‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 132 sur 204 · FRS · texte numérisé non relu

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entr'ouvertes paur lui sourire ; et plus sa pensée plonge avec amertume dans un avenir d’indicibles chagrins. Déchirante pensée que celleque Jésus devait être la Victime ensanglantée !—La pensée de sa passion, l’image de la mort qu’il devait endurer pour la rédemption du genre humain, étaient continuellement à son esprit, et noyaient son cœur dans une mer d’amertumes... O Jardin des Olives!... O Pré.

toire !... Opprobres, ignominies, sanglantes scènes de la Passion, que votre vue anticipée afiligeait le cœur de Marie ! Chaïnes... clous... qui deviez charger, percer ses mains innocentes !... À quelle-agonie son âme était livrée, quand, éclairée par un esprit prophétique, elle voyait ce qui devait arriver au temps de sa Passion ; quand elle se représentait ses yeux éteints et mourants, son visage abattu, défiguré, ses membres meurtris... elle anticipait le temps déterminé pour le sanglant sacrifice ; et comme chaque jour en approchait le terme, chaque jour apportait aussi

à son cœur un supplice plus grand, supplice de cepet chaque instant, —que tout renouvelait, et que l'amour infini seul de Marie pouvait supporter. être «

Ile PorntT.—Mais, c’est au temps de la Passion de Pils r son Fils qu’elle fut surtout plongée dans un abîme de VOS 80 douleurs. Voilà, en effet, que les sanglantes prophéties Æ om d'Isaïe, de Daniel, de David, concernant le Messie, de le’ allaient avoir leur accomplissement.. L'heure terrible & sur la est arrivée... Jésus est arrêté, trainé de tribunal en Æ stl tribunal, avec la dernière ignominie ! Judas l’a trahi, “épines Pierre, le chef de ses Apôtres, le renie... Les pontifes in, : le traitent avec un mépris orgueilleux... le peuple À : celle

ensée cibles devait a pasour la ement er d’a- Pré- ‘nes de à cœur larger, nie son it pro- 1 temps s yeux 1ré, Ses déterue jour it aussi lice de amour

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crie, et demande son Sang. Il est livré à la brutalité des soldats, dont il recoit les plus infamants outrages!.…

Les bourreaux déchirent son corps. Il n’en reste aucune partie qui ne soit torturée et saignante !! Et tant d’horribles tourments, à infortunée Mère, rendirent alors incomparables votre douleur et votre souffrance. Car, vous le vites, ce Fils bien-aime, sorti du prétoire, livide, meurtri de coups, inondé de sang. Vous le vites, marchant la couronne d’épines sur la tête: et chaque pointe déchirait votre cœur maternel... Vous le vites, quand il tombait écrasé sous le bois de son supplice ;.. quand il montait au Calvaire chargé de sa croix... Enfin, vous entendites les horribles blasphèmes que ses ennemis proféraient contre ce Fils, l’amour, les délices de votre cœur !... Vous le vites étendre sur la croix, et clouer à ce gibet infàme ; Vous vites le Sang couler par lorrents de ses pieds et de ses mains percés et déchirés!... O0 Mère aflligée, vous demeurâtes là brisée par la douleur, debout cependant, et immobile pendant trois heures ! heures infinies !... Quelles tortures, maintenant, pourraient être comparées à vos tortures ?.. La Passion de votre Fils n’a-t-elle pas été votre Passion? ses souffrances, vos souffrances, au’ at qu'une créature pouvait souffrir comme uu Dieu? Vous n’étiez pas seulement près de la croix... Oh! ne peut-on pas dire que vous étiez sur la croix... que votre cœur y était attaché, et que

cest là que vous avez senii les angoisses, les clous, les

épines de sa couronne... O vous qui passez par le che-

min, regardez et dites s’il est une afiliction semblable

à celle de Marie !... Il v avait vraiment deux victimes

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