‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 106 sur 204 · LA GLOIRE DE L'ÉGLISE SOUMISE A UN ROI COURONNÉ D’ÉPINES · texte numérisé non relu

LA GLOIRE DE L'ÉGLISE SOUMISE A UN ROI COURONNÉ D’ÉPINES

La couronne de son Époux, c’est pour l’Église son plus beau titre de gloire. Rien ne l’ennoblit, ne l'élève, comme la couronne d’épines,— couronne qui rappelle tant de dévouement, tant d’humilité...tant d’amour !— Jésus-Christ a été couronné d’épines parce que nous avions perdu la couronne d’innocence avec laquelle le premier homme avait été créé.

Le manteau d’ignominie de Jésus-Christ a procuré à l’Église un manteau de gloire. Ce sont les vierges, — les martyrs, — les confesseurs,— les pontifes dont la sainteté de vie esf le fruit des mérites du Sauveur moqué et humilié.

Le roseau est un symbole de fragilité. Notre roi, libérateur et maître, s’est chargé d’expier la faiblesse de l’homme, de corriger sa fragilité, de le rendre fort et invincible. Il a voulu, dans ce but, subir l’outrage et l’humiliation de porter à la main un roseau pour sceptre ; et, par là, il a obtenu de la part de ses dis-

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ciples l’héroïsme des sentiments, du courage, et des luttes contre l’enfer et contre le monde.

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