LES BLESSURES
Inconcevable supplice et douleurs de Jésus, attaché et fixé à la croix par des clous qui percaient ses mains et ses pieds ! ‘‘ Ils ont percé mes mains et mes pieds.” (Ps. 27.)
Voilà donc quatre plaies pour le corpsde Jésus-Christ, d’où s'échappe son Sang adorable, le prix de notre rédemption.— L'amour de ce doux Sauveur en demande une cinquième, — plus large—plus profonde, d’où put s'échapper tout le sang qui ne s'était pas échappé de son corps par toutes ses autres plaies et blessures : celle de son cœur. C'est l’amour infini pour les hommes qui dirigea vers ce cœur la lance du soldat.
Que n'’apprennent, que me procurent les plaies de mon Sauveur, quels mystères renferment-elles ?
Elles m'apprennent que Jésus-Christ est venu pour guérir l’homme des plaies mortelles, épouvantables, corrompues, éternelles que le péché avait faites à l’homme dans son âme... Voilà pourquoi il a souffert dans son corps de Dieu tout ce que l’homme devait
souff':r éternellement. Voilà pourquoi il a dit: je serai couvert de plaies; mes pieds et mes mains seront per- ‘cés de clous, mon côté sera ouvert par une lance, et mes blessures guériront celles de l’homme.
De plus, Dieu voulait s'unir l’h omme, et former une société de saints, de justes, une société qu'il érouserait, dont il ferait ses délices. Cette société, c'était l'Église, prédite par les prophètes, qui devait louer, glorifier Dieu, être l’objet de ses éternelles complaisances. Eh bien, Dicu, pour donner à son Fils cette mystique Épouse, l’a tirée de son côté ouvert par la Jance du soldat, “omme Eve avait eté figurativement tirée du côté d'Adam.
Oui, l'Église est sortie du cœur de Jésus, comme une portion même de son divin Époux. O mystère de consolation et d'amour ! Tous les enfants de l'Église sont sortis de la poitrine brûlante d’amour du Fils de Dieu. Voilà leur origine, leur berceau, le lieu de leur naissance ! Voilà le sein qui les a portés !
O plaies de mon Sauveur, quelles saintes et utiles vérités vous me fourn issez l’occasion de méditer !
:: Les conséquences pratiques à tirer pour moi,c’est que je dois être animé de la plus vive reconnaissance envers mon Jésus, qui a guéri les plaies de mon âme et fermé ses blessures, par les plaies et les blessures de ses pieds, de ses mains, de son cœur. L’offenser, serait rouvrir ses plaies. Combien je dois m’en préserver !
plaie mond