A TE A PR
l'horreur du vice, l'amour de la vertu, la force dans la tentation, et un amour de Dieu constant et généreux.
La Passion est le chef-d'œuvre de la charité de Jésus-Christ envers nous. Efforcons-nous, avec sa grâce, de lui témoigner quelque retour, en endurant avec patience ce que nous pouvons avoir à souffrir, fussent même la confusion et r’ignominie, méritées ou non. Faisons mourir en nous la propre volonté et l'attachement désordonné à soi-même. Que jamais ce vice ne s'empare en nous de la place que Dieu seul doit y posséder par sa grâce,et qu'il n'introduise pas dans notre intérieur son esprit à la place de celui du Christ.
0 Seigneur, aidez-nous à faire mourir la mauvaise nature et l'esprit d’orgueil, afin que votre très sainte volonté règne seule en nous.
1° Poixr.—Oh ! puissions-nous nous pénétrer des grandes lecons qui sont écrites sur le corps crucilié de Jésus !
La 1", c'est la pauvreté volontaire. Nu sur la croix, il était pourtant le Dieu de toute maguificence et de toutes richesses.
La 2', c'est une charité parfaite. — Il a voulu se charger des péchés de tous les hommes, même de ses ennemis, et être crucifié entre deux voleurs.
La 3:, c’est la surabondance de sa miséricorde, dans le pardon du larron, qui, sur sa croix même, avait commencé par l’insulter.
La 4, c’est une obéissance pieuse et parfaite. C'est elle qui l’a cloué à la croix. Bille lui a fait rendre son âme à son Père en inclinant la tête, avec la dévotion jointe à l'obéissance.
divine, convoiti Dieu, se avec ur douleur
Notre Nous l’o dieux p que nou nature « Jésus-Ch voie, pot transforn licesspir l'épreuve
s ce seul dans rist.
aise ante
‘des
icilié
r la
ence
ans
La 5°, c’est le respect et l'affection. A l’agonie, il a recommandé sa sainte Mère à son disciple bien-aimé.
La 6’, c’est la patience ! Pas même une pensée d’amertume à l'égard de ses bourreaux. Purdonnezleur, mon Père, car ils ne savent pas ce qu'ils font, a-t-il dit.
La 7°, c'est une fermeté inébranlable. Il n’a vouiu laisser sa croix qu'après y avoir laissé la vie, au milieu des ignominies et des plus horribles souffrances.
La 8', enfin, c’est une leçon de prière continuelle. Jésus-Christ pria tout le temps qu’il fut sur la croix.
(Prières, sentiments, résolutions... afin d'obtenir de se rappeler sans cesse les leçons du Crucifix, et de les mettre en pratique.)
IIT° PoinT.— Vous êtes morts, et votre vie est cachée en Dieu avec le Christ.—Pas de sainteté ou de vie divine, sans mort en Jésus-Christ, aux vices et aux convoitises ; sans volonté sincère de tout souffrir pour Dieu, sans prendre modèle sur lui, et tâcher d’imiter avec une patiente résignation, sa Passion et ses douleurs.
Notre-Seigneur est devenu homme pour nous.— Nous l’offensons si nous ne nous appliquons à devenir dieux pour lui. Cela ne peut se faire qu’en autant que nous cachons notre nature humaine dans sa nature divine, de manière qu’en copiant la vie de Jésus-Christ, la nôtre devienne divine, et qu'on ne voie, pour ainsi dire, plus rien en nous que Dieu. Cette transformation se fait non pas par les douceurs et les délicesspirituelles. mais elle demandede l’abnégation dans l'épreuve, de la fermeté et de l’humilité, lorsqu'on est
surtout l’objet d'accusations fausses, qu’on nous prête des intentions que nous n'avons pas; qu’on imagine contre nous toutes sortes de suppositions mal fondées. Restons inébranlables en souffrant, nonseulement de la part des hommes, mais encore de Dieu ; par exemple lorsqu'il nous envoie des peines, qu’il nous prive de ses consolations, et qu’il semble sourd à nos gémissements, et ne vouloir accorder aucun soulagement à nos peines, aucunes consolations à nos douleurs. C’est alors que nous devons surtout nous cacher dans la nature divine de Jésus-Christ, rester inébranlables, en répétant cette parole de Jésus-Christ: Que votre volonté se fasse et s'accomplisse en moi.
Nous ne pouvons nous plaindre de rien, quand nous considérons le Verbe éternel abaissé dans la prison et le limon de notre nature, lorsque nous considérons ses souffrances, dès son enfance, ses humiliations, et tout ce qu'il a enduré, durant sa Passion, de la part des princes des prêtres, des soldats, des valets, eic. ; lorsque nous contemplons la clarté de l’éternelle lumière méprisée, tournée en dérision et couverte d’ignobles crachats. Suivons-le plutôt dans le chemin qu’ilnous a tracé. Efforçons-nous d'entrer par la porte étroite, car la voie qui conduit à la perdition est large et spacieuse, et beaucoup, hélas ! la suivent.—1l faut savoir se renoncer dans les peines, quelles qu’elles soient, considérant que Jésus a souffert pour nos péchés, comme s'ils eussent été les siens, et qu’il nous a donné ses œuvres, comme si elles étaient nos œuvres. Nous en jouissons, nous les possédons comme les nôtres, avec leurs mérites. |
fassion:
Seignet droit d’ Dieu pc Hah
Il & véc misère « sa maje: