‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 17 sur 204 · RES · texte numérisé non relu

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elle les a institués. Voici, en peu de mots, les devoirs et les motifs sur lesquels ils sont fondés :

1° Les Quatre-Temps sont des jours de pénitence, Pendant ces jours, l’Église se dépouille de ses ornemenis de joie, pour prendre ceux de deuil et de pénitence. Elle suspend la plupart de ses cantiques et de ses chants d’allégresse, et les remplace par des prières et des supplications tout animées de l’esprit de douleur et de componction. Elle joint à cela des pratiques propres à mortifier l’esprit et la chair. Ces pratiques sont surtout celles de la prière, de l’abstinence et du jeûne. La prière, cet humble sacrifice des lèvres et du cœur qui pénètre les cieux, attire les grâces du repentir et du pardon: Oratio humiliantis se penetrat nubes et non descendet, donec Dominus aspiciat.

2° Ce sont des jours prescrits par l'Église. Les exercices de pénitence de ces saints jours sont des devoirs réels, des obligations étroites, et non de simples conseils, ni des œuvres de surérogation, et tous les chrétiens y sont assujettis, selon leurs forces et leur situation.

3 Les Quatre-Temps, quant à leur origine, remontent probablement aux temps apostoliques, puisque selon le principe de saint Augustin, quod universa tenet E’cclesia, nec conciliis constitutum, nec a Patribus sancitum, sed semper retentum est, non nisi auctoritate apostolica traditum rectissime creditur.

4° Les Quatre-Temps sont assignés aux mercredi, vendredi et samedi d’une même semaine, parce que les mystères douloureux de la trahison, du crucifiement et de la sépulture du Sauveur, ayant été opérés

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es devoirs pareils jours, l’Église espère que le souvenir touchant de ces augustes mystères deviendra pour ses enfants un nouveau motif de douleur et de mortification.

5° La tradition, après saint Léon, assigne trois fins principales de l’abstinence des Quatre-Temps. La première pour expier, par la pénitence, les fautes commises dans chaque saison et prévenir les chutes à venir ; la deuxième, c'est pour demander à Dieu la conservation des biens de la terre et le remercier de ceux qu'il a déjà donnés; la troisième, c’est pour

pénitence, ses ornet de péniques et de es prières le douleur ques proques sont lu jeûne.

du cœur MS prier le Seigneur de donner à son Église des ministres pentir et MS selon son cœur, puisque c’est alors que se font les ores et non @Æ dinations.

1° Expiation des péchés, fautes, infidélités... Pen- Les exer- Æ chants flattés. .. Grâces perdues... Bons mouvements, s devoirs M inspirations saintes, pieuses résolutions étouffées et les con- ÆS sans effet... Sacrements reçus sans fruit et sans les chré- M$ piété... Devoirs négligés... Enfin, péchés contre ur situa- ÆS Dieu, contre le prochain et contre soi-même. 2° Conservation des fruits de la terre... Demande , remon- et remerciements... Prescription faite par Moïse aux puisque Æ Israélites, au nom du Seigneur, de jeùner, prier, universa ME l'aire l’aumône, au commencement de chaque saison, Patribus A en action de grâces pour les biens reçus, et pour en ctoritate À solliciter de nouveaux... La même prescription a été continuée par les Apôtres, comme l’atteste saint Léon. ercredi, ‘ Ne serait-il pas honteux, dit ce saint pape, pour rce que des disciples de Jésus-Christ, de se laisser surpasser en rucifie - reconnaissance par les eafants de Jacob ? Nos besoins opérés ne sont-ils aussi pressants que les leurs?” Imitons

donc leur gratitude et leur ferveur. Deinandons le pardon de nos fautes, et les biens temporels et spirituels nécessaires à notre salut.

3° Demander à Dieu de bons ministres.—Zt erat pernoctans in oratione, et elegit duodecim, dit saint Luc. Ainsi doit faire l’Église, dans l'élection et l’ordination de ses ministres... Aussi, les Apôtres firent-ils précéder de la prière et du jeûne l'élection des sept diacres (Act. des Apôtres), et, quelque temps après, l’ordination de Paul et de Barnabé : T'unc jejunantes et orantes imposuerur.t eis manus. Ce futà Antioche. L'Église a constamment et invariablement conservé cette pieuse pratique, au ternps des ordinations.

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