‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 112 sur 204 · LE SANG ET L'EAU · texte numérisé non relu

LE SANG ET L'EAU

L'ouverture du cœur de Jésus, voilà la source d’où sort la vie de nos âmes,— vie surnaturelle, divine, céleste. C'est la vie de la grâce communiquée par les sacrements. Le Sauveur n’est pas venu seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang.

Voilà les deux sources qui s’épanchent des plaies du Sauveur: le Sang qui rachète et l’eau qui purifie. ‘ Sachant que... vous avez été rachetés.. par le précieux Sang de Jésus-Christ.” (Petr., 1, 18, 19.)

‘ Je répandra sur vous une eau pure, et vous serez purifiés.” Notre rédemption, et les sacrements destinés à nous communiquer ses mérites, se trouvent

dans le Sang et dans l’eau sortis de la poitrine du Sau-

veur. De là sortent toutes les grâces... toutes les larmes de la componction et de la pénitence,—la miséricorde, le pardon, et enfin ce fleuve abondant de tous les genres de grâces qui arrose et qui rend fertile le jardin de l’Église.

Penser à la sainte lance, l’honorer d’un culte pieux, est aznc une pratique propre à me rappeler le grand mystère de mon salut, de ma justification, de ma perfection; propre à me rappeler ces fleuves de grâces et de bénédictions qui des plaies du Sauveur, de la

plaie de son cœur surtout, se sont répandus sur le monde entier. Tout en honorant la sainte lance, je’

m'enfonce, par la contemplation, jusque dans cet abime de miséricorde et d’amour,—le ‘œur de Jésus. Mon cœur bondit de joie, d'espérance et d'amour.

Et puis, le Sang et l’eau, j’en fais mes délices, dans le sacrement d'amour... Je m’élance vers la source d’exu vive: j’aspire Jésus-Christ, j'aspire son Sang adorable, et cette eau de l’iinmortalité qui rafraichit délicieusement mon âme. Ce Sang divin coule dans les veines de mon cœur.

Mon âme, contemple en silence, — aime,— enivretoi !

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