T IL UT
une rand
comchasiiute-
dominer par le démon muet. Prenons la courageuse résolution de faire du don de la parole le saint usage pour lequel Dieu a bien voulu l’accorder, et passons aux autres parties de la méditation de l'Évangile du jour.
‘ Lorsqu'un homme fort et bien armé, dit Jésus- “ Christ, garde sa maison, tout ce qu’il possède esten “ sûreté. Mais s’il en survient un autre plus fort que ‘€ lui, qui le surmonte, il emportera toutes ses armes, ‘“ dans lesquelles il mettait toute sa confiance, et il ‘‘ partagera toutes ses dépouilles.” Le fort armé, avant Jésus-Christ, c'était le démon. Il avait subjugué la terre ; il la dominait ; et si l’on excepte le pays de la Judée, il se faisait rendre partout ua culte usurpé et sacrilège. De tous côtés, sous divers noms, des temples lui étaient élevés, et de nombreuses victimes lui étaient sans cesse immolées. Une partie de la nation sainte subissait sa domination : les passions et les vices la lui assujettissaient. Ses ruses, ses suggestions et ses séductions, étaient les armes dont il se servait pour conserver son empire.
Mais Jésus-Christ est survenu. Plus fort que Satan, il entreprit de détruire son empire et de fonder à sa place Ie royaume de Dieu. Partout les temples du vrai Dieu remplacèrent ceux de son ennemi. Partout furent abolis les abominables sacrifices qui attestaient l’avilissement du genre humain et qui étaient injurieux à la divinité. Jésus-Christ fut lui-même, tout à la fois, la victime, le prêtre et le Dieu du nouveau et seul sacrilice qui allait désormais être offert, d’un bout du monde à l’autre. Il a délivré le genre humain du joug
honteux auquel il était asservi depuis tant de siècles. Il a dissipé ses erreurs, lui a communiqué la vérité, et lui a enseigné la vertu et la sainteté des mœurs. Notre victoire a été reufermée dans la sienne. Son triomphe a fait le nôtre. La porte du ciel nous a été ouverte, et nous pouvons y monter à sa suite.
II Pornr.—‘‘Celui qui n’est pas avec moi, dit Jésus- ‘ Christ, est contre moi, et celui qui n’amasse pas ‘“ avec moi dissipe.”—C'est là une maxime vraiment importante et digne d’une sérieuse méditation. Elle fait connaître à la religieuse qu’il n’y a pas de moyen terme pour elle entre le pur esprit de son état, et le rapprochement que la nature voudrait opérer entre l'esprit du monde et la pratique des saints conseils évangéliques. qu’elle s’est engagée à prendre pour règle de sa vie, en embrassant le saint état religieux. Non, ce rapprochement n’est pas possible ; il faut rompre avec le monde pour être avec Jésus-Christ. Il faut avoir le bon esprit ou subir la possession du mauvais. Qui non est mecum contra me est, dit Jésus-Christ, et qui non . colligit mecum dispergit. (Luc XI, 23.) Il faut être tout à Dieu, —tout à Jésus-Christ, en religion ; et non pasen partie au Seigneur, et en partie à soi-même et à la satisfaction de la nature. Car Notre-Seigneur a dit: ‘‘ Celui qui n’est pas avec moi est contre moi; et celui qui ne recueille pas avec moi disperse.”
Ie Pornt.—Il s’agit d’amasser non de la paille, qui sera brûlée, mais du bon grain qui sera conservé dans les greniers du ciel.—Pour être avec Jésus, et pour recueillir avec lui, il faut supporter, à son imitation, l'angoisse et la peine, souffrir tout avec courage. Il
faut tend Dieu der com dem dans avec extérà
Et intest chass méch y de toujo de cr essenti des pa des er
0 & enseigi pleines Faiteset nos règle d
non
non être
faut soutenir la terrible lutte de l’homme intérieur qui tend à établir son repos, son lieu et sa demeure en Dieu, contre l’homme extér'eur qui refuse, avec effort, de recevoir l'impulsion «e l’homme intérieur, et qui combat l'esprit par le corps. Oh! que cette lutte demande d'esprit de foi et d'abandon confiant à Dieu dans la prière ! Comme il faut défendre son intérieur avec force et vigilance contre l’attachement aux choses extérieures, pour ne chercher que Dieu et son amour.
Et c’est uniquement au courage dans cette guerre intestine qu'est due la victoire sur l'esprit malin, qui, chassé d’une âme, va prendre sept autres esprits plus méchants que lui et y retourne pour en triompher et y demeurer de nouveau. Il est donc nécessaire de toujours combattre ; d'éviter avec soin le relâchement; de craindre l’abus des grâces, de regarder comme essentielle à la persévérance, la fuite de la négligence des petites choses ; et surtout d’être fidèle à la pratique des exercices religieux dans une commuuauté.
O Seigneur, nous vous remercions des saints enseignements, des conseils salutaires, et des maximes pleines de lumière énoncées dans cette méditation. Faites-nous la grâce d’en pénétrer tellement nos esprits et nos cœurs, que nous en fassions constamment la règle de toute notre conduite.
ES
LE VENDREDI DE LA Ill: SEMAINE DU CARÊME.