moindre épreuve .— Sévères vis-à-vis les défauts des autres.

Éviter le péché, même simplement véniel, par la crainte du purgatoire,— c'est une disposition bonne, mais encore imparfaite; car on s’y recherche soimême: le repentir et la pénitence ont pour motif la crainte, et non l'amour de Dieu. Aussi cette disposition fait-elle passer par les peines et souffrances du purgatoire.

Éviter même toute imperfection, comme pouvant retenir dans le purgatoire, et cela, par conséquent, plus pour soi-même que pour la gloire de Dieu, n'est pas une dispositin exempte de blâme, et elle mérite le purgatoire,— lors même qu’on aurait travaillé fortement à se vaincre, et qu'on aurait pratiqué tous les exercices de la pénitence.

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