SECONDEMENT
1l en est qui se donnent à Dieu par le désir de la gloire du ciel.
Ames vives, ardentes, elles sont susceptibles de fortes impressions. Charmées, elles quittent le monde, les choses extérieures et sensibles, les plaisirs, etc., et servent Dieu sérieusement. C’est bien. Dans la vie religieuse, elles s’appliquent à acquérir toutes les vertus — et une ample provision de mérites. La pensée et le désir des biens étérnels leur rendent supportables et faciles le travail et les souffrances... Elles ont une grande ferveur,—et cependant leur état est encore imparfait, Aussi, elles devront passer par le purga-
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toire, pour avoir moins recherché la gloire de Dieu qu'elles-mêmes.
Heureuses si les épreuves et les tentations viennent faciliter leur progrès. C’est alors qu'elles se connaissent, ainsi que leur trop grande attache aux biens spirituels et à elles-mêmes, au détriment de l’amour de la gloire de Dieu. Heureuses donc, si elles sont éprouvées par beaucoup de souffrances. C'est par ce moyen qu'elles peuvent se dépouiller d’elles-mêmes et approcher de la justice de Dieu.
Plus heureuses encore, si celles peuvent avoir le temps d'avancer dans la justice, par les souffrances et le mépris ; car, alors, elles acquièrent une grande force, ne craignent ni tentations, ni peines. Elles entrent dans le dépouillement et dans un vrai repentir.