‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 125 sur 204 · LA FÊTE DU PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LA FÊTE DU PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

Saint Paul est vraiment le docteur du précieux Sang. On le voit y revenir sans cesse dans ses Épiîtres. C'est comme un besoin pour son amour... Méditons ce que nous devons au Sang adorable de Jésus-Christ... Par ce sang nous avons été rachetés, lavés et purifiés, nous

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avons reçu le pardon de nos péchés; nos âmes ont été sanctifiées ; le ciel nous a été ouvert.

Répandu pour nous, offert à Dieu pour nous, il est devenu le principe de toutes les grâces qui nous sont communiquées par la foi et par les sacrements. Il mérite notre culte dévot el notre pieuse méäitation... Rien n’est plus propre que sa dévotion à nourrir et à exalter la piété chrétienne.

MÉDITATION

fr PRÉLUDE.— Représentons-nous comment, à notre triste époque, l'efficacité de ce Sang divin est méconnue par l'irréligion et l’impiété. -

HI° PréÉLUuDE. — O adorable Rédempteur, faites que nous offrions une digne réparation à votre précieux Sang, et que, par notre dévotion, nous le fassions couler sur nous et sur le monde, que lui seul peut sauver.

l°* PoinT.— Le Sang de Jésus-Christ dans l'Ancien Testament.—L'usage universel dans le monde entier, après la chute de l’homme, d'offrir au ciel des sacrifices sanglants, est sans doute venu de ce sentiment gravé dans le cœur des enfants d’Adam, par Dieu luimême, à savoir, que, comme J’a dit saint Paul, ‘ {es péchés ne sont pas remis sans effusion de sang.” (Hébr., IX.)

Aussitôt que Dieu se fut choisi un peuple, il lui prescrivit l’immolation de nombreuses victimes et l’effusion de leur sang. Les sacrifices ont été incessants chez ce peuple jusqu’au temps de Jésus-Christ. Mais

saint Paul nous apprend que ce qui s’est pratiqué sous l’ancienne loi, figurait ce qui deviit arriver lorsque le Sauveur viendrait vérifier en personne toutes les figures qui l’avaient dès longtemps présagé. Ainsi, tout le sang versé dans l’antiquité n’était que l’imposante figure du grand mystère de notre rédemption... Il réveille la haute idée du sacrifice de Jésus-Christ, seul capable d’expier le péché.

Oh ! qu’au souvenir de l’oblation de notre aimant Sauveur, et de l’effusion de son Sang divin au milieu des douleurs de sa passion, nos cœurs bondissent de reconnaissance, d’admiration et d’amour!... Méditons combien ce Sang est quelque chose de grand, de précieux et d’inestimable !— Nous jouissons, nous, sous le christianisme, de la réalité de ce dont les générations de l’ancien monde ne voyaient que la figure. Sachons donc apprécier notre bonheur. Rendons avec une foi vive et ardente, hommage, reconnaissance, amoureuse adoration au Sang de l’Agneau immolé. Reconnaissons dans ce Sang l’immensité du trésor que nous possédons.

Ile Pornr —Le Sang de Jésus-Christ sur le Calvaire.— Prêtre et victime tout à la fois, saint, innocent, san» souillure... plus élevé que les cieux, Jésus-Christ a offert à son Père le sacrifice de louanges destiné à glorifier la divinité, et à ouvrir devant l’homme la route du salut éternel. Médiateur de la nouvelle alliance, il a scellé de son propre Sang le traité de paix entre le ciel et la terre. Agneau immolé, il a effacé le péché du monde, et lui a acquis une rédemption éternelle.

Toute la doctrine catholique touchant la Rédemp-

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tion se réduit à cet enseignement : C'est par l’effusion de son Sang sur le Calvaire que Jésus-Christ nous a rachetés. Ce Sang adorable purifie nos âmes par l’application qui nous est faite de ses mérites infinis, principalement dans les sacrements ; il nous fait parvenir à l'héritage céleste, et nous procure le bonheur éternel.

Quels sentiments doit donc exciter en nous ce dogme du Sang d’un Dieu répandu pour nous! Quelle reconnaissance doit produire dans nos cœurs la considération de ce mystère de miséricorde et d'amour, le mystère du précieux Sang ! Que Dieu ait voulu nous réconcilier avec lui par le Sang de son Fils, et que, pour cela, il ait consenti à sa passion douloureuse et à sa mort cruelle sur la croix, et que Jésus-Christ ait versé tout son Sang pour nous au milieu du supplice ignominieux du Calvaire, c’est le comble et l’excès de l'amour.

Oh ! livrons-nous à l’admiration ! adorons et aimons : occupons-nous perpétuellement d’un tel bienfait... Nous, néant que nous sommes, nous avons été rachetés à un prix infini ! Nous avôns coûté la vie et le Sang d'un Dieu! Seigneur, nous voulous méditer sans cesse ce miséricordieux mystère. Nous voulons réparer les oublis, les ingratitudes et les outrages avec lesquels il est traité. Prosternés au pied du trône de l’Agneau sans lache, nous voulons répéter en union avec eux: ** Vous tes digne, Seigneur, de recevoir la vertu, lu force, l'honneur, la gloire et la divinité, parce que vous avez été mis à mort, et que vous nous avez rachetés pur votre Sang, etc.” (Apoc., V.)— Ici, on s’excite à la reconnaissance, contrition, etc., elc.

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