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II Paërune.—0 Mère de douleurs, obtenez-nous de concevoir un peu la grandeur des souffrances qui vous ont mérité le titre de Æeine des Martyrs.
I PointT.— Marie a vécu d’une vie de douleur, tant qu’elle a été avec Jésus sur la terre. Principe inépuisable de joies et de délices pour cette aimante Mère, Jésus lui était, en même temps, une source de croix et d’inexprimables afflictions... On peut énumérer comme suit, sept circonstances ou mystères, dans lesquels, surtout, le glaive de la douleur transperca le Cœur de l’auguste Mère. Ce sont : la prophétie du vieillard Siméon,—la fuite en Égypte, —la perte de Jésus au temple, —la rencontre de Jésus portant sa croix, — le crucifiement,—la descente de la croix, —la sépulture de Jésus.—Aujourd’hui, l’Église veut que ses enfants s'occupent tout particulièrement du souvenir de Marie navrée de donleur, et que ce soit un Jour commémoratif de ses douleurs.
Dans toute sa vie, la céleste Vierge a été en proie à la tristesse, même à côté de la joie. —Jésus naît : mais il a une étable pour logement, une crèche pour berceau. Les Anges chantent à sa naissance ; il est visité par les Mages ; Anne et Simévn prédisent ses grandeurs, mais il sera un signe de contradiction, et le glaive de la douleur percera le Cœur de Marie... Il sauvera le monde, mais ii ne le sauverax qu’au prix de son Sang et de toutes sortes de souffrances et d’ignominies.
Plus Marïe aime son Fils... plus ses regards attendris s’attachent à son front auguste ; plus elle rontemple ses yeux ca -:sants, sa bouche, ses lèvres
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