LES CONSOLATIONS DE LA CRÈCHE
3° Comme Jésus, par la pauvreté de sa crèche,
apporte de la joie et de la consolation aux infortunés
enfants d'Adam ! L’immense majorité était dans un état de pauvreté, souffrance, humiliation inconcevable, lors de sa naissance. Il se rapproche d'eux. Il dédaigne le cortège des grandeurs, des richesses, de a puissance, afin de ne pas abattre ni consterner Îles Ipauvres par l’éclat de la grandeur et de la gloire.
Pour prêcher plus eflicacement l'humilité, la douceur, la pauvreté, les souffrances, il en a donné l'exemple, la plus persuasive de toutes les leçons. —Jésus eût-il préféré les richesses, la gloire, la puissance, son exemple eût irrésistiblement porté l’homme à limiter, quand même il eût magnifiquement exhorté à la pratique contraire...Dans sa sagesse, il n’a pas voulu naître riche, glorieux, puissant.—Son choix devait avoir tant d'influence. Il a choisi l’humiliation, la pauvreté. Ilen a ainsi porté un jugement favorable...Il a fait ainsi comprendre que le véritable bonheur s’y trouve, et il a détruit dans le cœur de l’homme, le principe d’une excessive agitation et inquiétude, pour arriver à la richesse, —à la puissance, —à la gloire... Famille humaine, condamnée aux privations, aux larmes, aux souffrances, livre-toi à la joie, entoure la crèche de ton Sauveur.
Maintenant quiconque est condamné à la pauvreti, à l’humiliation, aux douleurs, peut se consoler : il est semblable à son Dieu incarué. Ambition, avarice, amour des richesses, de la gloire, Jésus vous a couverts de défaveur.…
La crèche est donc bien éloquente. Elle prêche la miséricorde de mon Sauveur, qui a guéri mes plaies, soulagé mes maux. Le remède, il l’a placé dans ses langes, dans sa crèche.
Ce
jer
saint > ] défen, ennen Jérus:
3° 1 apprei veur j le bon Étienn proch entre | tyr, sa comm sente à loppé cortège laquell Étienn sécutio nroie :
tvre.
De 1 de faibl
un FÊTE DE SAINT ÉTIENNE.
. Il MÉDITATION.
, de ‘les Ce que cette fête nous offre à méditer.
1°" PRÉLUDE. — Se rappeler l’abrégé de la vie de lou- saint Étienne, premier martyr.
aple, 2e PRÉLUDE.—Se représenter vivement saint Étienne pré- défendant courageusement son divin Maître contre les nple ennemis de sa doctrine, puis trainé par eux hors de uand Jérusalem, et lapidé.
tique 3° PRÉLUDE.—0O intrépide disciple de Jésus, je veux aître apprendre de vous à demeurer fidèle à ce doux Saurtant veur jusqu’à la mort, et obtenir par votre intercession eté…. le bonheur d’imiter vos vertus.
a fait 17 Pornt.—Instruction à tirer du martyre de saint
Étienne. Il y a un grand enseignement dans le rapprochement que l’Église, inspirée de Dieu, a établi entre la solennité de Noël et la fête du premier martyr, saint Étienne. Il ressort de ce rapprochement comme une notion de tout le christianisme. Noël présente à notre contemplation un Dieu petit enfant, enveloppé de langes, couché dans une crèche, avec tout le cortège ‘des faiblesses et des peines de notre nature, à laquelle il a bien voulu s'unir. — La fête de saint Étienne nous offre le spectacle de la haine et de la persécution à laquelle ce saint et fidèle disciple a été en nroie : elle nous rappelle ses combats et son cruel marivre.
De la crèche, c’est-à-dire, de l’état d’humiliation, de faiblesse et de pauvretéstg-Dieu incarné s’est élancé
NEAS/ S
dans une carrière de larmes, d’opprobres et de douleurs, müäis qui aboutit à un trône où il est assis, dans une majesté divine, au plus haut des cieux. C’est de la gloire dont il jouit à la droite de Dieu son Père, qu'il se montre au premier martyr de son Évangile, au moment où celui-ci allait être traîné au supplice. ‘Je vois les cieux ouverts,” s’écria le courageux athlète, ‘‘et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu son Père.” (Act., V, 4.) Ainsi nous sommes élevés et ravis jusqu’au ciel, et nous pouvons y contempler le triomphe qui y attend saint Étienne, après les violences, le supplice et la mort qui lui sont infligés. Car ceux qui auront été associés aux souffrances de Jésus-Christ, seront aussi associés à sa gloire, comme le dit saint Paul. La carrière de l’héroïque disciple aboutit à un trône dans le ciel, comme celle de son céleste Maître. C’est là la récompense qui lui est assurée pour les peines qu'il a subies, et les vertus pour la pratique desquelles il est devenu l'admiration de tous les siècles.—Le vrai chrétien, l’âme vraiment religieuse trouve tout à la fois dans la vie et la mort du premier martyr de l'Évangile de Jésus-Christ, son modèle et son encouragement.
Qu'elle imite la foi, le courage, l'amour et la’ générosité de ce grand saint, et l'espérance la fortifiera au moment suprême. Le ciel lui apparaitra avec ses éternelles félicités...O Jésus, plein de reconnaissance de tout ce que vous avez fait pour mon salut, comme pour celui de saint Étienne, je veux comme lui vous payer de retour, par un amour vif, fort et constant, et par un inébranlable dévouement à votre service et à votre gloire.
oulans t de ère, gile, lice.
eux oite mes conprès sont oufoire, ique celle i lui ertus ation ment mort , son
énéifiera c ses ance mme vous tant, e et à
2° PoinNT. — Vertus offertes à notre méditation par saint Étienne. Saint Étienne était rempli de foi, c’est-àdire, qu'il avait une fni vive, agissante, parfaite ; une foi forte, constante, inébranlable. Il le prouva par une défense si hardie de la cause de Jésus-Christ, et en déployant tant de vigueur à confondre et à couvrir de honte ses ennemis.—Imitons-nous cette foi ? Embrassons-nous voloutiers, dans la pratique, les maximes et les devoirs qu'elle enseigne ? Croyons-nous aussi fermement au sein des ténèbres et de la tempête, que dans le calme et au milieu des lumières de la grâce ? La foi nous fait voir Jésus-Christ partout dans son Église...nous le montre-t-elle caché sous la personne des pauvres ? ' 4":
Saint Étienne était rempli de grâce: pur dans son corps, pur dans son âme. Aussi parut-il comme un ange dans la Synagogue...Les âmes pures ont un éclat, une splendeur, une beauté angéliques...Le péché rend les âmes affreuses. En quel état sont les nôtres ? Sontelles entachées d’orgueil, de vanité, d'envie, d'impatience, etc. ?
Saint Étienne était rempli de force. Voyez son courage à combattre, jusqu’au martyre...Et nous, peutotre sommes-nous pleins de làcheté, et remplis d’une excessive tendresse sur nous-mêmes... nous laissant facilement abattre par la moindre adversité. Saint Étienne supporta une grêle de pierres, sans faillir ! sommes-nous capables d’endurer, du moins, quelques paroles mortifiantes ?
Saint Étienne était rempli du St-Esprit, plein de charité envers Dieu et envers le prochain. Son amour.
pour Dieu alla jusqu'à lui faire endurer un cruel martyre. Son amour pour le prochain le fit prier pour ses bourreaux, au moment où ceux-ci l’assommaient à coups de pierres. Saint Étienne a été martyr de corps et de cœur, en souffrant la mort et en pardonnant à ses ennemis !... Ressemblons-nous à ce grand modèle? Avons-nous l'esprit de Dieu ? Pardonnons-nous volonfiers, ete.? O illustre saint, obtencez-nous un désir efficace d’imiter vos vertus.