‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 44 sur 204 · LES CONSOLATIONS DE LA CRÈCHE · texte numérisé non relu

LES CONSOLATIONS DE LA CRÈCHE

2° La vue d’un petit enfant que je sais bien être le Fils du Très-Haut, engendré éternellement dans les splendeurs de sa gloire, l'image de sa substance, sa sagesse, son Verbe, mon Sauveur et mon Dieu, remplit mon âme de joie. Ses langes me remplissent de coufiance. Ils me disent comment il a voulu prendre mes infirmités, porter le poids ne mes misères,

savourer l’amertume de mes douleurs. Ils me conso- 9° Co apporte

lent. Les faiblesses et misères d’un Dieu sont l’unique et souverain remède à mes faiblesses et misères. Pour sentir les peines des autres, il faut en avoir éprouvé de semblables. Jésus sait compatir à nos infirmités ; il en a fait l'expérience. Les langes de Jésus me consolent, ils me rappellent ses douleurs, et par conséquent sa compassion pour les miennes. Il a tout éprouvé : souffrances, peines. Il me soulagera, du ciel où il triomphe après ses douleurs et ses humiliations. Il me plaindra avec tendresse comme compagnon d’infortune, puisqu'il a voulu passer par les mêmes épreuves. Sa chair a été sujette à la douleur ; son corps, soumis aux incommodités de la vie ; son cœur a connu toutes les angoisses de l’agonie.

Il fera plus que me porter compassion, il guérira mes infirmités, il me fortifiera contre mes appréhensions el mes faiblesses, il me consolera dans mes ennuis et mes langueurs. Tous mes maux, il les changera en biens.

Les langes de mon Jésus, en m'indiquant ses infirmités, me donnent de la joie et de la consolation ; ses faiblesses sont et mes misères et ma grandeur.

0 langes, je vous aime, vous êtes ma consolation, mon espérance, vous m'attirez doucement et vous avez pour moi des charmes ; vous êtes le remède à mes maux ; vous êtes le signe par lequel je vaincrai mes ennemis, vous êtes le trophée de mes victoires.

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