‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 181 sur 204 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

oureuse-

éditions Oposé, — s ardem-

les nourervis par banquet, de Dieu s et S'y

incorpore, la chair et le Sang de Jésus-Christ nous unissent et nous incorporent à lui. Ce grand festin est l'achèvement de l’ineffable mystère de la rédemption du genre humain.

Sous peine de n'avoir pas la vie en nous, nous devons participer à ce grand festin. Mais, pour des religieuses, il n’est besoin ni de précepte formel, ni d'invitation et d’exhortation pressante. L’Eucharistie est ce qui attire leurs âmes : c’est leur aimant... leur pôle... leur soleil. Elles y trouvent l'attrait de leur esprit, le bonheur de leur cœur, la vie de leurs âmes et la joie de leurs sens. Elle attire et satisfait toutes leurs facultés. Leur cœur et leur chair s’y réjouissent dans le Dieu vivant. Cor meum et care mea exultaverunt in Deum vivum.

Pour apprécier la grandeur du don de l’Eucharistie, pour des religieuses surtout, celles-ci n’ont qu’à se rappeler ces âmes si pures, si ferventes de tous les siècles, dont elles contemplent avec admiration le: sublimes vertus, qui les jettent dans le ravissement. Or, ces vertus, presque inimitables, de tant de vierges surtout, ont été puisées par elles dans la participation fréquente du corps de Jésus-Christ. C'était à la table sainte que, durant les anciennes persécutions, tant de jeunes filles venaient s’armer du courage héroïque qui les faisait triompher de tous les supplices. De l'autel, elles volaient au martyre !

Longtemps avant le bienfait de cet admirable festin, il semble que Jésus-Christ nous pressait déjà, par la bouche du Sage (Prov., IX, 5), de répondre à son invitation, en nous criant: Wenite, comedite panem meum,

et bibile vinum quod miscui vohis.—‘* Venez, mangez

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mon pain, buvez le vin que je vous ai préparé.” — Et, li il ne s’est pas contenté de réaliser le grand prodige Le de l’Eucharistie, mais il invite, il presse les hommes À de profiter de son amoureux bienfait. Il veut qu’ils le le reçoivent dans son sacrement. Il promet la vie éter- Es nelle à ceux qui le recevront. Etil menace de la perte ! de la vie (de l’âme) ceux qui ne mangeront pas la chair LE du Fils de l’hoinme.

Le Aussi bien, la nourriture eucharistique prise fréré quemment et habituellement, nous change-t-elle et le nous réforme-t-elle peu à peu.—Peu à peu, elle nous [a imprè ne de ses qualités, fait une impression durable Es dans l’âme, en chasse tout ce qu’il y a d'impur, ia is pénètre des vertus qu’elle contient, la transforme en pi Jésus-Christ. Elle donne sans cesse. une nouvelle (; vigueur, et augmente dans l’âme les principes de la vie.

Ile PorntT.—Les religieuses doivent tra iller à arrisl ver à la perfection. La sainte communion est le motif F1 le plus puissant pour y tendre, et le moyen le plus efficace de l’obtenir. La fréquente communion excite | vivement à s’en rendre de plus en plus digne. Elle esi un grand encouragement, et un frein qui soutient h contre le mal. Elle est un aiguillon qui pousse au |: bien, qui excite la vigilance, et qui ranime la ferveur. |. Elle porte à s’adonner à la prière ; elle chasse de | l'âme tout ce que Jésus-Christ y verrait avec dé-

plaisir.

(i Communiez souvent, vierges du cloître. L’adorable [in sacrement perfectionne les dispositiens qu'il exige

va pour sa réception, et il augmente les vertus qu'il

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demande. S’il vous oblige d’être pures, c’est pour

angez Et, vous rendre plus pures encore. Une bonne commurodige nion est une préparation à une autre meilleure. Elle mines y prépare les dons célestes qu'elle y répand, elle y ils le attire par les saints désirs qu’elle excite... Pour augo'étér- menter votre goût pour la nourriture eucharistique, a perte allez souvent au céleste banquet. Vous y puiserez et a chair rassasierez tout à la fois, avec délices, votre faim et votre soif spirituelles. Votre désir satisfait excitera en ise fré- vous un désir nouveau. Rassasiez-le de nouveau, et elle et il deviendra de plus en plus ardent, à mesure qu’il le nous sera contenté. | durable Mais on comprend que la tendance à acquérir une npur, ia vertu, non cœigée pour la communion ordinaire, doit orme en aller jusqu’à aspirer à la sainteté de conseil et de pernouvelle fection, pour les communions de plus haute piété, en dë laivie. religion. LL sà'arri- O Jésus, qui nous avez aimées dès le commencet le motif ment, dans notre vocation au saint état religieux, n le plus veuillez nous aimer jusqu’à Ja fin, et porter notre on excite amour jusqu’à ses dernières limites, en nous embrane. Elle sant des désirs d’une innocence et d’une pureté de : soutient cœur croissante, afin de pouvoir répondre à cette ousse au faveur imiaense, d’être invitées par vous à participer ferveur. si souvent à votre beau et grand festin, pour nous y hasse de nourrir de ce mets céleste: votre chair adorable, aveë”dé- —ety boire votre Sang divin !... O sainte Communion où nous mangeons la divine Manne ! le Pain descenadorable du du ciel! le Pain des Anges ! soyez toujours notre 1 exige force et notre consolation. Opérez la transformation rtus qu'il de nes âmes. Faites-nous sentir l'efficacité du Sang

qui fait germer les vierges !

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