‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 30 sur 204 · QUATRIÈME MÉDITATION (20 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME MÉDITATION (20 DÉCEMBRE

‘* O clef de la maison de David, sceptre de la maison d'Israël, qui ouvrez sans que personne puisse fermer, et qui fermez sans que personne puisse ouvrir, venez, et tirez de prison le captif qui est assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort.”

Ces mots clef et sceptre sont figuratifs, et désignent la souveraine puissance et la Suprême autorité. La véritable maison de David et d'Israël, c’est l’Église. L'autorité, le pouvoir désignés dans l’antienne 0 clavis, ne sont autres que la royauté de Jésus-Christ et sa puissance suprême, et c’est le peup: chrétien qui forme son royaume. Heureux les hommes qui reconnaissent sa puissance et qui apprécient le bonheur de vivre sous son gouvernement. Malheur à ceux qui secouent son joug doux et aimable ! Ils sont les esclaves de Satan.

4 PoINT.— L'empire de Jésus-Christ sur son Église. Le Messie a recu la clef de la maison de David. Il ouvre et personne ne ferme, il ferme et personne n’ouvre. Jésus-Christ appelle seul qui il veut, gratuitement, dans son Église, par sa grâce miséricordieuse. Il m'a appelé, moi, il m’a donné la foi, la vocation et

tous les dous que l’Église distribue. O bienfait! à

sujet de reconnaissance et d’actions de grâces! Tant d’infortunés sont encore plongés dans les ténèbres de l’infidélité et assis à l’ombre de la mort !

au m c'estoncti Avec facile de I qu'il

re lui Jésus-Christ gouverne son Église, rien ne s’y fait que par lui et sous son autorité. Le Pape, les Évêques, etc., sont ses représentants. Lui, il est le chef invisible : il y est toujours présent, parlant, instruisant, cor-

rigeant, éclairant par les pasteurs. O mon Sauveur et

D d'Is- mon maître, donnez-moi toujours la docilité d’un vrai orme enfant envers ma mère la sainte Église qui me gouts verne sous vous.

2° PointT.—L'empire de Jésus-Christ sur nos âmes. Jésus-Christ règne sur le cœur de l’homme en le fernent mant au péché, et en l’ouvrant à la vertu. Malgré que , La le cœur humain soit naturellement ouvert au mal, glise. exposé aux incursions et aux ravages des passions, ) cla- cependant les cœurs d’une infinité de personnes sont et sa inaccessibles à tout désir volontaire et à toute affection 1 qui contraire à la vertu et à l'innocence. Oh! c'est que econ- Jésus-Christ règne sur ces âmes, et les ferme au mal. r de Faites la même faveur à mon propre cœur, Ô mon qui souverain dominateur. Fermez-le au plaisir sensible laves du péché ; ouvrez-le à l’amour de la perfection et de l'esprit de sacrifice qui peut m'y conduire. Fermez-le lise. à tous les désirs et à toutes les satisfactions contraires d. Il à la sainteté de mon état.

onne Jésus-Christ ne se contente pas de fermer nos cœurs atui- au mal : il les ouvre aussi à la piété, par la grâce; use. c'est-à-dire par une lumière qui les éclaire, par une net onction qui les fortifie, par une chaleur qui les entraine. it! Ô Avec cette grâce, tout ce qui est bon et bien pénètre Tant facilement dans l’âme. C’est là la condition des élus

s de de Dieu Faites que ce soit aussi la mienne. Faites

qu'il me suffise d'entendre parler des charmes de la

vertu, de la nécessité de l’humilité, des douceurs et des amabilités de l’innocence et de la pureté, des délices de la prière et du recueillement, du silence et de la solitude, etc., pour en être tout pénétré et enchanté, etc.

3° PoinT.—La puissance de Jésus-Christ pour briser nos chaînes. Les prisous et les cachots n’ont rien de comparable à l’état dans lequel se trouvait le genre humain avant la venue du Messie, plongé qu’il etait dans l’ignoble esclavage du péché. Dieu eut pitié de cet état, et le mystère de la Rédemption fit tomber ses chaînes et le rendit à la liberté. Mais l’homme peut encore reprendre ses vils biens. Il peut encore s’enfoncer dans l’abime de boue du péché. Et, en effet, j’aperçois, hélas! partout des esclaves dans le monde. Et moi, à qui dois-je le bonheur de la liberté: dans laquelle je me maintiens ? C’est à votre grâce, mon doux Sauveur ; c’est à la puissance miséricordieuse que vous exercez à mon égard. Sans elle, je serais retourné à la servitude. Oh ! comment acquitterai-je ma reconnaissance pour un si grand bienfait ? Je contribuerai autant que je pourrai au salut de mes frères; je me ferai réparateur et victime; j'offrirai pour cela au ciel mes faibles œuvres, en union avec le Sang précieux de la divine victime, du céleste Réparateur. Oh! bon Sauveur, affermissez ma détermination, en ne cessant jamais d'exercer sur mon cœur votre empire absolu en le fermant pour jamais au mal, et en l’ouvrant pour toujours aux goûts et aux délices de la vertu.

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