‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 190 sur 204 · PARABOLE DU PHARISIEN ET DU PUBLICAIN · texte numérisé non relu

PARABOLE DU PHARISIEN ET DU PUBLICAIN

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I Poinr.—‘* Notre-Seigneur, voyant quelques persounes qui présumaient d’elles-mêmes et dé leur propre justice, et qui méprisaient les autres, leur dit cette parabole : Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, étant debout, priait ainsi ‘ en lui-même :-Mon Dieu, je vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, etc., ni tel que ce publicain.. Je jeûne deux fois la semaine : je donne la dîime de tout ce que je possède. Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n'osait pas même lever les yeux au ciel, mais il se ‘€ frappait la poitrine en disant: Mon Dieu: avez pitié de moi qui suis un pécheur. Je vous assure ‘“ que celui-ci s’en retourna chez lui justifié, et non pas l’antre ; car quiconque s'élève sera abaissé, et ‘ quiconque s’abaissesera élevé.” (Luc, X VIIT, 9, 14.)

Cette parabole est féconde en enseignements. On y voit, d’un côté, le portrait de l’orgueil, et de l’autre, le portrait de l'humilité... Comme le pharisien, une personne orgueilleuse a souvent à la bouche ses propres louanges... Elle est pleine d'elle-même... Ælle ne voit pas la laideur de ses défauts... Au contraire, une personne humble et juste, figurée par le“bublicain, s’estime moins que son prochain... Ses défauts lui apparaissent même plus graves qu'ils ne sont. Tant s’en faut qu’elle conçoive du mépris pour per-

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sonne... Loin de chercher l'éclat, elle travaille principalement à l’intérieur de son âme; elle cultive les vertus qui rendent saint, comme la foi, l’espérance, l'humilité, la patience, etc., et non pas celles qui peuvent frapper les regards.

Il Point. — Ici, faisons quelques réflexions sur nous-mêmes. Peut-être y a-t-il en nous une orgueilleuse estime et préférence de nous-mêmes. L'orgueil et la vanité sont des défauts si communs! Pour nous en préserver, observons le publicain, et rapprochonsnous de ses sentiments. Craignons la justice de Dien et nous prierons humblement. L’abaïssement convient à la prière. Prenons-y une attitude de respectueuse humiliation, surtout devant l’auguste Sacrement et devant Jésus-Hostie.… Notre esprit doit se gouverner par la considération de la présence de Dieu, qui remplit tous les lieux de sa puissance et de sa majesté. Pour nous connaître nous-mêmes, descendons, le

flambeau de notre foi et de nos devoirs à la main, si dans le fond de nos consciences, et scrutons-en les if coins et recoins sous le regard de Dieu. Les reli- ‘18 vieuses surtout, doivent admirer et aimer à nourrir “hi en elles les dispositions du publicain. Elles doivent v u bien songer : toute présomption et ostentation doivent 6

leur être en horreur. Car elles auront à répondre à €. Jésus-Christ si elles ont pratiqué la vertu au dedans fi d’elles-mêmes ; si elles ont été douces et humbles 2: dans leurs cœurs ; si elles ont renoncé à elles-mé- € mes ; si elles ont porté la croix tous les jours de Jeur M vie; si elles ont pardonné religieusement ; si leurs &

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#blessant la charité fraternelle ; enfin, si elles ont eu A'esprit de Jésus-Christ, sans lequel on ne peut lui xappartenir. © Seigneur, faites que nous retenions “bien;,:et que nous mettions en pratique la sainte doc- .trine énoncée ici. Expression de sentiments. Réso- ‘lutions et bons propos.

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