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des cieux. En quoi cette justice était-elle donc Vote" tueuse ?
Les pharisiens priaient beaucoup, ils faisaient de grandes aumônes, jeûnaient, et enfin étaient pleins de prosélytisme. Mais, aussi, leur justice était-elle toute d’apparat. Ils aimaient à être vus, loués et admirés. : Intérieurement, ils avaient des vices, et les cachaïént, par hypocrisie, sous une belle apparence envers Dieu, envers les pauvres, et par une prétendue sévérité envers eux-mêmes. Tout était extérieur chez eux. A l’observation des commandements de Dieu, ils substi-
tuaient assez volontiers celle des traditions humaines.
Votre vertu, votre justice est-elle animée d’inten- Æ fenc tions pures, exempte de motifs d'intérêt, d'amour de Æ inju l'éclatet du désir de l'admiration ? Est-elle heureuse Æ bles de la vertu des autres, et sans jalousie de l'estime que KE men l'on nourrit d’eux ? actic
La vraie vertu doit avoir pour support la pureté Æ Conf d'intention, qui la sépare de la vanité pharisaïque. P Elle travaille pour Dieu, et non pour elle-même etf lant dans un but de profit mercenaire. ajou
La vraie vertu trouve son bonheur dat son objetE ‘‘ ra même. Elle aime Dieu, et ce divin objet lui tient lieu Æ “ vo de récompense. Elle goûte Dieu parce qu’elle le trouveR “ d': aimable. C’est pourquoi elle ne cherche que lui, elle neË “ re: se plaît qu’en lui; il lui suffit à lui seul. Aimer Dieu Ai parce que Dieu plaît, c’est la perfection de l’amour. et res
O mon Dieu, faites que je sois vertueuse et que jeR Dieu, vous aime de la sorte, sans retour sur moi-même, à se I
mais comme une épouse qui trouve en vous l'attrait suprême de son amour.
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“II Ponr.—Jésus-Christ a proscrit la colère et la, haine. ‘‘ Et moi je vous dis (ce sont ses paroles) que ‘quiconque se mettra en colère contre son frère ‘* méritera d’être puni,” — et il-proclame le degré de châtiment que mérite chaque éclat ou chaque conséquence de la colère.
Notre-Seigneur nous défend d’entretenir dans notre cœur rien de contraire à la charité fraternelle, le mépris, l’aversion, l'envie, l’aigreur, les ressentiments, tout mouvement de colère et de vengeance. Examinons bien notre cœur sur ces sentiments... Dans nos paroles et nos actions. Notre-Seigneur défend les emportements, la colère, la médisance, les injures, les railleries offensantes, et tout ce qui peut blesser et contrister’le prochain, et lui faire injustement tort. — Examinons-nous sur nos paroles et actions, afin de bien régler là-dessus notre conduite conformément à la sainte charité.
Poursuivant toujours la passion de la colère, et voulant l’étouffer et en réprimer les maux, Jésus-Christ ajoute : ‘‘ Si offrant votre présent à l’autel, vous vous ‘ rappelez que votre frère a quelque chose contre ‘ vous, laissez votre offrande devant l'autel, et allez ‘€ d’abord vous réconcilier avec votre frère, et vous *“ reviendrez après cela offrir votre présent.”
Ainsi, on ne peut se mettre mal avec son prochain et rester bien avec Dieu ; et pour se mettre mal avec Dieu, il n'est pas nécessaire d’avoir des torts énormes
à se reprocher envers ses frères. —Le caractère religieux, par lui-même, suffit pour obliger à vivre avec une douceur et une charité plus qu'ordinaire, et à
éviter de rendre aucun mauvais service au prochain, et de lui faire ou de lui procurer aucun mal.— Retour sur les sentiments de son cœur, sur ses paroles et sur ses «ctions.—Prier le doux et miséricordieux Jésus de nous accorder la grâce d'imiter sa divine donceur, et de fuir tout ce qui sentirait une humeur et une conduite brusque et chagrine.
VIe DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE,
Nore.—L'Évangile du 6° dimanche après la Pente-
côte est très semblable à celui du 1° dimanche du Carême. Il présente de même un miracle de multi- K me plication de pains.--(Voyez la Méditation sur le 4° E et € à dimanche du Carêmne ci-devant.) Le sujet de ces K con :] deux méditations étant : ‘* Le grain de sénevé,” on Ê des [' peut méditer, durant la semaine, sur les sujets sui- R leu j vants, savoir : la fidélité dans les petites choses ;—le Æ de À danger des petites fautes ;—l’obéissance aux inspira- R Les je | tions et premières grâces ;—enfin, l'opposition aux £ tres d premiers commencements des passions en général. [1 à | E ran | À | tou; à | Vils DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE. tien À | SUR LES FAUX PROPHÈTES. y Juge +“ Gardez-vous des faux prophètes, E perf Vous les reconunaîtrez à leurs fruits.” Æ laiss (ÉVANGILE DU JOUR.) deh.
le" PrécLune.—Écoutons Jésus-Christ nous mettant en garde contre les faux prophètes.
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chain, Retour et sur x Jésus onceur, ne con-