II: Po son hum sons et n jusqu’à
O Seigneur, faites-nous mourir parfaitement à nousmêmes en vous. Donnez-nous l’insigne grâce de bien
: comprendre et de suivre les sublimes principes que : nous venons de méditer.
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Le POUR LE SAMEDI SAINT.
de MÉDITATION.
la Le PoinT.—1[! faut mourir e! cacher sa vie en Dieu avec en le Christ.— Point de vie vraiment sainte et divine sans tre cela. Pour avoir la vie en Dieu, il faut mourir en
Jésus-Christ aux penchants et convoitises de sa nature gâtée par le péché originel. 11 faut se renoncer et avoir une volonté sincère de souffrir pour Dieu les choses qui contrarient le plus nos désirs et nos aspirations propres.
Il faut accomplir les œuvres que Dieu veut que nous fassions, en gardant une sainte patience.— Si Notre- Seigneur est devenu homme pour nous, n’a-t-il pas droit d'attendre de chacun de nous que nous devenions Dieu pour lui?
Il a habité dans notre ature avec sa nature divine.
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Il a vécu sur la terre comme un homme, souffrant la LD misère dès son enfance, et cachant dans notre nature ra sa majesté de Dieu. " a
1° Poinr.— Cachons, nous aussi, notre nature dans LS son humanité unie inséparablement à sa divinité. Pas- l'a sons et montons par sa nature humaine, pour atteindre l
jusqu’à sa divinité, afin d’y ensevelir nos faiblesses, A
CONSACRÉ, sas, dés
ét de ne plus rien laisser voir en nous que Dieu.— Mais gardons-nous de penser qu’il suflise, pour cela, de faire paraître de la douceur de paroles, des manières ” spirituelles, de beaux dehors de vertu, de faire parade de spiritualité. Gardons-nous même de faire consister hos prétendus progrès spirituels dans de tendres et délicates faveurs divines. Non, non ; la vraie vertu, le progrès réel consistent à apprendre, à l’école du doux Sauveur, à être résignés et fermes, même dans le cas d’accusations fausses et injurieuses à la bonne opinion qu'on peut avoir de nous. Ils consistent à sup- __ porter patiemment le mal qu’on pense ou qu’on dit de nous,et à rester inébranlables, lorsqu'on nous retranche toute condescendance et jouissance, et lorsqu'après avoir toujours voulu bien agir, nous voyons nos actions . mal interprétées, et l’objet de snppogsitions imagi- | aires. — (Cet enseignemeut de silence et d’abnégation regarde les cas où l’on a seul à souffrir, mais non les circonstances où son silence peut nuire à l’Église, au corps dont on fait partie, etc., etc.) Si le bon Dieu lui-même nous envoie des peines, nous prive de ses consolations, semble ne pas nous | écouter, fermer ses yeux et ses oreilles sur nos peines, nous abandonner comme il abandonna Jésus en croix, souffrons ses saintes rigueurs avec abnégation. C’est
, SÉPUL alors qu’il faut nous cacher dans notre Sauveur, et ( ‘demeurer humblement soumis, en ne cherchant de ! secours que dans limitation de la grande victime. Que I" P votre volonté, à mon Père, se fasse et s’accomplisse en le soir moi. corps d Il° Pornr.—Élevons-nous au-dessus de la vertu se JOIg:
positio:
même, et ne donnons notre attention qu'à plaire à Dieu, et à opérer avec lui l'union de nos âmes, de nos esprits, de nos cœurs, de nos actions et de nos œuvres.
Méditons avec amour la doctrine du Rédempteur proclamée dans les Æuit Béatitudes. C’est le code des chrétiens, et des âmes religieuses, surtout.—Méditons Jésus-Christ, sa vie et sa Passion, et nous apprendrons à ne nous plaindre de rien. Rappelons-nous ses abaissements et les dérisions, les moqueries dont il a été l'objet ; méditons le mépris que l’on a fait de sa personne, glorifiée maintenant dans les splendeurs des saints, dans le séjour où éclate sa divine majesté ; — suivons-le sur la route du Calvaire ; contemplons en lui la clarté de l’éternelle lumière, tournée en dérision, etc. ; et faisons comme un bouquet de myrrhe des amertumes de notre miséricordieux et amoureux Sauveur ; attachons-le sur notre cœur reconnaissant et suivons-le par les souffrances volontaires dans la voie qu’il nous a tracée pour aller au ciel.
SAMEDI SAINT (secundo),
SÉPULTURE DE N.-9. JÉSUS-CHRIST DANS LE SÉPUL- CRE ET DANS LE CŒUR DU COMMUNIANT.
1°" Pornr.—Joseph d’Arimathie (homme riche), sur le soir du jour du crucifiement, obtint de Pilate le corps de Jésus. Nicodème, disciple secret du Sauveur, se joignit à Joseph d’Arimathie, apportant une composition d'environ cent livres de myrrhe et d’aloès.
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